July 16, 2014

Jean-Pierrre Laffont, Le Paradis d’un Photographe. Tumultueuse Amérique 1960-1990

Jean-Pierrre Laffont, Le Paradis d’un Photographe. Tumultueuse Amérique 1960-1990

JEAN-PIERRE LAFFONT, Le Paradis d'un Photographe 
Publié par Glitterati Incorporated, New-York 
Sortie Automne 2014 
Reliure Cartonnée, 25 x 34 cm, 392 pages, 359 photos noir et blanc et couleur

Photojournaliste: une profession qui sent l'aventure. Animé par le désir d'être témoin de son temps, le photographe JEAN-PIERRE LAFFONT est parti à la découverte du monde en toute liberté. Couvrir l'actualité, raconter des histoires, voilà ce qu'il veut faire. Une liberté qui va lui permettre de documenter sans censure les maux de la société américaine. Dans aucun autre pays Laffont aurait pu photographier les événements si controversés de cette époque. Pour Jean-Pierre Laffont, l'Amérique était et continue d'être "Le Paradis d'un Photographe".

Libre, passionné, persévérant, curieux de tout, constamment en quête d'histoires, Jean-Pierre Laffont va tout photographier: les crises, les faits divers, la politique à la Maison-Blanche et aux Nations Unies. Jean-Pierre aime travailler seul, il fait ses propres itinéraires, choisit ses histoires, construit ses reportages, prend ses rendez-vous, avance ses frais, développe ses films, édite ses photos, écrit ses textes.

Il n'aime pas travailler en commande et travaille en spéculation. Les besoins du marché n'entrent jamais dans ses décisions de couvrir telle ou telle histoire et l'aspect financier ne l'intéresse pas.

Jean-Pierre Laffont, Bronx, New York City / été 1966 
Les voitures abandonnées deviennent le terrain de jeux des enfants en attendant que la fourrière passe ramasser l’épave, ce qui peut prendre des semaines. 

Jean-Pierre Laffont, Bronx, New York City, New York / 20 juillet 1972
A tous les coins de rue, il y a des espaces de jeux grillagés avec des panneaux de basket-ball. Le gang Savage Skulls adore grimper au grillage et réincarner les héros du film West Side Story. Les jeunes membres du gang sont d’origine portoricaine et, comme dans tous les gangs, aiment être en groupe pour se sentir forts.
Motivé par une curiosité insatiable, Jean-Pierre Laffont a parcouru tous les Etats-Unis pour documenter un large éventail de la société américaine. Il saisit l'Amérique dans sa période la plus turbulente faite de moments charnière qui peuvent sembler évidents à nos yeux aujourd'hui, mais qui furent des moments importants de notre histoire. Du gang des Savages Skulls dans le Bronx, à la chaise électrique de Sing Sing, des funérailles de Robert F. Kennedy aux protestations de l'Université de Kent State, ou encore des V.I.Ps à la sortie du match Ali contre Frazier au Madison Square jusqu'au KKK chez lui, Jean-Pierre Laffont est en même temps à l'avant et au centre de l'histoire au moment où elle se déroule.

Jean-Pierre Laffont voyait les Etats-Unis comme le paradis des photojournalistes. Reporter ou artiste ? Comme beaucoup de photographes de cette génération, Il ne se prenait pas pour un artiste et pourtant, comme un artiste, il a suivi son inspiration. Plus sensible au contenu qu'à la forme, il développe son propre style, puissant et cru.

“Jean-Pierre Laffont, photojournaliste reconnu depuis longtemps, nous donne une revue kaléidoscopique de ce qui s’est passé en Amérique entre 1960 et 1980. Son oeil ne s’arrête pas, il est moins attiré par le ballet politique de Washington que par l’importance des turbulences urbaines et du stoïcisme des fermiers.” -- Sir Harold Evans

Jean-Pierre Laffont a été diplômé de l'Ecole des Arts et Métiers de Vevey (Suisse) avant de servir dans l'armée française pendant la Guerre d'Algérie (il a été décoré de la Croix de la Valeur Militaire pour ses actions humanitaires). Il est membre fondateur des agences Gamma USA et Sygma Photo News. Pendant plus de quarante ans, il a parcouru le globe et il a été publié par les magazines les plus connus: Le Figaro, London Sunday Times, Newsweek, Paris Match, Stern et Time. Son travail a été récompensé par de nombreux prix prestigieux, notamment le Madeline Dane Ross Award de l'Overseas Press Club of America, le World Press Photo General Picture Award de l'Université de Missouri, le World Understanding Award et le 1er Prix du New York Newspaper Guild Award. En 1996, il a été fait Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres. Il vit à New York avec sa femme Eliane.

Sir Harold Matthew Evans signe la préface du livre. Ancien directeur de la rédaction du Sunday Times et du Times, il est l'auteur de deux livres historiques acclamés par la critique, The American Century et They Made America. Son ouvrage sur le photojournalisme, Pictures on a Page publié au sein d'une série en cinq volumes sur l'édition et le design, est toujours en circulation comme la référence de ce métier. Ses essais sur la photographie comprennent War Stories, Shots in the Dark et Eye Witness to History. En 1978, Harold Evans a reçu la Hood Medal de la Royal Photographie Society pour ses services rendus au photojournalisme et en 1986, la Press Photographers Association of Great Britain lui a décerné le Battlefield Camera pour service exceptionnel rendu au photojournalisme. En 1999, il a été récompensé par le Lifetime Achievement Award de l'International Center of Photography. Harold Evans est actuellement éditeur "at large" de Thomson Reuters.

Photos de Jean-Pierre Laffont extraites de Le Paradis d’un Photographe : Tumulteuse Amérique 1960-1990 par Jean-Pierre Laffont © 2014, publié par Glitterati Incorporated, www.Glitteratiincorporated.com

July 10, 2014

Stephan Balkenhol : Hommage Jean Moulin, Metz

Inauguration à la Gare de Metz de la commande publique de Stephan Balkenhol en hommage à Jean Moulin, le 10 juillet 2014

A l'occasion de la célébration du 70e anniversaire de la mort de Jean Moulin, le 8 juillet 2013, une commande publique a été faite par la Préfecture de la Moselle et la Ville de Metz en mémoire de ce grand serviteur de l'État, plus jeune Préfet de son époque, héros de la Résistance. Très naturellement, la gare de Metz, protégée au titre des monuments historiques et traversée quotidiennement par 20 000 personnes, a été choisie pour écrin de ce projet artistique puisque c'est là que Jean Moulin fut officiellement déclaré mort, le 8 juillet 1943.

La création d'une oeuvre pérenne et monumentale permet non seulement de rendre hommage à l'une des grandes figures de l'histoire contemporaine de la France mais aussi de promouvoir un patrimoine historique national et de participer pleinement à l'enrichissement du cadre de vie des Lorrains. Cette commande, en offrant l'opportunité à un artiste, sélectionné pour son talent et sa renommée internationale, de réaliser une oeuvre de grande ampleur s'inscrit pleinement dans l'engagement de la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, de diffuser de l'art dans l'espace public afin de favoriser sa rencontre avec le plus grand nombre.

En confiant la réalisation de l'œuvre "Hommage à Jean Moulin" à un artiste allemand, dont le père s'était très tôt impliqué dans la réconciliation, le comité de pilotage de la commande publique a souhaité mettre en lumière l'amitié qui lie la France et l'Allemagne aujourd'hui.

Le monument créé par Stephan Balkenhol dresse un portrait empathique de Jean Moulin en abordant le personnage sous son aspect humain et en évitant toute survalorisation pathétique. Sa proposition relève d'une installation, dans le hall principal de la gare de Metz, d'un ensemble sculptural surélevé (pour des raisons de flux de voyageurs, aucune œuvre ne peut être installée au sol), avec cette simplicité apparente qui caractérise l'ensemble de son oeuvre .

Placée sur une traverse au coeur d'une arche, la figure de Jean Moulin est ainsi sacralisée. En limitant la hauteur de l'installation (2m70 environ), l'artiste évite la distance communément attribuée aux héros, perçus comme intouchables. Stephan Balkenhol a choisi d'entourer le personnage principal de trois sculptures (le tout en bronze) qui incarnent à la fois des passants ordinaires (une foule anonyme à laquelle les gens pourront s'identifier) et qui représentent également, de manière implicite, "l'armée des ombres" de Jean Moulin.

Cette commande publique de la Ville de Metz et de la Préfecture de la Moselle a reçu le soutien du ministère de la Culture et de la Communication et de nombreux mécénes. Elle est inaugurée le jeudi 10 juillet 2014 en présence de plusieurs personnalités.

STEPHANE BALKENHOL, sculpteur allemand né le 10 février 1957 à Fritzlar (Hesse), a fait ses études auprès d'Ulrich Rückriem à l'École des Beaux-Arts de Hambourg et enseigne aujourd'hui la sculpture à l'Académie des Beaux-Arts de Karlsruhe. Ses oeuvres ont été mises à l'honneur lors d'expositions à fort retentissement, dans les plus grands musées du monde.

Au début des années 1980, Stephan Balkenhol réinvente la sculpture figurative. Ses œuvres suivent la technique traditionnelle de la sculpture en bois polychrome. Grand passionné de la matière, c’est l'un des plus grands sculpteurs contemporains. Stephan Balkenhol taille le bois brut, en laissant apparentes les traces de ciseau, les imperfections, les fissures, les nœuds. Sans polissage, rendues très rugueuses par la taille, les sculptures sont ensuite partiellement recouvertes de couleurs vives. Le support reste visible puisque les parties correspondant à la peau ne sont pas traitées. Personnage et socle font corps, taillés dans un même morceau. Pour ses oeuvres en extérieur, l'artiste réalise des modèles en terre glaise ou plâtre, qui sont alors coulés en bronze et repeints.

Les sculptures de Stephan Balkenhol représentent des personnages contemporains aux visages inexpressifs, dans des poses presque hiératiques empreintes de sérénité. Sans effets grandiloquents, le travail formel accompli par Balkenhol les rend à la fois puissants et massifs, fragiles et élancés.

Ce sculpteur allemand a acquis une renommée internationale. Des liens forts unissent l'artiste à la France ; il y a ainsi un atelier à Meisenthal (Moselle) où il officie également comme directeur artistique de la halle verrière programmant des d'artistes réputés tels que Jan Fabre, Daniel Buren, Panaramenko mais également prochainement Erwin Wurm (29 juin) et Richard Long (2015).

Gare de Metz
1 place Général-de-Gaulle, 57000 Metz

Ministère de la Culture et de la Communication
www.culture.gouv.fr

July 4, 2014

Concours Photo SNCF 2014 : Ma ville vue du train

Concours Photo SNCF été 2014 


SNCF organise, du 1er juillet au 15 septembre 2014, l’opération « Ma ville vue du train », un concours photo national mettant à l’honneur les gares de plusieurs villes de France. Pour cette 4ème édition, SNCF donne un coup de projecteur aux villes de Clermont-Ferrand (63), Reims (51) et Toulouse (31). 

Depuis 2011, l’opération « Ma Ville Vue du Train » s’est imposée comme l'un des concours photo incontournables de l’été. Comme chaque année, SNCF invite les habitants et les voyageurs de passage dans l’une des trois 
villes partenaires à immortaliser des scènes en gare ou dans le train sur le site mavillevuedutrain.com. Les occasions ne manqueront pas ! 

Avec « Ma Ville Vue du Train », l’objectif de SNCF est de promouvoir le patrimoine historique et culturel des villes de France. L’occasion également pour le public de devenir ambassadeur de chacune des 3 villes le temps d’un concours photo national. 

Pour participer, rien de plus simple. Il suffit de s’inscrire sur le site mavillevuedutrain.com et de déposer un ou plusieurs clichés de scènes en gare ou dans le train, de voyageurs ou de paysages. La seule condition 
est d’intégrer un élément de l’univers ferroviaire. Qu’elles soient récentes ou plus anciennes, les photos devront être des productions personnelles. 

A l’issue du concours, deux prix seront décernés dans chacune des trois villes : le prix des internautes, grâce aux votes en ligne, et le prix du jury. Les meilleurs photographes remporteront 500€ de bons voyage. Leur photo sera également exposée dans l’un des lieux emblématiques de la ville lors de l’exposition photographique organisée pour clôturer l’événement. 

July 1, 2014

Kazimir Malevich at Tate Modern, London

Malevich
Tate Modern, London
16 July – 26 October 2014

Kazimir Malevich (1878–1935) was a radical, mysterious and hugely influential figure in modern art, who lived and worked through one of the most turbulent periods in twentieth century history. Tate Modern will present the first major Malevich retrospective for almost twenty-five years. This groundbreaking exhibition will draw on the world’s greatest collections of his work to offer an expansive view of his career in its entirety.

Having come of age in Tsarist Russia, Malevich witnessed the October Revolution first-hand. His early experiments as a painter led him towards the cataclysmic invention of Suprematism, a bold visual language of abstract geometric shapes and stark colours, epitomised by the Black Square. A definitively radical gesture, it was revealed to the world after months of secrecy and was hidden again for almost half a century after its creator’s death. It sits on a par with Duchamp’s ‘readymade’ as a game-changing moment in twentieth century art and continues to inspire and confound viewers to this day.

Starting from his early paintings of Russian landscapes, agricultural workers and religious scenes, visitors will see Malevich’s journey towards abstract painting and his iconic Suprematist compositions, including almost all the surviving paintings from the legendary 0.10 exhibition. The show will explore his collaborative involvement with architecture and theatre, including his designs for the avant-garde opera Victory over the Sun. The exhibition will also follow his temporary abandonment of painting in favour of teaching and writing, and his much-debated return to figurative painting in later life.

Malevich’s work tells a fascinating story about the dream of a new social order, the successes and pitfalls of revolutionary ideals, and the power of art itself. This exhibition will, for the first time, offer visitors a chance to trace his groundbreaking developments not only through well-known masterpieces but also through earlier and later work, sculpture, design objects, and rarely-seen prints and drawings.

Tate Modern’s exhibition is made possible by a unique collaboration between the Stedelijk Museum and Khardzhiev Foundation in Amsterdam and the Costakis Collection in Thessaloniki, enriched with key loans from public and private collections around the world, including the State Russian Museum, St Petersburg; State Tretyakov Gallery, Moscow; MoMA, New York; and the Centre Pompidou, Paris. It will also bring together the largest number of Malevich’s works on paper ever to be displayed. Unprecedented in scope, the exhibition will shed new light on his career, from his participation in the quest for a new society to his confrontation with the Stalinist regime.

Malevich is curated at Tate Modern by Achim Borchardt-Hume, Head of Exhibitions and Iria Candela, Curator, International Art, with Fiontan Moran, Assistant Curator. The exhibition is accompanied by a fully-illustrated catalogue from Tate Publishing and a programme of talks and events in the gallery. It is organised by Tate Modern in collaboration with the Stedelijk Museum, Amsterdam and the Art and Exhibition Hall of the Federal Republic of Germany, Bonn, with each venue presenting different aspects of Malevich’s remarkable career from October 2013 to October 2014.

TATE MODERN
www.tate.org.uk