January 31, 2018

Giuseppe Penone @ Gagosian Gallery, Genève

Giuseppe Penone: Selected Works
Gagosian Gallery, Genève
January 30 - March 23, 2018

A l’occasion de l’installation de « Idee di Pietra » à Gstaad, Gagosian présente une sélection de travaux de Giuseppe Penone à sa galerie de Genève.

Les travaux exposés révèlent le dialogue constant qu’entretient  Giuseppe Penone avec les surfaces et les modèles de la nature, allant des arbres et des vignes aux épines en passant par les montagnes, l’or et la chair. Alors que les dessins de Idee di pietra [Idées de pierre] représentent des petits rocs en équilibre au sommet de doigts tordus ou de branches d’arbres en traitant les concepts de pesanteur, de poids et d’équilibre, ceux de Propagazione [Propagation], inspirés des cercles concentriques des arbres, deviennent des métaphores de la mémoire et de l’identité. Dans ses sculptures Indistinti confini [Frontières indistinctes],  Giuseppe Penone transforme des parties d’arbres en bronze et en marbre en appliquant des procédés formels additifs et soustractifs à l’intérieur de formes organiques harmonieuses.

Pour Pelle del monte [Peau de montagne], des blocs extraits des carrières de marbre de Carrare retiennent une fine couche de saleté accidentelle, des insectes et de la matière organique. Tous ces travaux sont littéralement une tranche coupée transversalement dans la peau extérieure de la montagne, que  Giuseppe Penone sculpte ensuite pour révéler le «système vasculaire» de la pierre qui fait ressortir l’analogie entre celle-ci et la chair. Et dans Spine d’acacia - Contatto 16 maggio 2008 [Epines d’acacia - Contact, 16 mai, 2008], des milliers d’épines pointues attachées minutieusement sur une toile forment de subtiles zones et des vecteurs d’énergie. À la fois repoussante et attirante, chaque épine représente une terminaison nerveuse qui évoque la sensibilité de la peau lorsqu’elle est exposée à différents facteurs environnementaux.

Giuseppe Penone est né en 1947 à Garessio en Italie ; il vit et travaille à Paris et à Turin en Italie. Avec son œuvre multimédia qui comprend la sculpture, la performance et l’installation, il ausculte les processus involontaires que sont la respiration, la croissance et la vieillesse en estompant la différence entre l’être humain et la vie botanique, et donne forme à leur statut partagé de sculpture vitale. Acteur de l’Arte Povera, mouvement artistique apparu en Italie à la fin des années 1960 qui revendiquait l’utilisation de matériaux courants comme dimension politique,  Giuseppe Penone met en évidence les effets profonds des interactions entre l’homme et le monde naturel.

Le 9 novembre 2017, Germination, une installation permanente de  Giuseppe Penone créée pour le site du Louvre à Abu Dhabi, a été présentée lors de l’inauguration de ce musée.

« Giuseppe Penone: Idee di Pietra »: deux grandes sculptures érigées dans le paysage alpin de Gstaad en Suisse, sont visibles jusqu’au 30 mars 2018.

GAGOSIAN, GENEVE
19 place de Longemalle - 1204 Genève
www.gagosian.com

January 30, 2018

Donggeun Lee, Kwantaeck Park, Ji Hye Yeom @ Doosan Gallery New York

Donggeun Lee, Kwantaeck Park, Ji Hye Yeom: Tenacious Afterimage
Doosan Gallery New York
Through February 24, 2018



DOOSAN Gallery New York presents a group exhibition, Tenacious Afterimage. This exhibition is curated by 2015 DOOSAN Curator Workshop participant Hyejung Jang, and includes the work of artists Donggeun Lee, Kwantaeck Park, and Ji Hye Yeom.

An unknown thing contributes to our production of new images. In the past, people used to conceive and create an image out something as associating with old spoken stories, nature such as clouds and trees, religious sermons, myth, etc. Today, however, the media has become a powerful mechanism that provides a drive or threshold of imagination. Walter Lippmann (1889-1974), an American journalist from the early 20th century, wrote in his writing Public Opinion in 1922, that ‘because the world is too big and complex for us to experience it directly, humans form certain images of the world outside in their heads by recomposing it through limited information, that come from the media.

Now we form images through the media. However, we cannot be sure how close the image is to that truth. Because media is like an inserted medium, there is bound to be change, distortion and fabrication in between. And the transformed image often delves into our consciousness in an even more dominant and tenacious manner than its original and finally creates an another image. Tenacious Afterimage focuses on the ever more frequent and elusive transforming of the image this day when information is freely searched and collected on a personal level. Transforming not only connotes a negative notion of ‘change’, unlike in distortion, but also means to distance from its original meaning and can even connote positive changes. In this exhibition, the works by Donggeun Lee, Kwantaeck Park, and Ji Hye Yeom share critical attitude to the process of how the perceptions towards other countries and cultures, as well as historical events with limited knowledge are formed, distorted, and recomposed through the media. Based on the comprehension of the transformation of images that happened through the media, the three artists combine their experiences and imaginations to produce their own new images.

DONGGEUN LEE focuses on the outcome of imagination, produced despite the immense amount of information amidst us which makes us either blindly embody it or miss it altogether without having even recognized the information. Trace of Flight (2016), Memory of Ice (2016), and Collected Sky (2016) are his own Greenland created with the composition of collected information only through the Internet and books, and the artist’s longing and imagination of ‘Greenland’. As traversing across genres of painting, sculptures and installations, Lee explores the ‘freedom of imagination’ only possible through ‘lack of information’.

In his work Periphery of the Fact (2018), KWANTAECK PARK recomposed peripheral information, auto-associative search words, and images that obtained in the process of his Internet searching on the shooting down of Korean Airlines Flight 007 in 1983, which was the year he was born, and draws the recomposed words and images with transparent ink in the exhibition space. The mural drawings which visually manifest in parts with the help of a black light flashlight, show how information on a certain event selected and known by the major mass media is being expanded in an unexpected direction through social media and Internet search algorithms.

Through her video works, JI HYE YEOM intersects actual experiences with vicarious experiences acquired through media, blurs the boundary between, and makes us suspicious of what he has traditionally believed in. They Come, Swiftly, Stealthily (2016) demonstrates a similarity in between the essence of virus and media in the sense that they both intensify fear through invisibility. In addition, the ambiguous blurring between the direct personal experiences, recalled through the indirect experience via media. And A Night with a Pink Dolphin (2015) focuses on how the Amazonian tale is mutated and transformed of its meaning when it comes into the context of the various social mechanisms in operation today, such as globalism, capitalism, status and media.

DOOSAN Gallery New York 
533 W 25th St., New York, NY 10001
www.doosanartcenter.com

Le Corbusier, Musée Soulages, Rodez - L’atelier de la recherche patiente, un métier

Le Corbusier. L’atelier de la recherche patiente, un métier
Musée Soulages, Rodez
27 janvier - 20 mai 2018



Cette exposition s’ouvre quelques mois après la remise du prestigieux prix Pritzker aux architectes du musée : RCR Arquitectes. Aussi, il apparaissait évident de souligner le lien architecture / peinture qui compose aujourd’hui une partie de l’identité du musée, en programmant une exposition qui mette à l’honneur une figure incontournable de l’architecture du vingtième siècle, tout en proposant un projet qui – même s’il n’est nullement question de confronter Soulages et Le Corbusier - puisse trouver son équilibre dans la proximité avec les collections permanentes, ainsi qu’au sein du vaste vaisseau d’acier Corten qui va l’accueillir.


Le Corbusier
La cheminée, 1918
Huile sur toile
Signé en bas à droite Jeanneret, daté, exécuté en 1918
Au verso : "Ceci est mon premier tableau" / Octobre 1918 L.C. / et "la cheminée. 1918" / signé Jeanneret
0,60 x 0,73 m 
© Fondation Le Corbusier, Paris

Lors de la donation de ses œuvres à Rodez agglomération en 2005, Pierre Soulages a exprimé sa volonté que ce musée soit conçu comme un laboratoire. Dans cet esprit, le visiteur pénètre aujourd’hui au fil de son parcours différents espaces consacrés à des techniques variées : brous de noix, eau-forte, lithographie, sérigraphie, encre sur papier, huile sur toile, acrylique sur toile, travail du verre… Autant de techniques qui constituent les multiples facettes d’une quête en réalité unique et patiente autour de la lumière. Lorsque l’on fréquente les salles du musée, il apparaît rapidement que l’œuvre de Pierre Soulages ne peut s’entendre de manière séquencée – c’est-à-dire à partir d’une lecture chronologique, par techniques ou par formats – mais qu’elle acquiert au contraire sa force dans la somme des territoires plastiques et des expérimentations qu’elle convoque à l’échelle d’une vie. « C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche » dit le peintre. Son œuvre entier est fait de recherches, d’essais, d’expérimentations dont le travail de recherche pour Conques durant dix ans constitue certainement le paroxysme.

Le Corbusier
Le Corbusier
Nature morte aux nombreux objets, 1923
Huile sur toile
Signé et daté en bas à droite Jeanneret 1923
Au verso : Nature morte aux nombreux objets. Indépendants Jeanneret
1,14 x 1,46 m 
© Fondation Le Corbusier, Paris

Le Corbusier
Le Grand Ubu, 1949
Huile sur toile
Signé et daté en bas à gauche Le Corbusier 49
Au verso : Le Grand Ubu. 1949. Le Corbusier
1,62 x 1,30 m 
© Fondation Le Corbusier, Paris

Le Corbusier s’est également imposé très vite comme un chercheur. Architecte, peintre, sculpteur, urbaniste, théoricien… il est l’auteur d’une pensée prolifique, nourrie d’expériences multiples à partir de différents mediums. Son œuvre s’entend, elle aussi, comme un tout ; un tout parfois même collectif et collaboratif – la fameuse synthèse des arts, dont on a beaucoup parlé. Peintures, architectures, sculptures, dessins, tapisseries entrent en correspondance et se répondent pour former un ensemble empreint de liberté et d’unité. La personnalité et l’œuvre de Le Corbusier ont marqué son siècle, mais également plusieurs générations de collaborateurs qui ont ensuite essaimé ses théories à travers le monde.

Le Corbusier
Portrait de Le Corbusier (1887-1965), années 50
© Fondation Le Corbusier, Paris

Proposée en étroite collaboration avec la Fondation Le Corbusier à Paris, l’exposition est une création spécifique pour le musée Soulages. Celle-ci s’articule autour de l’ouvrage testamentaire de Le Corbusier, intitulé L’Atelier de la Recherche Patiente. Publiée en 1960, préfacée par Maurice Jardot, cette publication peut être considérée comme à part dans la production littéraire et théorique pourtant vaste de Le Corbusier (près d’une cinquantaine d’ouvrages). Ni vraiment autobiographique, ni totalement exhaustif, cet ouvrage propose un regard rétrospectif sur l’ensemble de l’œuvre, par Le Corbusier lui-même. Histoire personnelle, voyages, conférences, ouvrages, peinture, sculpture, projets d’habitations, projets urbanistiques, architecture sacrée mais également projets non réalisés sont assemblés de manière chronologique dans une première partie, puis plus thématique dans une seconde, mais toujours de manière très personnelle, selon les principes du Modulor (système de mesure à l’échelle de l’être humain, inventé par Le Corbusier). Une sorte de fresque heuristique qui constitue, à elle seule, une œuvre à part entière.

L’exposition ne se veut ni une illustration littérale de L’Atelier de la recherche patiente, ni une présentation exhaustive des éléments convoqués au fil des pages. Il s’agira plutôt d’un point de départ pour embrasser l’œuvre. Ouvrages, projets, maquettes, peintures, sculptures… seront exposés au sein d’un parcours thématique, scénographié par Jacques Sbriglio, à même d’éclairer à la fois la pensée et le parcours de leur auteur, mais aussi son engagement pour son siècle, tout en présentant la diversité de son parcours architectural et plastique.

Les commissaires d’exposition

Aurore Méchain est attachée de conservation du patrimoine, directrice adjointe des musées de Rodez agglomération. Spécialiste d’art moderne et contemporain, elle a travaillé au musée Rodin et au Centre Pompidou avant d’intégrer en 2012 l’équipe du musée Soulages pour participer à l’ouverture de celui-ci.

Jacques Sbriglio est architecte-urbaniste. Il dirige l’agence d’architecture sbriglio.architectes installée au cœur de la Métropole Aix-Marseille qui intervient dans le cadre de l’urbanisme, de l’architecture et de la scénographie. Jacques Sbriglio est un des spécialistes français de l’œuvre de Le Corbusier. Il a à ce titre publié plusieurs ouvrages et articles et réalisé de nombreuses expositions en France et à l’International. Il est aussi scénographe pour cette exposition.

Publication d'un catalogue d'exposition : 

Le Corbusier. L’atelier de la recherche patiente. Un métier
Editions musée Soulages
112 pages
ISBN 782954 225050

MUSEE SOULAGES, RODEZ
musee-soulages.rodezagglo.fr

January 29, 2018

Theresa Hak Kyung Cha @ BAMPFA, Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive, University of California

Theresa Hak Kyung Cha: Avant Dictee
Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive, University of California
January 31 – April 22, 2018

Theresa Hak Kyung Cha
Theresa Hak Kyung Cha 
A Ble Wail, 1975
Performance, Worth Ryder Gallery, University of California, Berkeley 
BAMPFA; gift of the Theresa Hak Kyung Cha Memorial Foundation 
Photo: Trip Callaghan

The UC Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive (BAMPFA) presents an innovatively organized exhibition of work by Theresa Hak Kyung Cha (1951–1982), the first solo presentation in more than a decade of work by the accomplished artist, filmmaker, and writer. Theresa Hak Kyung Cha: Avant Dictee features nearly fifty of Cha’s works in a range of media, organized for the first time into distinct thematic groupings inspired by the ten chapters of her iconic 1982 book Dictee.

Drawing from Theresa Hak Kyung Cha’s rarely exhibited archives—which were donated to BAMPFA in 1992—Theresa Hak Kyung Cha: Avant Dictee captures the interdisciplinary scope of Cha’s artistic output, which encompassed photography, poetry, film, video, live performance, mail art, sculpture, works on paper, and more. The selected works highlight the artist’s interest in the spiritual and aesthetic dimensions of language, which is also a central focus of Dictee—a formally ambitious work that includes passages in English, French, and Korean. The exhibition is organized into ten sections that correspond to the chapters of Dictee, with excerpts from the book displayed alongside individual works to illuminate connections and themes that extend throughout the artist’s practice.

Theresa Hak Kyung Cha
Theresa Hak Kyung Cha
Re Dis Appearing, 1977
Video; black and white, sound, 3 min.
BAMPFA; gift of the Theresa Hak Kyung Cha Memorial Foundation

Theresa Hak Kyung Cha
Theresa Hak Kyung Cha 
Repetitive Pattern, 1975
Ink on cloth, sewn with thread; 46 x 46 in.
BAMPFA; gift of the Theresa Hak Kyung Cha Memorial Foundation 
Photo: Benjamin Blackwell 

Born in South Korea, Theresa Hak Kyung Cha immigrated with her family to the United States as a child and settled in the Bay Area, where she studied French at San Francisco’s Convent of the Sacred Heart before enrolling at UC Berkeley. Much of the work in Theresa Hak Kyung Cha: Avant Dictee was created during Cha’s time as a student in Berkeley, where she earned four degrees and worked as an employee of BAMPFA. The exhibition includes rarely seen correspondence and other ephemera from Cha’s life, which ended in 1982 with her untimely death at the age of 31.
“By exploring Theresa Hak Kyung Cha’s art through the lens of Dictee, and vice versa, the exhibition offers viewers an opportunity to appreciate the global resonance of the artist's oeuvre and the ways in which it was profoundly interconnected across works and media, returning again and again to certain key themes,” said Assistant Curator Stephanie Cannizzo, who curated the exhibition.
”We are excited to introduce Cha’s work to a new generation while at the same time offering a fresh take on this tremendously important and original artist,” said BAMPFA Director and Chief Curator Lawrence Rinder, who has previously curated multiple exhibitions of Cha’s work. “This exploration of Cha’s oeuvre through the lens of Dictee could really only happen at BAMPFA, where we are privileged to hold such an extraordinarily deep archive of the artist’s work and ephemera.”
In conjunction with Theresa Hak Kyung Cha: Avant Dictee, BAMPFA is mounting a panel discussion and other public programs to reexamine the artist’s legacy; a full schedule of these events will be announced at bampfa.org. Copies of Dictee are on hand in the exhibition gallery and are available to purchase at the BAMPFA store.

Theresa Hak Kyung Cha: Avant Dictee is organized by Assistant Curator Stephanie Cannizzo and made possible with support from the Theresa Hak Kyung Cha Archive Fund and Young Chul and Elizabeth Cha Park.

BAMPFA
www.bampfa.org

Le Bleu des mers, Fondation Baur, Genève - Dialogues entre la Chine, la Perse et l’Europe

Le Bleu des mers, dialogues entre la Chine, la Perse et l’Europe
Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, Genève
Jusqu'au 25 février 2018

Courtesy Fondation Baur, Genève

Inscrite dans le courant d’intérêt qui se développe pour les relations entre l’Extrême-Orient, l’Asie et l’Europe, l’exposition revient sur l’exportation de la porcelaine chinoise bleu et blanc dont le commerce se démocratisa au XVIIe siècle avec la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Ce siècle est connu pour être un véritable Âge d’or aux Pays-Bas. Grâce à sa réussite sur la route des Indes, la jeune République des Provinces Unies devint l’une des puissances commerciales les plus importantes d’Europe. Par sa tolérance de pensée, elle attira également nombre de personnalités, des écrivains, des penseurs, des savants qui créèrent un foyer culturel où purent s’épanouir les arts et les lettres. La bourgeoisie des négociants, enrichie du commerce maritime vers les Indes, fut le principal commanditaire d’œuvres d’art et acheteur de curiosités exotiques. Ce commerce avec l’Orient eut naturellement un effet sur la vie et l’art dans les provinces unies. Les porcelaines chinoises, en particulier, ont exercé une profonde influence sur la culture néerlandaise et l’aménagement des intérieurs. Elles entrèrent également dans les peintures de nature morte ou Vanités, où elles devenaient symbole d’une certaine prospérité. Ces tableaux nous révèlent ainsi l’utilisation de cette précieuse vaisselle et son impact dans la vie quotidienne.

Lorsque l’approvisionnement en porcelaines diminua drastiquement en raison des troubles politiques en Chine à la fin de la dynastie Ming (1368-1644), notamment la guerre civile qui sévit dans ce pays entre 1644 et 1647, les céramiques chinoises furent momentanément remplacées par des copies japonaises et perses. Depuis des siècles, la Perse importait en effet cette vaisselle de Chine, vaisselle qui avait inspiré les potiers et les peintres de miniatures.

Le visiteur a l’occasion de découvrir, au fil des salles, une mise en regard des peintures de natures mortes figurant des porcelaines bleu et blanc - si prisées par une Europe en expansion et en quête d’exotisme - face aux porcelaines qui les ont inspirées, leurs copies en faïence perse et des miniatures du monde de l’Islam avec des représentations de céramiques. 

Dans un dialogue transculturel avec les collections de la Fondation Baur et en particulier les céramiques d’exportation de la donation de Thérèse et John-D. Blum reçue en 2002 ainsi que du legs de l’ambassadeur et Mme Charles Müller accepté en 2004, le visiteur peut admirer de nombreuses et précieuses œuvres provenant de partenaires européens : des peintures des musées des Beaux-Arts de Besançon, Chambéry, Cherbourg, Lille, du musée du Prado à Madrid, du musée Rietberg et du Kunsthaus à Zurich, du MAH et du Cabinet d’arts graphiques et de la Galerie De Jonckheere à Genève, ainsi que des céramiques du musée Ariana à Genève, du Victoria and Albert Museum à Londres, des musées Guimet et des Arts décoratifs à Paris et de collections privées. 

Exposition réalisée avec le soutien d’une fondation privée genevoise et de De Jonckheere, Genève - Monaco

Commissariat de l’exposition : Monique Crick
Commissaire invitée : Yolande Crowe

Auteurs du catalogue : Monique Crick, Yolande Crowe et Alice Frech

Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient
8 rue Munier-Romilly - 1206 Genève – Suisse
www.fondation-baur.ch

January 26, 2018

Magdalena Abakanowicz @ Marlborough Gallery, New York

Magdalena Abakanowicz: Embodied Forms
Marlborough Gallery, New York
February 7 - March 10, 2018

Magdalena Abakanowicz
Magdalena Abakanowicz
Abakan Rouge III, 1971
Sisal weaving
127 x 78 3/4 in., 322.6 x 200 cm 
© the Estate of Magdalena Abakanowicz and Marlborough Gallery, New York

Marlborough Gallery presents Embodied Forms, the first exhibition dedicated to the work of Magdalena Abakanowicz since her recent death at the age of 86. Opening on Wednesday, Februrary 7, the exhibition will feature a broad selection of the artist’s work ranging from 1971 to 2009, including key works from four of her series: Abakans, Crowds, War Games and Coexistence.

Magdalena Abakanowicz is recognized as one of the most unique and potent voices in contemporary art. Her installations and sculptures, at once beautiful and unsettling, are a reminder of the fragile nature of the human condition. As a child, the artist endured the trauma of living in occupied Poland during WWII. This experience prompted a lifelong awareness of existential concerns and a unique sculptural vocabulary. She said of that time, “When I was 12 in 1942, one could only escape from human cruelty inside oneself (into a world of dreams, imaginings)”. This kind of mental departure – self-defense against omnipresent propaganda and destruction – informed her artistic output for decades to come.

In the early 1960s, when fiber objects were considered “craft” as opposed to “art,” Magdalena Abakanowicz taught herself how to dye and weave discarded rope to create the immense, suspended, anatomical forms within her small living space in Warsaw. The works defied easy classification and stood against any established definitions. Marlborough is delighted to exhibit a selection of these woven sisal works, known as the Abakans. “Monumental, strong, soft and erotic,” Abakanowicz writes, “these objects became the image of my reality.”

Beginning in the 1980s, Magdalena Abakanowicz channeled her deeply personal feelings about loss, isolation, displacement and regeneration into sculptures of crowds—figures in burlap and later, bronze, that articulate both the harmony and rupture within multitudes. Shown in the exhibition will be the artist’s Coexistence, a group of 13 burlap figures from 2002, and concurrently showing at Marlborough Contemporary, at 545 W. 25th Street, 2nd Floor, will be Crowd IV, a group of 24 figures realized between 1989 and 1990. Addressing the theme of multitudes, the artist writes:
I feel overawed by quantity where counting no longer makes sense. By unrepeatability within such a quantity. By creatures of nature gathered in herds, droves, species, in which each individual, while subservient to the mass, retains some distinguishing features… A riddle of nature’s abhorrence of exact repetition or inability to produce it. Just as the human hand cannot repeat its own gesture. I invoke this disturbing law, switching my own immobile herds into that rhythm. 

Magdalena Abakanowicz
Magdalena Abakanowicz
Coexistence (13), 2002
Burlap, each unique
Dimensions variable
© the Estate of Magdalena Abakanowicz and Marlborough Gallery, New York

In addition, the exhibition will include three major works from the artist’s War Games series: Marrow Bone, Errant and Kos. This series was first presented in the United States in 1993 in a solo exhibition curated by Michael Brenson at MoMA PS1. Both broken and indestructible, each work articulates a different personality imbued with its own tragedy and capacity for violence.

During her lifetime, Magdalena Abakanowicz had over 150 solo exhibitions in Europe, North and South America, Japan, South Korea, and Australia. In 1999, the Metropolitan Museum of Art, New York, held an exhibition entitled Abakanowicz on the Roof, a solo presentation of the artist on the museum’s rooftop. That same year, the Jardins du Palais Royal in Paris held an exhibition for the artist. Among numerous prizes and distinctions, Magdalena Abakanowicz received seven honorary doctorates from universities in Europe and the United States as well as the Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres from France and Cavaliere dell’Ordine al Merito della Repubblica Italiana. She was also awarded the prestigious International Sculpture Center’s Lifetime Achievement award in 2005 as well as the Grand Cross of Merit (Großes Verdienstkreuz mit Stern) from the Federal Republic of Germany in 2010.

In the past thirty years Magdalena Abakanowicz developed a number of site-specific sculpture installations that incorporate multiple figures or elements of increased scale. Among these are Negev at the Israel Museum, Jerusalem, 1987; Space of Dragon, Olympic Park, Seoul, South Korea, 1985; Becalmed Beings, Hiroshima City Museum of Contemporary Art, Hiroshima, Japan, 1993; Space of Unknown Growth, Europos Parkas, Vilnius, Lithuania, 1997-98; Unrecognized, Citadel Park, Poznan, Poland, 2002; Space of Stone, Grounds for Sculpture, Hamilton, New Jersey, 2003; and her last major public work, Agora, a sculptural group comprised of 106 unique cast-iron figures measuring over nine-feet tall permanently installed in Chicago’s Grant Park in 2006.

Magdalena Abakanowicz’s work can be found in numerous public collections including the Israel Museum, Jerusalem, Israel; Ludwig Museum, Cologne, Germany; Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, France; Stedelijk Museum, Amsterdam, the Netherlands; Museum of Contemporary Art, Chicago, Illinois; Museum of Modern Art and The Metropolitan Museum of Art in New York, New York; Nasher Sculpture Center, Dallas, Texas; National Gallery of Art, Washington, D.C. and the Sezon Museum of Modern Art, Karuizawa, Japan, among others.

Magdalena Abakanowicz joined Marlborough Gallery in 1989, where she presented over twenty solo exhibitions. Marlborough Gallery is grateful to Professor Mary Jane Jacob for her help in the realization of this exhibition. An illustrated catalogue will be available at the time of the exhibition. 

MARLBOROUGH GALLERY 
40 West 57th Street, New York, NY 10019
www.marlboroughgallery.com

January 25, 2018

Saul Steinberg @ Cincinnati Art Museum

Saul Steinberg: Mural of Cincinnati
Cincinnati Art Museum
Debut: February 16, 2018

Saul Steiberg
Saul Steinberg 
Mural of Cincinnati
© The Saul Steinberg Foundation / Artists Rights Society (ARS), New York

Saul Steinberg’s Mural of Cincinnati will be on view to the public in the Cincinnati Art Museum’s newly renovated Schmidlapp Gallery beginning on February 16, 2018. Sponsored by the Cincinnati Art Museum’s Founders Society in honor of its 30th anniversary, the mural will be on display long-term for the first time since 1982.

Saul Steinberg’s Mural of Cincinnati has a one-of-a-kind history. It adorned the wall of the Terrace Plaza Hotel’s Skyline Restaurant, an icon of modernism, starting in the late 1940s. Cincinnati businessman John J. Emery, Jr. commissioned a mural for the hotel’s Gourmet Room from Joan Miró and a mobile for the lobby from Alexander Calder. Saul Steinberg’s mural was the third commission.

Saul Steinberg, a Romanian émigré artist known principally for his witty drawings for The New Yorker, was also expanding his reputation through the exhibition of his work at art galleries and museums. This validation by the art world, combined with his success as a commercial artist, led to commissions for murals. The Cincinnati mural, his second, created a delightful atmosphere in its chic setting by including city landmarks—Tyler Davidson Fountain, the Roebling Suspension Bridge and the Mount Adams incline—amid imaginary architecture and whimsical vignettes of urban entertainment.

When Thomas Emery’s Sons, Inc. sold the hotel to the Hilton Corporation, Emery donated the three works of art to the Cincinnati Art Museum. In 2006, a prestigious Save America’s Treasures Grant funded the conservation of the Steinberg mural, restoring the balance between the delicate linear design and the white background. Steinberg’s Mural of Cincinnati will be reunited with the Terrace Plaza’s Miró mural and Calder mobile, both on view nearby in the Carol Ann and Ralph V. Haile, Jr., Gallery adjacent to the museum’s Terrace Café. 

The museum re-opened the modernized Schmidlapp Gallery on October 12, 2017. The innovative transformation was funded partially by a $1 million grant from the Jacob G. Schmidlapp Trusts, Fifth Third Bank, Trustee along with additional financial support from the State of Ohio.

Installation of the Saul Steinberg mural was generously sponsored by museum Trustee Barbara Weyand and the many donors who matched her gift in honor of the 30th Anniversary of the Founders Society.

The new space includes a wall of windows for natural light, couches and chairs to encourage congregation, individual looking lounges and detailed curatorial interpretation around singular artworks, new flooring to visually connect to the Bimel Courtyard, lighting and state-of-the-art temperature and humidity systems for the artwork. It also includes MyCAM, which features touch tables to help visitors create thematic art hunts to personalize their museum experience. 

“Adding Steinberg’s Mural of Cincinnati to the new Schmidlapp Gallery reflects our mission of inspiring people, connecting communities, and creating a more vibrant Cincinnati,” says Louis and Louise Dieterle Nippert Director Cameron Kitchin. “Combined with the gallery’s innovative design, we are excited to continue to welcome patrons in a new way to discover, discuss and connect with the museum’s encyclopedic art collection.”

In celebration of Steinberg’s mural, over 200 of the museum’s donors and supporters will attend a special private Schmidlapp Gallery Opening event, including dinner by-the-bite, a cocktail hour, live entertainment and a ribbon cutting ceremony the evening of February 15. 

This winter, six 7½-foot-square Formica laminate mosaics by Curtis Goldstein and Matt Lynch have occupied the north-eastern wall of the gallery. In June 2018, these works will be shown as part of a suite of 10 artworks by Goldstein and Lynch at the Weston Art Gallery presented in conjunction with an exhibition of studies, photographs and historical material from the Reiss project.

The Schmidlapp Gallery, originally part of the Schmidlapp Wing or Schmidlapp Extension, was the first expansion beyond the museum’s original 1886 building. The gallery has been home to sculpture, antiquities and, more recently, museum “icons” by Van Gogh, Gainsborough, Warhol and Tiffany.

Cincinnati Art Museum
953 Eden Park Drive, Cincinnati, Ohio 45202
www.cincinnatiartmuseum.org

January 23, 2018

Angela Detanico & Rafael Lain, MASC, Les Sables d'Olonne - Musée de l'Abbaye Sainte-Croix, musée d'art moderne et contemporain

Angela Detanico & Rafael Lain
MASC, Musée de l'Abbaye Sainte-Croix, musée d'art moderne et contemporain, Les Sables d'Olonne
28 janvier - 20 mai 2018

Angela Detanico & Rafael Lain
Angela Detanico & Rafael Lain
Ulysses , 2017
Animation noir et blanc, muet
Durée : 732 pages
Édition de 5
Courtesy Detanico/Lain et Martine Aboucaya

Angela Detanico & Rafael Lain
Angela Detanico & Rafael Lain
Atlas (the World), 2017
Impression numérique sur papier
24 éléments ; 50 x 40 cm chacun
OEuvre unique
Courtesy Detanico/Lain et Martine Aboucaya

Fins connaisseurs de la poésie concrète, héritiers de l'art conceptuel, Angela Detanico & Rafael Lain interrogent les grands mystères de l'univers et la saisie du temps et de l'espace par la mise en place de systèmes rigoureux. A la recherche de nouvelles écritures, ils inventent des processus de création et des grilles de lecture qui, sous leur apparence austère, recèlent une infinie poésie. Leur démarche, ancrée dans la modernité, s'appuie fréquemment sur les nouveaux médias qui leur permettent d'analyser, de décortiquer puis de recomposer les images, les textes, en un mot les données qui servent de point de départ à la création d'une œuvre qui fait son miel des connexions entre science et nature, art et paysage, image et langage. Angela Detanico et Rafael Lain travaillent ensemble depuis 1996.

Respectivement sémiologue et graphiste de formation, ils sont originaires du Brésil, qu'ils ont représenté lors de la Biennale de Venise en 2007. Ils travaillent et vivent aujourd'hui à Paris. Leurs œuvres ont notamment été présentées au Jeu de Paume à Paris (2008) et à la Fondation Berardo à Lisbonne (2013).

Angela Detanico & Rafael Lain
Angela Detanico & Rafael Lain
Le Nom des Étoiles, 2007
Castor et Pollux
Diptyque
Impression numérique pigmentaire sur papier et sérigraphie sur verre
40 x 40 cm chaque élément
OEuvre unique
Courtesy Detanico/Lain et Martine Aboucaya

Angela Detanico & Rafael Lain
Angela Detanico & Rafael Lain
Flatland, 2003
Vidéo couleur, son
Durée : 7'36''
Édition de 5
MASC, musée d'art moderne et contemporain, Les Sables d'Olonne

Parution d'un catalogue à l'occasion de l'exposition.

Visites commentées, en partenariat avec les Amis du Masc, les 11 février, 11 mars, 15 avril et 13 mai 2018 à 15 h

MASC, Musée de l'Abbaye Sainte-Croix, musée d'art moderne et contemporain
Rue de Verdun – 85100 Les Sables d’Olonne
www.lemasc.fr

January 22, 2018

Art Dubai 2018 Residents Section

Art Dubai 2018: Residents New Section

Art Dubai 2018 edition see the launch of Residents, a one-of-a-kind 4-8 week residency programme for international artists, invited to the UAE to immerse themselves in the local art scene, to create a body of work which merges their distinct artistic practice with their surroundings. The final works will be on show in the new section of the fair, presented by the artists’ respective galleries.

IABADIOU PIKO (Piko Sugianto) (b. 1984), Orbital Dago, Bandung 

Iabadiou Piko
Iabadiou Piko 
Figur Sunyi Diantara Riuh, 2016 
Courtesy Galerie Michael Janssen, Berlin and Orbital Dago, Bandung

Iabadiou Piko
Iabadiou Piko 
Jiwa Jiwa Dibawah Awan Hitam, 2016 
Courtesy Galerie Michael Janssen, Berlin and Orbital Dago, Bandung

Iabadiou Piko
Iabadiou Piko 
Menjaga Ruang, 2016 
Courtesy Galerie Michael Janssen, Berlin and Orbital Dago, Bandung

Iabadiou Piko
Iabadiou Piko 
Proporsi Diatas Biru, 2016 
Courtesy Galerie Michael Janssen, Berlin and Orbital Dago, Bandung

Iabadiou Piko
Iabadiou Piko 
PYMB, 2016 
Courtesy Galerie Michael Janssen, Berlin and Orbital Dago, Bandung

Pablo del Val, Art Dubai’s Artistic Director commented:
“With every edition, Art Dubai asserts itself as the world’s most international art fair and the diversity coming through participating galleries from 47 countries is testament to this. For our 2018 edition, we will be launching Residents, a pioneering and unique platform that brings together different energies, synergies, geographies and artistic practices, which one doesn’t usually see together in one place.”
Residents 2018 presents an intimate selection of 10 solo gallery presentations by artists from around the world working across all media. The galleries in this section are presented in a special exhibition between the two Contemporary gallery halls.

FARSHAD FARZANKIA (b. 1980), Galerie Kornfeld, Berlin

Farshad Farzankia 
Atlas #2, 2017.
Courtesy The Artist and Galerie Kornfeld

Farshad Farzankia 
Blackboard, 2017.
Courtesy The Artist and Galerie Kornfeld

The programme aims to support artists by providing a platform to develop their practice and create new work inspired and influenced by their stay in the UAE. Framed within a unique geographical and cultural context, Residents further aims to facilitate exchange and dialogue between artists, local communities and the broader cultural landscape.

During the residency, artists have the opportunity to engage with the local community, work collaboratively with one another, participate in talks and conduct open studios.

FARIS ALOSAIMI (b. 1991), Lakum Artspace, Riyadh

Faris Alosaimi
Untitled
Mixed Media
Courtesy of the artist

Faris Alosaimi
Studio View
Courtesy of Lakum Artspace

JENNIFER İPEKEL (b. 1988), Öktem & Aykut, Istanbul


Jennifer İpekel
Dance, 2017
Mixed media on paper, 159x222cm
Courtesy of Öktem&Aykut and Jennifer İpekel

Jennifer İpekel 
Raymond, 2017 
Courtesy of Öktem&Aykut and Jennifer İpekel

Jennifer İpekel 
Hiding Under Sunflowers, 2016 
Courtesy of Öktem&Aykut and Jennifer İpekel

KRISTINA ALISAUSKAITE (b. 1984), The Rooster Gallery, Vilnius

Kristina Alisauskaite 
Scene, 2017 
Courtesy The Artist and The Rooster Gallery

POONAM JAIN( b. 1989), 1x1 Art Gallery, Dubai

Poonam Jain 
Chanting, 2016
Courtesy 1x1 Art Gallery

Poonam Jain 
Letter to me, 2011-2014
Courtesy of 1x1 Art Gallery

Poonam Jain 
Shopping, 2016
Courtesy of 1x1 Art Gallery

TATO AKHALKATSISHVILI (b. 1979), ERTI Gallery, Tbilisi 

Tato Akhalkatsishvili 
BORN IN... 100x100 cm. oil, canvas 2017 
Courtesy of the Artist and ERTI Gallery

VICTOR EHIKHAMENOR (b. 1970), Tyburn Gallery, London

Victor Ehikhamenor
I am Ogiso, the King from Heaven, 2017
Rosary beads on lace textile, 262 x 177 x 10 cm.
Courtesy of Tyburn Gallery

Victor Ehikhamenor
We are Uzama-nihion, the seven kingmakers, 2017
Perforated paper, 122 x 175.2 x 6 cm.
Courtesy of Tyburn Gallery

YASUAKI ONISHI (b. 1979), The Mine, Dubai

Yasuaki Onishi 
Edges, 2017 
Polyethylene sheeting

Yasuaki Onishi 
Reverse of volume RG, 2012 
Glue, plastic sheet, other, 470 x 1340 x 1210cm

Yasuaki Onishi 
Vertical emptiness KAC, 2013 
353 x 980 x 905cm, tree branch, glue, urea, other

ZOHRA OPOKU (b. 1976), Mariane Ibrahim Gallery, Seattle


Zohra Opoku 
Debie, 2017 
Courtesy of Zohra Opoku and Mariane Ibrahim Gallery

Zohra Opoku 
One of me I, 2017 
Courtesy Mariane Ibrahim Gallery

ART DUBAI

Carolyn Carlson, Musée Toulouse-Lautrec, Albi

Carolyn Carlson, La femme peinte*
Musée Toulouse-Lautrec, Albi
23 mars - 31 mai 2018

Carolyn Carlson
Carolyn Carlson, Visage
© Alain Leprince

Carolyn Carlson sera au musée Toulouse-Lautrec (mTL) d'Albi à partir du 23 mars 2018 à travers la « poésie visuelle » de son expression graphique. Connue comme danseuse et chorégraphe d’exception, Carolyn Carlson est aussi peintre et poète.

Le mTL expose plus d’une centaine de dessins et calligraphies à l’encre de Chine, à la gouache ou à l’aquarelle, qu’elle a réalisés tout au long de sa carrière.

Carolyn Carlson
Carolyn Carlson, Hommage à Pina
© Alain Leprince

Carolyn Carlson
Carolyn Carlson, Sans titre
© Yoshi Omori

Les oeuvres graphiques de Carolyn Carlson constituent des séries de motifs inspirés des éléments (l’eau, l’air), des mouvements de la nature (la vague, l’oiseau), des figures de danse et d’autoportraits ramenant au mouvement à l’état pur. La référence, nourrie de ses séjours au Japon, est l’ensõ (le cercle), la recherche du mouvement parfait, perpétuel et spontané.

Ses dessins se rattachent à la tradition du dessin abstrait de peintres contemporains comme Hans Hartung, Pierre Soulages ou Olivier Debré, qui a créé les décors et costumes du ballet Signes en 1997 à l’Opéra de Paris.

Carolyn Carlson
Carolyn Carlson, Cosmos
© Yoshi Omori

Les oeuvres de Carolyn Carlson dialogueront à Albi avec celles de Toulouse-Lautrec, en cette année 2018 où est célébré le 150e anniversaire de la naissance de Jane Avril, l’une des égéries du peintre. Fasciné par le mouvement, Lautrec a su capter la vitesse et retranscrire la posture de la danseuse d’une arabesque nerveuse qui semble spontanée, et qui est inspirée par l’influence du japonisme.

*Poème calligraphié de Carolyn Carlson, La femme peinte.

Biographie de CAROLYN CARLSON

Née en Californie, Carolyn Carlson se définit avant tout comme une nomade. De la baie de San Francisco à l’Université d’Utah, de la compagnie d’Alwin Nikolais à New York à celle d’Anne Béranger en France, de l’Opéra de Paris au Teatrodanza La Fenice à Venise, du Théâtre de la Ville au Helsinki City Theater, du Ballet Cullberg à la Cartoucherie de Paris, de la Biennale de Venise à Roubaix, Carolyn Carlson est une infatigable voyageuse, toujours en quête de développer et faire partager son univers poétique.

Héritière des conceptions du mouvement, de la composition et de la pédagogie d’Alwin Nikolais, elle est arrivée en France en 1971. Elle a signé l’année suivante, avec « Rituel pour un rêve mort », un manifeste poétique qui définit une approche de son travail qu’elle n’a pas démenti depuis : une danse assurément tournée vers la philosophie et la spiritualité. Au terme « chorégraphie », Carolyn Carlson préfère celui de « poésie visuelle » pour désigner son travail qui consiste à donner nais-sance à des oeuvres témoins de sa pensée, et à une forme d’art complet au sein de laquelle le mouvement occupe une place privilégiée.

Depuis quatre décennies, son influence et son succès sont considérables dans de nombreux pays européens. Elle a joué un rôle clef dans l’éclosion des danses contemporaines françaises et italiennes avec le GRTOP à l’Opéra de Paris et le Teatrodanza à La Fenice.

Carolyn Carlson a créé plus d’une centaine de pièces, dont un grand nombre constituent des pages majeures de l’histoire de la danse, de Density 21,5 à The Year of the horse, de Blue Lady à Steppe, de Maa à Signes, de Writings on water à Inanna. En 2006, son oeuvre a été cou-ronnée par le premier Lion d’Or jamais attribué à un chorégraphe par la Biennale de Venise.

Fondatrice de l’Atelier de Paris à la Cartoucherie en 1999, elle a été, avec la Carolyn Carlson Company, artiste associée au Théâtre National de Chaillot de 2014 à 2016. Depuis 2017, en parallèle de ses activités de production et diffusion chorégraphique, de nouvelles formes de créations voient le jour : une exposition, un long-métrage pour le cinéma...

Commissariat de l’exposition :
Hélène de Talhouët, Chargée d’exposition pour la Carolyn Carlson Company
Danièle Devynck, Conservateur en chef du mTL

Cette exposition a été réalisée en partenariat avec le Musée la Piscine de Roubaix et la Carolyn Carlson Company.

Musée Toulouse-Lautrec, Albi
Palais de la Berbie
www.musee-toulouse-lautrec.com

January 21, 2018

Michael Kenna @ A Gallery for Fine Photography, New Orleans, LA

Great Photographs by Michael Kenna: 1990-2017
A Gallery for Fine Photography, New Orleans
Through February 28, 2018 

Great Photographs by Michael Kenna: 1990-2017, a new exhibition at A Gallery for Fine Photography, spans the career of one of the most prolific and renowned landscape photographers working today. Michael Kenna’s career has taken him around the world to capture images of such varied subjects as abandoned automotive plants in Michigan, pastoral countryside in Japan, concentration camps in Eastern Europe, and deserts in Morocco. Michael Kenna’s exhibition at A Gallery for Fine Photography focuses primarily on his unique landscape photographs.

A selection of thirty black and white photographs, Great Photographs by Michael Kenna: 1990 - 2017 showcases a deceptively wide breadth of style and subject. These landscapes portray a vision of nature that is at once familiar and foreign – trees stretch forth at impossible angles, clouds burst over rolling mountaintops, and bodies of water are rendered as flat and reflective as glass. In addition to his serene landscapes, Michael Kenna’s work often depicts man’s intrusion on the natural world – a quaint Italian village dwarfed by the neighboring mountainside, a group of umbrellas planted eerily on an empty beach, or a ski lift puncturing the pure white of a snowy hillside. There is even the odd cityscape, with photographs of New York showing the city, as it exists both in line with and removed from our preconceived idea of Manhattan.

Michael Kenna has described his work as "more like a haiku rather than a prose." His evocative photographs attempt to find the surreal within the real, to make the invisible visible. Michael Kenna often works at the transitional hour of dawn or in the darkest depths of night, where light is at its most elusive and pliable. He uses long exposures – in some cases, up to 12 hours – to shape the landscape into something unfamiliar. When asked about his methods, Michael Kenna has said, “[at night] you can't always see what's otherwise noticeable during the day … with long exposures you can photograph what the human eye is incapable [of] seeing."

MICHAEL KENNA

Michael Kenna was born in Widnes, England in 1953. As one of five children born to a working class Irish-Catholic family, he initially aspired to enter the priesthood. However, his passion for the arts led him to The Banbury School of Art, where he studied painting and then photography. Later he attended The London College of Printing and began working as a photographer, artist, and printmaker. He moved to San Francisco in 1977, and currently resides in Seattle.

Michael Kenna's photographs have been shown in numerous exhibitions throughout the world with permanent collections in the Bibliotheque Nationale, Paris; The Museum of Decorative Arts, Prague; The National Gallery of Art, Washington DC; and the Victoria and Albert Museum, London. Michael Kenna has also done a great deal of commercial work for clients such as Volvo, Rolls Royce, Audi, Sprint, Dom Perignon, Château Lafite Rothschild, and The Spanish Tourist Board.

A Gallery for Fine Photography
241 Chartres St., New Orleans, LA 70130
www.agallery.com

January 19, 2018

Exposition Quel amour d’enfant ! @ Archives municipales de Marseille

Exposition : « Quel amour d’enfant ! »
Archives municipales de Marseille
Jusqu'au 28 avril 2018

Affiche de l'exposition
Photo : Marcel de Renzis (1910 - 1998)
Portrait d’un jeune garçon en train de goûter [années 1950]
Tirage original (AMM, 73 Fi 39)
Courtesy Archives municipales de Marseille

"Quel amour d'enfant !" retrace la vie des enfants à Marseille depuis 1881 jusqu’à 1968. L’évolution de leur place dans la famille et dans la société sert de fil rouge à cette exposition qui mêle documents d’archives, écrits et iconographiques, issus des fonds publics et privés des Archives municipales, et objets prêtés par le Musée d’histoire de Marseille, le Musée de la Moto, le Mucem, l’association du Patrimoine médical et divers prêteurs privés.

Anonyme
L’apprentissage de la marche [vers 1900]
Photographie stéréoscopique négative sur plaque de verre
(AMM, 19 Fi 1483)
Courtesy Archives municipales de Marseille

Avec l’aide d’Ann Carol et Isabelle Renaudet (Université d’Aix-Marseille), commissaires scientifiques de cette rétrospective, et sous la direction de Sylvie Clair, conservateur du Patrimoine et directeur des Archives de Marseille, l’équipe des Archives municipales proposent un parcours évocateur, ludique et coloré dans la vie des petits Marseillais, depuis l’établissement de l’instruction primaire obligatoire en 1882 jusqu’à la « révolution » de 1968, tant dans le cercle familial que dans l’espace public.

Édouard Cornet (1861-1930)
Fernand Weill jouant avec sa fille Emilienne [1903-1905]
Photographie négative sur plaque de verre
(AMM, 115 FI 360)
Courtesy Archives municipales de Marseille

Grâce à plus de 240 documents (écrits, photographies, dessins, objets, films et témoignages sonores), l'exposition évoque la vie d’Adrienne, Adèle, Jeanine, Jean, Guy et les autres, autour de sept thèmes : naître, nourrir, soigner et protéger, à l’école, au travail, jouer et lire.

Cette exposition montre l'émergence du concept d’ « enfance » : Comment l’enfant est considéré en tant qu’individu et en tant que membre d’une famille, d’un groupe, de la société. Comment l’individualité et la personnalité de l’enfant se construit grâce à l’éducation et aux rencontres, comment elle s’affirme par son appartenance à des groupes, des cercles de plus en plus larges, tandis que l’autonomie et la liberté ainsi acquise font passer l’individu du stade enfantin à celui d’adulte.

Henri Para (1870-1948)
Enfants sur le Vieux-Port
Photographie stéréoscopique positive sur plaque de verre
(AMM, 33 Fi 477)
Courtesy Archives municipales de Marseille

Adèle, Adrienne, Jeannine, Sylvie, Charles, Guy, Jean et les autres, sont autant de figures dont le public suit l’évolution, la vie quotidienne à Marseille dans une société en pleine mutation, en particulier en ce qui concerne la reconnaissance du statut de l’enfant et sa place dans la société, ainsi que sa représentation, depuis l’établissement de la scolarité primaire obligatoire (loi Jules Ferry, 1881) jusqu’à la « révolution » sociétale de mai 1968.

Horaires : du mardi au vendredi 9 h – 12 h / 13 h à 17 h et le samedi de 14 h à 18 h

Archives municipales de Marseille
10 rue Clovis-Hugues (3ème arrondissement)
archives.marseille.fr