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Art Exhibitions, Art Fairs, Visual Arts, Photography, Graphic Arts, Design, Video Art, Architecture, Films, Photo / Imaging Equipments, Publications


August 31, 2016

Byung Hoon Choi @ Friedman Benda, New York, NY

Byung Hoon Choi
Water Meditation

Friedman Benda, New York, NY
November 9 - December 17, 2016

Friedman Benda announces Water Meditation, Byung Hoon Choi’s second solo exhibition in New York. For over 35 years, the Korean artist has built a unique oeuvre drawing on Zen Buddhist ideologies of introspection and Taoist notions of balance. Known for his play between natural and fabricated elements, he sets rough beside polished, old against new. Byung Hoon Choi consistently uses the word “afterimage” in titling his work in reference to what he calls “ an imaginary and mystical encounter with a previous world not yet experienced.” He returns with new works in two mediums—traditional lacquer and basalt—centered on the theme of water.

This exploration of lacquer is a first for Byung Hoon Choi. Inspired by his Korean heritage, he draws on traditional craftsmanship in East Asia, where lacquer techniques have been widely practiced for over 2,000 years. In his experimentation, Byung Hoon Choi mixes pigment into the lacquer, especially apparent in the red undertones of afterimage of beginning 016-459. The smoothly polished lacquer reflects like liquid surfaces, a metaphysical ode to the exhibition’s title. Still water fills a number of the larger pieces, a more literal leitmotif.

Juxtaposing the resting water of the lacquer works, the fountains’ running water evokes the notion of a moving, living sculpture. The fountains represent a progression of Byung Hoon Choi’s work in basalt, growing vertically, resembling a scholar's rock or a naturally grown accumulation.  On a more intimate scale than before, new seating and a table balance the rounded shapes of the lacquer works. Emphasizing the rougher parts of the stone, Choi is seen exploring the affinity of polished basalt as allegorical liquid surfaces.

About Byung Hoon Choi: Short biography
A pioneer of modern Korean craft, Byung Hoon Choi’s work is both aesthetic and functional, employing numerous natural materials such as wood, clay, granite and natural stone to create minimal furniture that is seen as both object and art. Byung Hoon Choi’s work is held in numerous collections throughout Korea, including the National Museum of Contemporary Art and the Korean Culture and Art Foundation; abroad his work can be seen in the permanent collection of the Vitra Design Museum, Weil am Rhein; The Metropolitan Museum of  Art, New York; and the Musée des arts décoratifs, Paris. In 1989 he was given the annual award from the Korean Craft Council and in 2007 he received Grand Prize at the Seoul Living Design Fair. He is currently a Professor at the College of Fine Arts at Hongik University in Seoul.

Friedman Benda, New York, NY
www.friedmanbenda.com

August 30, 2016

The Ulm Model @ Raven Row, London

The Ulm Model
Raven Row, London

5 October - 18 December 2016  

Precision balance
Student: Gerda Müller-Krauspe
Instructors: Hans Gugelot, Walter Zeischegg and Georg Leowald
1959-60, Industrial Design
Photo by Wolfgang Siol
Courtesy HfG-Archiv / Ulmer Museum

During its short life from 1953 to 1968, The Ulm School of Design (HfG Ulm) in Southern Germany pioneered an interdisciplinary and systematic approach to design education – known as the Ulm Model – that was to become universal. This is the first exhibition in the UK to represent the achievements of the School, including the foundation work in drawings and models by the students and the radical designs famously commissioned from the School by corporate clients such as Braun and Lufthansa.

From radiographs and weighing machines to traffic lights, petrol cans, bed frames and kitchenware, the exhibition will gather and correlate objects designed for diverse industries at HfG Ulm. Braun GmbH is providing the exhibition with the last remaining units of their iconic D55 display structure, designed at the School in 1955 to exhibit its modernist reinvention of Braun’s audio sets.

On the face of it, the HfG Ulm had little to do with art. Design work was mostly collectivised and rationalised, the idea of the designer as intuitive ‘artist' emphatically rejected, and the designer's role understood as only one amongst the many specialisms of industrial production. But this exhibition suggests that the School continued the projects of the artistic avant-gardes, especially Constructivism, in that objects were systematically designed to project ideal social relations.

The exhibition is curated by Peter Kapos. Its display furniture is designed by David Kohn Architects.

Raven Row
56 Artillery Lane - London E1 7LS
www.ravenrow.org

Dominique De Beir @ Galerie Jean Fournier, Paris + Catalogue

Dominique De Beir
Galerie Jean Fournier, Paris

8 septembre - 15 octobre 2016

Pour la première exposition personnelle de Dominique De Beir à la galerie Jean Fournier, celle-ci présente une série d’œuvres récentes de la série Altération et d'autres plus anciennes intitulées Zone, Dés(altérer), Macule, Il fait grand bleu.

Depuis 1997, l’artiste, par des gestes mécaniques et répétitifs, altère de multiples surfaces, papiers, cartons, polystyrène, à l’aide d’instruments et d’outils existants (poinçons, stylets, scalpels, échelles à pointes, chaussures cloutées... ) ou fabriqués spécifiquement en collaboration avec des artisans. Perforer, frapper, griffer, éplucher, brûler, retourner, tels sont les gestes que Dominique De Beir expérimente pour « attaquer » ses supports. Le recours à des matériaux « pauvres » associé à la mécanique gestuelle renvoie le travail de Dominique De Beir à certaines pratiques picturales de Pierre Buraglio ou encore Pierrette Bloch, deux artistes dont elle a toujours été très proche. Dominique De Beir se définit comme peintre avant tout, cherchant une forme de sensualité et de rapport tactile à la matière, actuellement une affirmation plus forte de  la couleur étant manifeste.

En effet, la série « Altération », commencée à l’été 2014, lui a permis d’introduire la couleur dans ses œuvres,  elle utilise de grandes plaques de polystyrène teinté (saumon, violet, vert ), qu'elle recouvre d’une fine couche de peinture, parfois de cire et qu’elles « maltraitent » à l’aide de ses instruments. La dernière étape consiste à chauffer la surface donnant naissance à des excroissances, des creux, des bosses, à une nouvelle appréhension du matériau. Cette dernière étape laisse une grande place au hasard et à l’aléatoire. La couleur apparait, par craquelures, au cœur de la matière. L’œuvre oscille entre la brutalité apparente du matériau et la douceur des tons pâles. Ces matériaux banals, « bruts » sont comme transcendés, et on pense à Janis Kounellis, Mario Merz et plus généralement au courant de l’Arte Povera, que les années 2010 font largement redécouvrir. Cette confrontation avec la matière se retrouve également dans les les blocs «  Altération » posés tels des stèles ponctuant le mur de la galerie. « Il fait grand Bleu » (2007) est un « simple » carton perforé où la couleur migre par altération et perforation. Le titre, poétique et climatique, fait écho aux changements de la matière, lunatique et versatile, triturée au gré des gestes de l’artiste. C’est aussi la question de la vie, du mouvant, du sensible que Dominique De Beir aborde dans son oeuvre, révélant, par le changement d’échelle, la matière dans son intégrité et dans les moindres détails. « La réalité physique des matériaux utilisés par Dominique De Beir, le papier, le carton, le polystyrène, se manifeste dans la transformation pour devenir des récits qui engagent le spectateur dans des expériences de perception physique et conceptuelle." (1)

Ce travail sur le vivant, et par-là même le corps, se retrouve également dans la série d’œuvres sur papier intitulée « Macule » commencée en 2013. Ce mot a plusieurs significations. Ce peut être une salissure sur une surface, une maladie dermatologique, ou encore une trace d’encre sur une feuille imprimée dans le domaine de l’imprimerie. La paraffine versée sur le papier crée une auréole translucide autour du motif imprimé, laissant à peine deviner un deuxième plan. Il s’agit d’une variation sur la lumière et ses multiples variations colorées afin d'en éprouver la profondeur,  transparaître au travers de l'opacité des choses.
« On parle en général de beauté pour certains matériaux naturels tels que la pierre ou le bois, l’usure du bois peut être « belle. Et aujourd’hui, nous pouvons parler de la même manière de matériaux synthétiques industriels. Je crois que tout matériau a propre présence, autant un morceau de polystyrène qu’une écorce de chêne." (2)


Dominique de Beir
Dominique de Beir
(c) Editions Hermann, 2016

Parution d’une monographie aux éditions Hermann, Paris avec un entretien de Diane Watteau et des textes de Dominique De Beir, Jean-Michel Le Lannou et Louis Doucet (traduit en anglais)

(1) Dominique De Beir, entretien avec Diane Watteau, Les matières du monde de Dominique De Beir, entretien avec l’artiste, monographie Dominique De Beir, Editions Hermann, Paris, 2016
(2) Ibid.

GALERIE JEAN FOURNIER
22 rue du Bac - 75007, Paris
www.galerie-jeanfournier.com

August 29, 2016

Exposition Mexique, Grand Palais, Paris : Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-gardes

Mexique 1900 - 1950
Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-gardes
Grand Palais, Galeries nationales, Paris

5 octobre 2016 – 23 janvier 2017


Diego Rivera
Affiche Rmn-Grand Palais / Photo Claudia Herrera 
DIEGO RIVERA, Río Juchitán, 1953-1955
© Museo Nacional de Arte, INBA

La Réunion des musées nationaux-Grand Palais et le MUNAL, Museo nacional de Arte de Mexico, se sont associés pour organiser une exposition dressant, pour la première fois en France, un vaste panorama de la modernité mexicaine, depuis les prémices de la Révolution jusqu’au milieu du XXe siècle, complété par des interventions ponctuelles d’artistes contemporains.

L’art du Mexique au XXe siècle présente le paradoxe d’être étroitement connecté aux avant-gardes internationales, tout en présentant une incroyable singularité, une étrangeté même, et une puissance qui défient notre regard européen.

Dans la première partie de l’exposition, on découvre comment cette modernité puise son inspiration dans l’imaginaire collectif et les traditions du XIXe siècle. Cette relation, évidente dans l’art académique qui se développe après la restauration de la République en 1867, se prolongera dans les préceptes idéologiques de l’École Mexicaine de Peinture et de Sculpture, dirigée par José Vasconcelos à partir de 1921. Les courants internationaux viennent contrebalancer cet ancrage dans la tradition. Au tournant du XXe siècle, symbolisme et décadentisme trouvent au Mexique des expressions fascinantes comme le célèbre tableau d’Angel Zárraga, La Femme et le pantin (1909). Peu à peu s’affirment les expérimentations esthétiques d’artistes mexicains en contact avec l’avant-garde parisienne dans les premières décennies du siècle, au premier rang desquels Diego Rivera.

La deuxième partie de l’exposition s’attache à montrer comment la Révolution mexicaine, en tant que conflit armé, comportait la planification d’un nouveau projet national. La création artistique des années qui ont suivi la révolution revêt un caractère idéologique ; elle s’appuie sur d’autres moyens que la peinture sur chevalet, tels que le muralisme et le graphisme. L’exposition met naturellement l’accent sur les oeuvres des trois artistes phares du muralisme mexicain, los tres grandes : Diego Rivera, David Alfaro Siqueiros, José Clemente Orozco. Cette révolution masculine, qui a ouvert la voie à de nombreuses possibilités nouvelles, a permis aux femmes de participer à l’effort économique ; cette situation a encouragé les femmes à se faire elles aussi une place sur la scène artistique, en tant que peintres ou mécènes.

L’arbre Frida Kahlo ne doit pas cacher une forêt de personnalités extraordinaires comme Nahui Ollin, Rosa Rolanda ou les photographes Tina Modotti et Lola Álvarez Bravo.

Parallèlement à l’École Mexicaine de Peinture et de Sculpture des années 20 et 30, cette période a également été marquée par l’avènement de nombreuses autres démarches expérimentales. Le triomphe du muralisme et de l’art nationaliste a éclipsé ces mouvements d’avant-garde alternatifs, qui ont revendiqué le droit de participer à la scène artistique internationale, indépendamment du paradigme révolutionnaire.

La troisième partie de l’exposition permet de découvrir toute une sélection d’artistes et d’oeuvres se présentant comme des alternatives aux discours idéologiques de l’époque, des masques hallucinants de Germán Cueto aux portraits énigmatiques de Robert Montenegro et aux abstractions de Gerardo Murillo « Dr. Atl », Marius de Zayas ou Rufino Tamayo.

Enfin, la quatrième partie, intitulée Rencontre de deux mondes : Hybridation, montre comment, depuis le début du XXe siècle, la présence d’artistes mexicains aux États-Unis, comme Marius de Zayas, Miguel Covarrubias et surtout les grands muralistes, a joué un rôle décisif pour les mouvements d’avant-garde de villes comme New York, Détroit ou Los Angeles. Et inversement, du fait de la notoriété acquise par les artistes mexicains à l’étranger durant les premières décennies du XXe siècle, de nombreux artistes étrangers ont décidé de délocaliser leur activité au Mexique. En collaboration avec les artistes locaux, ils sont parvenus à développer une scène particulièrement riche, en particulier autour du surréalisme avec Carlos Merida, Jose Horna, Leonora Carrington et Alice Rahon.

L’exposition clôt la chronique de ces échanges, sources d’une perpétuelle « renaissance », avec l’arrivée de Mathias Goeritz au Mexique en 1949, mais leur vitalité est encore illustrée dans les oeuvres d’artistes majeurs de la scène actuelle, à l’image de Gabriel Orozco et de ses « frottages » pris dans le métro parisien.

Cette exposition est organisée par la Rmn-Grand Palais et la Secretaría de Cultura / Instituto Nacional de Bellas Artes / Museo Nacional de Arte, Mexico.

Commissaire de l'exposition : Agustín Arteaga, directeur du Museo Nacional de Arte, Mexico

Grand Palais, Paris
www.grandpalais.fr

Conceptual Art @ BAMPFA, Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive

Mind Over Matter: Conceptual Art from the Collection
Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive (BAMPFA)

October 19 - December 23, 2016


Ant Farm
Ant Farm
Media Burn, July 4, 1975
Performance, Cow Palace, San Francisco
BAMPFA collection
Photo: © John F. Turner

The University of California, Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive (BAMPFA) presents Mind Over Matter: Conceptual Art from the Collection, on view October 19 to December 23, 2016. Showcasing BAMPFA’s considerable holdings of first-generation international Conceptual art, it is one of several shows spotlighting key areas of the collection during the inaugural year in BAMPFA’s new downtown Berkeley building. Mind Over Matter is a lively illustration of the Conceptualist notion, reflected in the exhibition title, that the idea behind an artwork is primary, and its manifestation is secondary. The exhibition is divided between language-based works and performance documentation, in the form photography, film and video, mail art, artists’ books, and ephemera by Ant Farm, James Lee Byars, Theresa Hak Kyung Cha, Lowell Darling, Gilbert & George, Fluxus, and others.

The wide-ranging exhibition offers text-based works by such well-known artists as John Baldessari, Jenny Holzer, Allen Ruppersberg, and Ed Ruscha. Text also figures importantly in objects by Alice Hutchins, and maps in more documentary-like works by Howard Fried, Douglas Huebler, Richard Long, and Robert Smithson. Posters by Sol LeWitt, Robert Morris, Tom Marioni, and Lawrence Weiner show how ephemera was integrated into Conceptual exhibitions of the late 1960s to the 1980s, while Yoko Ono’s instructional “paintings,” collected in the artist’s book Grapefruit, provide a link to Fluxus’s event scores in which text and object, viewer and performer are inseparable.

Performance documentation was a focus of early video art, and the exhibition features key examples by Marina Abramovic and Ulay, Eleanor Antin, Scott Burton, Terry Fox, and Carolee Schneemann, to name a few. In video art by Theresa Hak Kyung Cha, Bruce Nauman, Linda Montano, Ant Farm, and Paul Kos we see the various ways artists adopted this new medium.

Not all the artists in Mind Over Matter reject the art object altogether. Among the most intriguing and delightful pieces on view are the various boxes and Fluxkits, including George Maciunas’s Burglary Fluxkit, providing all the keys needed for break-ins, but no addresses.

BAMPFA is one of the world’s leading centers for the study of Conceptual art and related materials. Its collection, housed in the Steven Leiber Conceptual Art Study Center, includes the archives of the Museum of Conceptual Art, the Ant Farm collective, and Theresa Hak Kyung Cha, as well as significant Fluxus and mail art holdings and extensive materials on James Lee Byars and Lowell Darling. The recently acquired Steven J. Leiber collection added a wide selection of works on paper, posters, mail art, artists’ books, and ephemera by virtually all of the major international Conceptualists.

As part of BAMPFA’s ongoing commitment to engage students with our collections, curator Constance Lewallen invited UC Berkeley professor of art history Julia Bryan-Wilson to bring her students to view Conceptual works from the collection during the planning stages of the exhibition. Twelve undergraduates enrolled in the course Contemporary Art in the Americas were selected to engage withand write about works included in Mind Over Matter. Their essays, as well as contributions by Bryan-Wilson and Lewallen, are presented in an accompanying booklet that will be available for download on the BAMPFA website.

Mind Over Matter: Conceptual Art from the Collection
is organized by BAMPFA Adjunct Curator Constance M. Lewallen. The exhibition is supported in part by Alexandra Bowes and Stephen Williamson, Rena Bransten, and Robin Wright and Ian Reeves.

Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive (BAMPFA)
2155 Center Street Berkeley, CA 94704
www.bampfa.org

August 28, 2016

Jean-Luc Verna @ MAC VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine

Jean-Luc Verna
MAC VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine

22 octobre 2016 - 26 février 2017


Jean-Luc Verna
Jean-Luc Verna, Baguette magique, 2013.
Acier inoxydable, 550 x 170 cm (tube diamètre 22 cm).
Photo © Paul Chevallier. Courtesy Air de Paris, Paris.

Temps fort de sa programmation de la rentrée, le MAC VAL consacre son espace d’exposition temporaire à l’artiste Jean-Luc Verna. Avec cette première monographie dans une institution muséale en France, celui-ci souhaite accomplir un « geste de déposition », comme pour marquer une envie d’entamer autre chose, après une longue carrière d’un quart de siècle. Pionnier de sa génération dans la pratique du dessin contemporain, bien avant l’engouement que l’on connaît, Jean-Luc Verna livre au MAC VAL un art qui découle d’un corps dans tous ses états et dans tous les médiums possibles. Il est ici question de dessin, au même titre que la photographie, l’installation, la musique, et la danse.


Jean-Luc Verna
Jean-Luc Verna, Nul, 2016.
Transfert sur papier rehaussé de crayons et de fards, 15,5 x 15,5 cm.
Photo © Aurélien Mole. Courtesy Air de Paris, Paris.

« Il s’agit moins de donner à voir des objets d’art, mais bien au contraire de donner à éprouver et retranscrire en espace l’expérience singulière de l’art de Jean-Luc Verna » précise le commissaire de l’exposition, Frank Lamy. Artiste pluridisciplinaire ; dessinateur, auteur, danseur, chorégraphe, metteur en scène, comédien, Jean-Luc Verna place le corps au centre de son travail, dans toutes ses dimensions et humeurs ; tour à tour glorieux, misérable, jouissant, souffrant, vivant. Il utilise le dessin comme il utilise son corps et sa peau, comme un espace à travestir autant qu’à embellir, à transformer autant qu’à célébrer. Son univers, entre culture savante et culture populaire, est jalonné de références artistiques, mythologiques, cinématographiques et musicales et peuplé de fantômes, de présences, d’amis tels Bruno Pelassy, Brice Dellsperger ou Gisèle Vienne...

Jean-Luc Verna
Jean-Luc Verna, Silver Paramor, 2011.
Sérigraphie manuelle monochrome sur vinyle tendu sur bois, leds, système électrique, diamètre 120 cm.
Coproduction La Graineterie, centre d'art de la ville de Houilles.
Photo © Aurélien Mole. Courtesy Air de Paris, Paris.

Le parcours rétrospectif dans l’oeuvre, ponctué de nouvelles productions, met en exergue la constance et la récurrence des motifs et préoccupations de Jean-Luc Verna. La scénographie stricte et carrée, entre en contradiction avec la dimension baroque, carnavalesque et presque grotesque de l’oeuvre. Au centre, un dispositif scénique s’impose tant comme installation que comme scène à activer par l’artiste pendant toute la durée de l’exposition. Une bande son, omniprésente, vient s’inscrire dans un parcours « au clair de lune » et permet, à l’instar d’une lumière spécialement créée pour l’occasion, d’inciter le public à entrer dans le monde de l’artiste ; un monde qui peut paraître aussi sombre que porteur de signes du renouveau. L’exposition n’est d’ailleurs pas sans évoquer une danse macabre, « pas gothique mais forcément New wave ! », souligne Jean-Luc Verna, comme une épitaphe, mais comme une pulsion de vie aussi, pour symboliser une page qui se tourne, une rétrospective pour mieux renaître…


Jean-Luc Verna
Jean-Luc Verna, There she goes again, 2016.
Transfert sur papier rehaussé de crayons et de fards, 33 x 25 cm.
Photo © Aurélien Mole. Courtesy Air de Paris, Paris.

Pendant toute sa durée, l’exposition est ponctuée d’événements, tant musicaux, chorégraphiques que cinématographiques. Temps forts attendus de cette programmation, un ciné-concert de Steven Severin, une interprétation de Catherine Robbe-Grillet et Beverly Charpentier, une performance de Jean-Michel Espitallier (poète) et Valeria Giuga (danseuse, chorégraphe et notatrice Laban), un concert de « I Apologize », des cartes blanche aux labels les Disques en Rotin Réunis créé par Arnaud Maguet, Southern Lord Records, créé par Stephen O’Malley et Greg Anderson et Optical Sound, ainsi que la réactivation en février 2017 de « I Apologize », une oeuvre polymorphe qualifiée de « post dramatique », de Gisèle Vienne.

Le catalogue réalisé pour l’occasion rassemble des textes de Laurent Devèze, Alexia Fabre, Frank Lamy, Emmanuelle Lequeux, Philippe Liotard, Corinne Rondeau, Claude-Hubert Tatot, Bernard Vouilloux et un entretien avec Valérie Da Costa.

Jean-Luc Verna est né en 1966, il vit et travaille à Paris. Il est représenté en France par la galerie Air de Paris. www.airdeparis.com

Commissariat Frank Lamy
assisté de Julien Blanpied

MAC VAL
Musée d’art contemporain du Val-de-Marne

Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine
www.macval.fr

Louis Kahn @ San Diego Museum of Art: The Power of Architecture

Louis Kahn: The Power of Architecture
The San Diego Museum of Art
November 5, 2016 - January 31, 2017


The San Diego Museum of Art welcomes Louis Kahn: The Power of Architecture, the first retrospective of the American architect’s work in two decades. The exhibition presents over 200 objects related to Louis Kahn’s selected buildings and projects in the form of architectural models, plans, original drawings, photographs, films and more.

The late Louis Kahn is regarded as one of the leading architects of the 20th century. With complex spatial compositions and a mastery of light, Kahn created buildings of dignified beauty and powerful universal symbolism, believing buildings should be monumental and spiritually inspiring. Among his most famous architectural works are the Salk Institute in La Jolla, CA; the Kimbell Art Museum in Fort Worth, TX; and the National Assembly Building in Dhaka, Bangladesh.

Louis Kahn was an esteemed lecturer and professor at Yale University and the University of Pennsylvania for many years; however, he did not experience his international breakthrough as an architect until he was nearly 60 years old, as his early work in the 1940s and ’50s was devoted to residential building and urban planning. After serving as the Architect in Residence at the American Academy in Rome in 1950 and visiting ancient buildings in Italy, Greece, India and Egypt, Kahn developed his own international style. This marked a turning point in his career, and from 1960 onward he became renowned for his institutional structures: museums, laboratories, sacred edifices, a university and a legislative building. The Salk Institute, opened in 1963, is considered a modern architectural masterpiece, designed to “create a facility worthy of a visit by Picasso,” as instructed by Jonas Salk, the founder of the research institute.

The exhibition begins with an extensive biographical section that displays films, personal documents and drawings to introduce visitors to Kahn’s life and work, and is followed by six thematic areas that illustrate the evolution of his work over time. Numerous sketches, study models, and archival images show the design process and building history of Kahn’s most important projects. Louis Kahn: The Power of Architecture is the first time Kahn’s architectural work is enriched with a selection of watercolors, pastels and charcoal drawings created during his world travels, which document his skill as an artist and illustrator.

“This is an extraordinary opportunity to showcase the power of architecture as an art form through this immersive exhibition on Louis Kahn,” said Roxana Velásquez, Maruja Baldwin Executive Director of The San Diego Museum of Art. “We’re honored to share Louis Kahn’s artistic vision and his design process behind his many masterpieces, including the Salk Institute—a San Diego landmark regarded as one of the most inspirational works of architecture in the world.”

At The San Diego Museum of Art, Louis Kahn: The Power of Architecture will be accompanied by Shape, Shadow, and Space: Photographs of the Salk Institute, an exhibition of architectural photography from students of the Woodbury University School of Architecture. The Museum will also present a symposium on Saturday, November 5, 2016, featuring Ariel Plotek, Associate Curator of Modern Art, The San Diego Museum of Art; Wendy Lesser, editor of The Threepenny Review and author of the forthcoming biography, You Say to Brick: The Life of Louis Kahn (due in spring 2017); and William Whitaker, Curator and Collections Manager, Architectural Archives of the University of Pennsylvania School of Design. The Museum will also screen the film My Architect, A Son’s Journey, presented by the director and Kahn’s son, Nathaniel Kahn.

An exhibition of the Vitra Design Museum, Germany, in collaboration with the Architectural Archives of the University of Pennsylvania and the New Institute, Netherlands, Louis Kahn. The Power of Architecture is globally sponsored by Swarovski and has been organized in San Diego by Dr. Ariel Plotek, Associate Curator of Modern Art at The San Diego Museum of Art.

The San Diego Museum of Art
1450 El Prado
Balboa Park, San Diego, CA
www.sdmart.org

August 25, 2016

Thomas Jorion @ Galerie Esther Woerdehoff, Paris

Thomas Jorion
Vestiges d’empire

Galerie Esther Woerdehoff, Paris
18 octobre - 26 novembre 2016


Thomas Jorion
THOMAS JORION 
Hôtel de la Marine ou hôtel des Mines, Antsiranana (Diégo-Suarez), Madagascar, circa 1920, 2014
Tirage fine art Canson Infinity rag, 96 x 120 édition de 8 ou 120 x 150 édition de 5
© Thomas Jorion, courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Vestiges d’empire, les ruines de l’impérialisme français, voici la nouvelle série du photographe Thomas Jorion, exposée en exclusivité à la Galerie Esther Woerdehoff et accompagnée de la sortie d’un livre aux éditions de La Martinière. Déjà connu pour son travail sur les lieux abandonnés (publié sous le titre Silencio en 2013), le photographe français a parcouru le monde pour réaliser son nouveau projet sur l’histoire coloniale.

Si on est facilement charmé par les couleurs pastels des murs décrépits, l’élégance surannée de l’architecture et l’atmosphère qui résonne de lectures et d’aventures exotiques, Thomas Jorion nous rappelle ce chapitre de l’histoire de la France. Il a sillonné les continents, de la Louisiane à Shanghai, de la Guadeloupe au Sénégal, à la recherche d’un patrimoine oublié, sans ambition d’exhaustivité mais avec la volonté de faire un portrait sincère de l’ancien empire colonial français et de ses ruines.


Thomas Jorion
THOMAS JORION
Institution religieuse (Prabartak Ashram), Chandernagor, 1920, Inde, 2014
Tirage fine art Canson Infinity rag, 96 x 120 édition de 8 ou 120 x 150 édition de 5
© Thomas Jorion, courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Un abîme sépare les grilles du bagne Saint Joseph en Guyane, l’intérieur d’une villa d’Indochine ou la façade du cinéma Rex d’Oran, ce sont pourtant les dernières traces de cet empire colonial. Tribunal, église, palais, cour d’immeuble, abattoir ou usine, la végétation luxuriante a parfois envahi les bâtiments, jusqu’à engloutir les constructions humaines sous les lianes et les racines. Pourtant malgré les murs lépreux et les fissures, ils sont souvent encore fréquentés et leurs habitants animent certaines photographies, apparitions contemporaines qui semblent reprendre possession des lieux.

A la manière des photographes du XIXe siècle partis en expéditions pour capter l’autre et l’ailleurs, Thomas Jorion adopte un dispositif lourd et encombrant. Il utilise une chambre photographique sur pied et a fait le choix désormais radical de fixer ses images sur les derniers plans films négatifs argentiques. Les photographies de Vestiges d’empire sont des portraits de lieux, des paysages, des vues d’architectures mais aussi des témoignages, vanités de l’histoire et du passé « glorieux » de l’Empire français. Exposées sous la forme de grands tirages spectaculaires, les photographies de Thomas Jorion ouvrent des fenêtres sur cet ailleurs, un passé oublié dont le présent demeure marqué.

Séance de dédicace par l’artiste de son nouveau livre Vestiges d’empire, aux éditions de La Martinière, textes de François Cheval et de Thomas Jorion (à paraitre en octobre 2016), le soir du vernissage [mardi 18 octobre 2016, de 18h à 21h].

Florence Pillet, 2016


Thomas Jorion
THOMAS JORION
Vestiges d’empire
Photographies de Thomas Jorion, textes de François Cheval, conservateur du Musée
Niépce de Chalon-sur-Saône et de Thomas Jorion (en français et en anglais)
240 pages - 59 euros
Editions de La Martinière

Galerie Esther Woerdehoff
36, rue Falguière - 75015 Paris
www.ewgalerie.com

David Salle @ Lehmann Maupin, Hong Kong

David Salle
Lehmann Maupin, Hong Kong
September 6 - November 12, 2016

Lehmann Maupin presents a solo exhibition of new work by DAVID SALLE; the American artist who has long been regarded as a leader in the return to figurative painting in the 1980s. During that period, David Salle helped define and develop the postmodern sensibility that sought to deconstruct any hierarchy between image and meaning, and allowed for a fluid dialogue between all of the arts—performance, literature, music, visual art, and media. By combining figuration with a varied pictorial language, Salle creates complex visual narratives that draw inspiration from art history, advertising, design, and American culture. David Salle’s most recent body of work exemplifies his continued commitment to exploring the thematic and formal possibilities of painting, and the development of his rich visual language. There will be an opening reception at the gallery in Hong Kong on Thursday, September 8, 2016 from 6-8PM.

In 1993, David Salle created his Early Product Paintings, a series in which flatly painted backgrounds of collaged advertisements served as backdrops for the artist’s performative and improvised interventions. His most recent work revisits the 1993 series and further highlights, even more intensely, Salle’s ability to create complex images composed of varied gestures, colors, and forms that offer multiple readings. By layering silkscreened or transfer-print photographs of a hooded figure, images of 1950s and 60s Americana, free-hand charcoal drawing, as well as abstract marks, the artist builds compositions that challenge our assumptions of how to experience and understand a painting. Though he incorporates recognizable images—a snowman, a waffle, a camera lens, a car—these references are not intended as a specific commentary on a time period or object. Rather, each work is an investigation of the myriad possibilities of painting itself, and how the images and marks join together to create a poetic field that explores the “what and how” of a composition. Each image, as well as each mark, adds a certain flavor, scent, or tone that contributes to the overall harmony of the work. The paintings offer, first and foremost, a rich visual experience—they are not intended to be simply “understood” in a literal manner. For David Salle, a painting is never one thing, but the sum of the elements and styles he forcibly brings together to create an image

David Salle’s oeuvre grows out of a long-standing involvement with performance and film. He often references cinematic devices—close-ups, zooms, montage, splicing—that ultimately become a visible part of his each painting’s narrative. In two of the pieces included in this exhibition, Buick-Town and Smoke Kools, Salle incorporates a photo-transfer print of a hooded figure. That figure is Massimo Audiello (currently a gallerist in Mexico City), who came to New York from Italy in the 1980s to be an actor/performer. Salle took the photos during a series of spontaneous performances that Audiello staged in his studio in the early 1990s, using paintings-in-progress as his backdrops. The repeated inclusion of this image 25 years after it’s original creation, reiterates the importance of cinema and photography, and more significantly, highlights the central role performance—improvisation, character, play, and absurdity—has played in the development of David Salle’s art. The artist considers the act of painting itself as inherently performative; it is something someone does, physically, in a specific moment in time and as such is both un-predictable and un-repeatable.

DAVID SALLE: SHORT BIOGRAPHY
David Salle (b. 1952, Norman, Oklahoma; lives and works in New York). He received both a B.F.A. and an M.F.A. from the California Institute of Arts, Los Angeles (1973 and 1975). Solo exhibitions of his work have been organized at Dallas Contemporary, Dallas (2015); The Arts Club of Chicago, Chicago (2014); Metropolitan Opera House, New York (2012); Museo de Arte Contemporáneo de Monterrey, Mexico (2000); Stedelijk Museum, Amsterdam (1999); Museum Moderner Kunst Stiftung, Ludwig, Vienna (2000); Museo d’Arte Contemporanea Castello di Rivoli, Turin, Italy (2000); Guggenheim Museum Bilbao, Spain (1999). In 1987, at age 34, Salle was the youngest artist ever to be honored with a mid-career survey exhibition at the Whitney Museum of American Art. Select group exhibitions featuring his work include America is Hard to See, Whitney Museum of American Art, New York (2015); This Will Have Been: Art, Love, & Politics in the 1980s, Museum of Contemporary Art Chicago; Walker Art Center Minneapolis and Institute of Contemporary Art, Boston (2012); and The Pictures Generation, Metropolitan Museum of Art, New York (2009). His work is in numerous international public and private collections including Centre Georges Pompidou, Paris; Los Angeles County Museum of Art; The Museum of Modern Art, New York; Stedelijk Museum, Amsterdam; Tate Modern, London; and Walker Art Center, Minneapolis. Salle is also a prolific writer on art. His essays and reviews have been published in Artforum, Art in America, Modern Painters, and The Paris Review, as well as numerous exhibition catalogs and anthologies. A recent volume of Salle’s collected essays, How to See, will be published by W.W. Norton in October 2016.

Lehmann Maupin Hong Kong
407 Peddder Building - 12 Pedder Street, Hong Kong
www.lehmannmaupin.com

August 24, 2016

Vincent van Gogh @ Cincinnati Art Museum, Ohio

Van Gogh: Into the Undergrowth
Cincinnati Art Museum, Ohio

October 15, 2016 – January 8, 2017


Vincent van Gogh (1853–1890)
Undergrowth with Two Figures, June 1890
Oil on canvas, 19 ½ x 39 ¼ in. (49.5 x 99.7 cm)
Cincinnati Art Museum; Bequest of Mary E. Johnston, 1967.1430

Centered on Vincent van Gogh’s Undergrowth with Two Figures, the Cincinnati Art Museum’s new exhibition, Van Gogh: Into the Undergrowth, will take visitors up close with celebrated woodland landscapes.

This exhibition—presented only at the Cincinnati Art Museum—brings an important group of artworks on loan from around the world together for the first time.

Exploring the works of the Post-Impressionist painter Vincent van Gogh and his contemporaries, the exhibition traces the evolution of the Dutch artist’s love of the natural world, powers of observation and mastery of detail through this special group of landscape paintings spanning his career.

This exhibition is the first to take a close look at Van Gogh’s poetic depictions of the forest floor, known as sous-bois, the French term for “undergrowth.” These odes to nature were a reaction to the increasing industrialization and urbanization of society.

The exhibition allows visitors to compare Van Gogh’s treatment of this theme with examples by those who influenced and inspired him, including Théodore Rousseau, Paul Cézanne, Claude Monet and Paul Gauguin. Twenty artworks are borrowed from museum collections in Canada, The Netherlands, Switzerland, France, Japan and more, and are joined by works from the Cincinnati Art Museum’s own important collection of French paintings and works on paper.

“Visiting this exhibition is like taking a walk in the woods with Van Gogh and fellow artists,” explains Julie Aronson, Curator of American Painting and Sculpture. “Vincent van Gogh’s Undergrowth with Two Figures is widely recognized as one of the great masterpieces of Van Gogh’s late career. It is also a visitor favorite—often the favorite—among the many extraordinary works in the Cincinnati Art Museum’s galleries. This exhibition is a revelation that puts this significant work in the context of the art of its time.”

Since the Cincinnati Art Museum’s acquisition of Undergrowth with Two Figures in 1967, the museum has made this treasure available in major exhibitions around the world. It will travel to the Van Gogh Museum in Amsterdam in 2018.

In Van Gogh: Into the Undergrowth, the painter is brought to life for visitors with his own words about the intimate relation between nature and art and the artists he admired, extensively quoted from his voluminous correspondence with his brother Theo. These letters serve as inspiration for the exhibition’s interactive activity, which involves a hands-on letter-writing experience. Another interactive will employ Google technology to allow visitors to explore Undergrowth with Two Figures on a touch screen, revealing the texture and brushstrokes of the painting in greatly enlarged detail.

With this exhibition, the Cincinnati Art Museum is leading the way with original scholarship in one of the few areas of Van Gogh study that remains to be explored. The accompanying catalogue, also titled Van Gogh: Into the Undergrowth, examines Van Gogh’s engagement with the sous-bois subject from various perspectives. Co-published by D Giles Limited, it will be available for sale at the Cincinnati Art Museum and online this fall. Cornelia Homburg, art historian and one of the world’s foremost Van Gogh experts, is among the authors. She will be speaking at the Cincinnati Art Museum on October 16.

To shed further light on Van Gogh’s artistic milieu, the exhibition will also include Unlocking Van Gogh's World, a rich display of French Impressionist and Post-Impressionist prints from the Cincinnati Art Museum’s collection. In addition to Van Gogh, Artists Pierre-Auguste Renoir, Edouard Manet, Henri de Toulouse-Lautrec, Camille Pissarro, James McNeill Whistler and others will be included in this supporting exhibition.

Van Gogh: Into the Undergrowth was organized with the generous support of the Harold C. Schott Foundation. This exhibition is also supported by an indemnity from the Federal Council on the Arts and the Humanities. Corporate sponsors for this exhibition include PNC, CFM International and Christie’s, along with Enquirer Media as the media sponsor.

Cincinnati Art Museum
www.cincinnatiartmuseum.org

August 23, 2016

Leica à la photokina 2016

Leica à la photokina 2016

A l’occasion de la photokina 2016 de Cologne, Leica mettra l’accent sur la photographie professionnelle, et donc l’utilisateur professionnel, et présentera en tant que « partenaire officiel de la photokina 2016 » une exposition unique de photos dans la halle 1.

Sur le stand nouvellement conçu de Leica dans la halle 2.1, les utilisateurs professionnels et les visiteurs pourront s’informer des multiples outils et services professionnels pour toutes sortes d’applications photographiques en se faisant conseiller dans le détail. Les projecteurs seront braqués sur le système moyen format Leica S, le système Leica SL sans miroir, le système de visée télémétrique M, grand classique de Leica, ainsi que sur les optiques de précision Leica « made in Germany » réputées dans le monde entier. Leica se produira sur ce salon sous le signe des solutions professionnelles innovantes et des tout derniers développements technologiques. Destinés à la production cinématographique et télévisuelle, les objectifs Cine, plusieurs fois récompensés, de CW Sonderoptic et la vaste gamme d’appareils photos de Sinar Photography viendront conforter l’apparition de Leica.

En qualité de « partenaire officiel de la photokina 2016 », Leica Camera AG organisera dans la galerie Leica de près de 2000 m2, halle 1, une impressionnante exposition de photos intitulée « Masters of Photography ». Celle-ci comprendra 15 série de photos rassemblant plus de 400 prises de vue des célèbres photographes travaillant avec des modèles S, SL et M de Leica : Alex Webb, Ara Güler, Bruce Gilden, Ellen von Unwerth, York Hovest, Jacob de Boer, Per-Anders Pettersson, Patrick Zachmann, Jens Umbach, Roger Ballen, Helge Kirchberger, Christian Steinwender, Fred Mortagne, Kurt Hutton ainsi que les deux lauréats du Prix Leica Oskar Barnack 2015, JH Engström et Wiktoria Wojciechowska. Dans une partie distincte de la galerie, Leica Camera AG présentera en coopération avec la Deutsche Gesellschaft für Photographie (DGPh) et la Photoindustrie-Verband (PIV) l'exposition « Upcoming Masters » dans le cadre de laquelle 10 universités internationales sélectionnées présenteront au total 80 photos de nouveaux talents prometteurs.

La galerie Leica dans la halle 1 est ouverte aux visiteurs tous les jours d’ouverture du salon entre 10 et 18 heures. Un programme sur scène très varié, proposant des lectures et des interviews avec les photographes exposant dans la galerie Leica, viendra compléter le calendrier des manifestations de la photokina 2016.

« Avec le concept de cette année, nous mettons volontairement l'accent sur notre compétence de longue date et notre position d’entreprise innovante sur le marché des appareils photos professionnels et des prestations de service ; de plus, nous soulignons notre volonté de matérialiser la culture de l’image à la fois unique et fascinante, que l’entreprise et la marque Leica défendent depuis toujours, en proposant une grande exposition et en la partageant avec de nombreux adeptes de la photo dans le cadre de la photokina 2016 », déclare Oliver Kaltner, CEO de Leica Camera AG.

August 22, 2016

Toulouse-Lautrec @ MBAM, Montréal

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Epoque
Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM)
Jusqu'au 30 octobre 2016

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Epoque

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) invite à revivre  l’âge d’or des cabarets parisiens à travers l’exposition TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE. Celle-ci dévoile une collection particulière exceptionnelle qui regroupe presque toutes les estampes et affiches les plus célèbres de Toulouse-Lautrec, ce grand maître français du XIXe siècle, qui a révolutionné l’art de la gravure. Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et The Phillips Collection, Washington (DC), l’exposition offre une occasion extraordinaire d’admirer près de 100 estampes et affiches couvrant l’ensemble de la production lithographique de l’artiste, de 1891 à 1900, aussi bien des images emblématiques que des épreuves uniques rarement exposées, choisies pour leur qualité et leurs couleurs incomparables.

L’exposition présente également quelques oeuvres de proches de Toulouse-Lautrec, dont une toile de Louis Anquetin, L’Intérieur de chez Bruant : Le Mirliton. Longtemps considérée comme un projet inachevé connu que par ses études préparatoires, elle est pour la première fois révélée au grand public. Sans nul doute une redécouverte majeure de l’histoire de l’art du Paris « fin de siècle ».


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Moulin Rouge – La Goulue
1891
Lithographie au pinceau et au crachis. Impression en quatre couleurs. Pierre de trait tirée en noir, pierres de couleurs en jaune, rouge et bleu sur trois feuilles sur vélin
191 x 117 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Ambassadeurs : Aristide Bruant
1892
Lithographie au pinceau et au crachis. Impression en cinq couleurs. Pierre de trait tirée en vert olive, pierres de couleurs en orangé, rouge, bleu et noir sur vélin, sur deux feuilles
134,5 x 93 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Divan Japonais
1892-1893
Lithographie au crayon gras, au pinceau et au crachis, avec trame report. Imprimé en quatre couleurs. Pierre de trait tirée en vert olive, pierres de couleurs en noir, jaune et rouge sur vélin
80,8 x 60,8 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

A travers son oeuvre lithographique, Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) a saisi comme nul autre l’âme de la vie nocturne parisienne de la Belle Époque, dans des scènes dynamiques de bals et de cabarets inspirées par le quartier des spectacles, alors en plein essor. Installant son atelier dans le quartier bohème de Montmartre, il est devenu un habitué des boîtes de nuit telles que le Chat Noir, le Mirliton et le Moulin Rouge. Il a représenté leurs spectacles, esquissant le portrait de la vie moderne parisienne.

« Lors de l'inauguration de Warhol s'affiche en 2014, nous voulions déjà rendre hommage à son illustre prédécesseur, Toulouse-Lautrec : c'est fait. Grâce à une collection particulière d'exception, aujourd'hui révélée au Musée des beaux-arts de Montréal, puis à la Phillips Collection de Washington. Une centaine d'estampes et d’affiches, plus quelques dessins et tableaux de l'artiste et de son cercle, sont dévoilés dans un état de conservation exceptionnel – il faut le souligner, car ces éphémérides n’étaient pas conçues pour durer. C’est une occasion de traverser le Paris de la Belle Époque, ses vedettes et ses cabarets... », affirme Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM.

« Je me réjouis de cette première collaboration de la Phillips Collection avec le Musée des beauxarts de Montréal –, et ce, pour une exposition internationale majeure telle que Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque, affirme Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection. Ce projet marque la première monographie de Toulouse-Lautrec à la Phillips Collection depuis près de 80 ans. Nous sommes ravis de partager cette collection inédite avec le public américain et canadien. »

Présentée dans le pavillon Jean-Noël Desmarais du MBAM, l’exposition se déploie en quatre sections qui évoquent les principaux thèmes explorés par l’artiste : Vie moderne, Théâtre, Caféconcert et Dans la nuit. Elle témoigne de la vie contemporaine du Paris de la fin du XIXe siècle, de ses cabarets, hauts lieux d’excès et de festivités nocturnes, tout comme des divertissements tels que le cirque, les courses, les balades à vélo, l’automobile – récemment inventée – tout comme les promenades avec animal de compagnie.


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
La Chaîne Simpson
1896
Lithographie au pinceau, au crayon gras et au crachis. Impression en trois couleurs. Pierre de trait tirée en bleu, pierres de couleurs en rouge et jaune sur vélin
82,8 x 120 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : UNE COLLECTION D’EXCEPTION RÉVÉLÉE

Les expositions portant sur les estampes et les affiches de Toulouse-Lautrec ne sont pas rares, mais celle-ci révèle une collection d’exception, composée de près d’une centaine d’oeuvres réunies au cours des dernières années par un particulier.

Presque toutes les estampes exposées sont dans un état de conservation remarquable, leurs encres et les couleurs n’ayant rien perdu de leur éclat d’origine. On doit à l’expertise du collectionneur et au grand soin qu’il porte à ses oeuvres – des exemplaires de la presque totalité des lithographies de Toulouse-Lautrec appartiennent à cette collection en constant essor – de pouvoir aujourd’hui mieux comprendre et apprécier l’estampe comme mode d’expression des ambitions de l’artiste.

Cette collection comprend des épreuves d’essai rares et exceptionnelles, dont certaines non répertoriées et plusieurs jamais publiées. Parmi ces oeuvres qui n’ont jamais été révélées au grand public se trouvent des tirages uniques (épreuve d’essai de Moulin Rouge – La Goulue et du rarissime Pendu) ainsi que des estampes très rares (épreuves d’essai ou définitives pour Reine de Joie, May Milton, May Belfort et pour la célèbre affiche Jane Avril).


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Jane Avril
1899
Lithographie au pinceau. Impression en quatre couleurs sur trois pierres. Pierre de trait tirée en noir, une pierre de couleur en rouge, une en jaune et bleu (le serpent sur la robe imprimée avec une seule pierre) sur vélin
56 x 38 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

Elle compte également quatre oeuvres exécutées par deux suiveurs proches de l’artiste : un dessin au crayon de couleur représentant une salle de bal de même qu’une version grand format de la célèbre affiche Tournée du Chat Noir de Théophile Alexandre Steinlen ; ainsi qu’un pastel intitulé Au cirque et la fascinante peinture L’Intérieur de chez Bruant : Le Mirliton de Louis Anquetin, pour la première fois exposée.

Le MBAM possède pour sa part cinq lithographies réalisées par Toulouse-Lautrec entre 1894 et 1898. Trois d’entre elles viennent de s’ajouter à la collection du Musée grâce à un don de Freda et Irwin Browns. De plus, la bibliothèque du Musée détient l’album complet Yvette Guilbert. Publié en 1898 en Grande-Bretagne à l’attention d’un public anglais, il est composé de neuf lithographies (incluant la couverture) de Toulouse-Lautrec, accompagnées d’un texte d’Arthur Byl. Il se termine par une image qui illustre la chanteuse Yvette Guilbert, lors d’un rappel, interprétant l’un de ses succès.

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : COMMISSARIAT ET CRÉDITS

L’exposition Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et The Phillips Collection, Washington (DC).

A Montréal, le commissariat de l'exposition est assuré par Gilles Genty, historien de l'art et commissaire invité, Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM, et Hilliard T. Goldfarb, conservateur sénior des collections et conservateur des maîtres anciens au MBAM.

A Washington (DC), le commissariat est assuré par Gilles Genty, historien de l'art et commissaire invité, Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection, et Renée Maurer, conservatrice adjointe, The Phillips Collection.

« Les oeuvres de Toulouse-Lautrec nous font découvrir le spectacle de la Belle Époque : les rêves, les ambitions, les désirs, les désillusions de ses acteurs, le tout mis en scène par un artiste au regard humaniste, qui les a fréquentés quotidiennement, sans les juger, ajoute Gilles Genty, historien de l’art et commissaire invité. Toulouse-Lautrec est l’héritier des caricaturistes du XIXe siècle (Daumier, Gavarni), et a annoncé en même temps, par ses affiches révolutionnaires, la culture visuelle du XXe siècle. »

Gilles Genty est historien de l’art et commissaire d’expositions. Ancien chargé de cours à l’École du Louvre et chargé de mission au Musée des monuments français, il a été co-commissaire de nombreuses expositions consacrées aux Nabis et au postimpressionnisme parmi lesquelles Paradis perdus : l’Europe symboliste (MBAM, 1995), Le temps des Nabis (MBAM et Florence, 1998), De Caillebotte à Picasso, chefs-d’oeuvre de la collection Oscar Ghez (Paris, Rotterdam et Québec, 2002, 2003-2006), De Gauguin aux Nabis, le droit de tout oser (Lodève, 2010) et, plus récemment, L’oeil d’un collectionneur : Redon & Denis. Rêve, amour, sacré (2013) et Les peintres graveurs (Bonnard, Vuillard et leurs amis) (2014) au musée Bonnard. Il est par ailleurs coauteur de Mille peintures des musées de France (Gallimard, 1993), L’ABCdaire du symbolisme et de l’Art nouveau (Flammarion, 1997) et Pierre Bonnard, inédits (Éditions Cercle d'art, 2003).

L’exposition sera ensuite présentée à la Phillips Collection, à Washington (DC), du 4 février au 30 avril 2017.

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : LE LIVRE D’ART DE L’EXPOSITION

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque

L’exposition Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque est accompagnée d’un livre d’art de 134 pages et de quelque 120 illustrations. Il aborde l’univers social de Toulouse-Lautrec, son utilisation de la lithographie et fournit en annexe une liste détaillée des oeuvres, une chronologie de l’artiste et la description des personnalités et des lieux mythiques de Montmartre représentés par Toulouse-Lautrec.

Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM ; Gilles Genty, historien de l’art ; Hilliard T. Goldfarb, conservateur sénior des collections et conservateur des maîtres anciens, MBAM, Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection ; Chantelle Lepine-Cercone, historienne de l’art, et Renée Maurer, conservatrice adjointe, The Phillips Collection, ont contribué à la rédaction de cet
ouvrage.

Ce livre est publié en français et en anglais par les Éditions scientifiques du MBAM (éditeur principal) et The Phillips Collection (éditeur associé), en collaboration avec les Éditions Hazan, Paris (éditeur associé). Sa conception graphique a été réalisée par le studio de design montréalais Feed.

Musée des beaux-arts de Montréal
www.mbam.qc.ca

August 21, 2016

Katarzyna Kozyra @ Galerie Christophe Gaillard, Paris

Katarzyna Kozyra, All that beauty
Galerie Christophe Gaillard, Paris
3 septembre - 1er octobre 2016

Heureuse de représenter désormais l'artiste polonaise Katarzyna Kozyra, la Galerie Christophe Gaillard, à Paris, annonce sa première exposition personnelle en France.

A cette occasion, la galerie présentera l'installation Le Sacre du printemps, remarquée au Centre National de la Danse, à Art Basel Unlimited, au Mumok de Vienne ou bien encore aux Musées de Cracovie et Varsovie.

Figure importante de la scène artistique polonaise actuelle, Katarzyna Kozyra puise dans les mythes anciens afin de mieux parler du présent.

En jouant habilement des contraintes de son medium, Katarzyna Kozyra est parvenue à créer une proposition nouvelle, aboutie sur le plan formel et riche de sens.

L'installation vidéo Le sacre du printemps prend sa source dans l’œuvre éponyme que Stravinsky créa en 1913. Le ballet, sorte de « grand rite sacral païen », a pour sujet le sacrifice effectué par de vieux sages d'une jeune fille afin de se voir accorder pour l'année à venir les faveurs de la divinité du printemps. La vidéo de près de 5 minutes conçue par Katarzyna Kozyra se concentre sur la danse sacrificielle. Le ballet de Stravinsky nous offre le spectacle de la lutte immémoriale des contraires et c'est donc dans la continuité du compositeur russe que l'artiste polonaise élabore son discours dual : masculin-féminin, vie-mort, jeunesse-vieillesse, force-faiblesse. Elle propose cependant une synthèse réussie en situant cette lutte dans la chair même des danseurs.

Leurs corps vieillis et difformes d'anciens danseurs de ballet (dont la plus âgée a 90 ans) sont parés d'attributs sexuels factices, corps androgynes qui exécutent presque malgré eux les mouvements endiablés élaborés par Nijinsky : les mouvements convulsifs de la transe, de la communication avec le monde invisible. C'est donc une bataille intérieure à laquelle nous assistons, le danseur perd son statut de personnage, et il devient les principes qu'il mime. Cela est d'autant plus tangible que la scénographie consiste en un décor dépouillé, un fond blanc qui écrase la perspective et qui abolit l'espace, qui rappelle la substance même dont sont faits les rêves.

L'installation vidéo de la plasticienne dévoie le genre de la danse classique en contournant magistralement l'idéal de perfection véhiculé par la danse. Et elle démontre que les corps et les mouvements parfaits des danseurs classiques ne sont pas les seuls à pouvoir composer un spectacle d'une beauté saisissante. Plus expressifs, ils se livrent à une pantomime envoûtante.

La galerie présentera par ailleurs une série de photographies grand format inédites et une vidéo récente liée au Sacre du printemps et à son travail autour de la Drag Queen Gloria Viagra.

Katarzyna Kozyra vit et travaille à Varsovie, Berlin et New York. Diplômée du département de sculpture de l'Académie des beaux arts de Varsovie et de l'école des beaux arts de Leipzig, Katarzyna Kozyra est à la fois sculptrice, photographe, artiste de performance, cinéaste et créatrice d'installations vidéos. Elle a reçu une mention honorable pour son installation vidéo Men's bathhouse au Pavillon Polonais lors de la 48e biennale de Venise.
    
Galerie Christophe Gaillard
5 rue Chapon - 75003 Paris
www.galerie-gaillard.com

August 18, 2016

Kati Horna @ Americas Society, NYC

Told and Untold: The Photo Stories of Kati Horna in the Illustrated Press
Americas Society Art Gallery, New York

September 13 - December 17, 2016


Kati Horna
Kati Horna
El iluminado, 1944
Gelatin silver print
Private collection, Mexico City
© 2005 Ana María Norah Horna y Fernández

Renowned for her innovative images documenting Mexico City’s urban expansion and vibrant cultural scene, KATI HORNA (Budapest, 1912 – Mexico City, 2000) was already a widely published photographer of the Spanish Civil War when she arrived in Mexico at the end of 1939. Her prolific career will be the focus of the exhibition Told and Untold: The Photo Stories of Kati Horna in the Illustrated Press on view at the Americas Society Art Gallery from September 13 to December 17, 2016. Curated by Michel Otayek and Christina L. De León, the exhibition is the first solo show in the United States to examine Kati Horna’s influential collaboration with the illustrated press. Featuring Kati Horna’s photographs displayed alongside the newspapers and magazines that put them in circulation, the exhibition will comprise some never-before-seen materials including contact sheets, montage cuttings, and personal albums.

Born in Budapest to a wealthy Jewish family, Kati Horna (née Katalin Deutsch Blau) settled in Berlin in the early 1930s and became part of a group of activists, artists, and intellectuals close to the dissident Marxist theoretician Karl Korsch and the dramatist Bertolt Brecht. At a time in which photojournalism was emerging as a phenomenon of mass culture, Horna was able to seize upon the field’s opportunities for professional, aesthetic, and political engagement. In 1933, forced to flee Germany due to the rise of National Socialism, she briefly returned to Budapest where she studied photography with József Pécsi. She then moved to Paris, living there until she left for Barcelona a few months after the outbreak of the Spanish Civil War. Coinciding with the 80th anniversary of the military uprising against the Spanish Republican government, the exhibition explores Kati Horna’s work as a photographer and photomonteur engaged in the construction of a forceful anarchist narrative. At age 24 she became one of the few women to photograph the frontlines of war. Her images appeared in a wide range of propaganda materials including brochures, newspapers, and wide-circulation magazines like Umbral, an anarchist weekly where she held the position of lead photographer and graphic director.

“This exhibition demonstrates that in order to grasp some of the subtleties and complexities of Horna’s mature work in Mexico it is crucial to consider the depth of her intellectual upbringing, the extent of her political radicalization as a young artist, and the true nature of her involvement with the anarchist fringe of the Spanish Civil War,” says curator Christina De León.

In 1939, following the war’s end, Kati Horna and her husband—Spanish artist José Horna—settled in Mexico City, where she began collaborating with the country’s illustrated press. Registering the city’s rapid transformation and cultural landscape in the mid-twentieth century, Horna’s photos appeared on the pages of magazines such as Nosotros, Arquitectura México, and Mujeres: Expresión Femenina. In Mexico, she was active in several artistic and intellectual circles. This included her friendships with Leonora Carrington and Remedios Varo, as well as her association with Mathias Goeritz, a seldom-recognized connection that proved to be one of the most fruitful partnerships of her career.

“Horna conceived much of her work as series for the illustrated press, some of them with a powerful narrative impulse,” says curator Michel Otayek. “We want to invite viewers to consider the circulation of Horna’s images in a wide range of print materials and get a sense of her intellectual sophistication, understated sense of humor, and fondness for collaborative work.”

In the 1960s, Kati Horna produced a remarkable body of deeply personal work, some of it as photo stories for magazines such as the avant-garde publication S.nob. Related to issues of gender, transience, and desire, these stories testify to Horna’s creative flourishing as a mature artist in exile. Parallel to these projects, Horna also undertook numerous assignments of architectural photography during this period. Her arresting formalist photographs of landmark modern Mexican architecture as in Ricardo Legorreta’s Automex factory in Toluca reflect Horna’s interest in pure form, a time she later remembered as the creative pinnacle of her life. In later years, Horna concentrated on her work as a teacher at the Universidad Nacional Autónoma de México and the Universidad Iberoamericana, serving as a mentor to numerous young photographers, including Flor Garduño, Victor Monroy, Estanislao Ortíz, and Sergio Carlos Rey.

Told and Untold: The Photo Stories of Kati Horna in the Illustrated Press will be accompanied by a hardcover, fully illustrated catalogue with contributions by Miriam Margarita Basilio, Christina L. De León, Andrea Geyer, Ana María Norah Horna y Fernández, Cristóbal Andrés Jácome, Michel Otayek, Maria Antonella Pelizzari, and Gabriela Rangel.

Told and Untold: The Photo Stories of Kati Horna in the Illustrated Press is presented by Americas Society in collaboration with Archivo Privado de Fotografía y Gráfica Kati y José Horna, S.C.

The exhibition is made possible by the generous support of PHILLIPS, lead sponsor of Americas Society’s Visual Arts Program, and by public funds from the New York City Department of Cultural Affairs, in partnership with the City Council. Additional support is provided by Genomma Lab Internacional, Mex-Am Cultural Foundation, the Smart Family Foundation, the Consulate General of Spain in New York, the David Berg Foundation, as well as AMEXCID, the Consulate General of Mexico in New York, the Mexican Cultural Institute of New York, and Aeroméxico.

Americas Society
680 Park Avenue at 68th Street
New York, NY 10065
www.as-coa.org

Elena Damiani @ Galerie Nordenhake, Stockholm

Elena Damiani, Impact Structures
Galerie Nordenhake, Stockholm

August 18 - September 24, 2016


Working with collage, sculpture, video and installations Peruvian artist Elena Damiani employs the disciplines of geology, geography, cartography, archaeology and astronomy to reinterpret such categorisations and the way we understand the world around us. Her fictional and constructed landscapes propose alternative readings of geological time, history and humankind’s classifications of evidence. For her first exhibition at Galerie Nordenhake Damiani uses sources such as NASA, the Lunar and Planetary Institute and the U.S. Geological Survey repository to present a framework of quasi-evidence on celestial bodies like meteorites and comets and their landfalls.The works in the exhibition comprise documentation of traces of surface impacts, celestial transits, and cosmic debris left by impact events. Scientific evidence merges with fiction revealing how technology informs our representations of nature, and examining what we actually know about the natural world and how that knowledge is produced.

Dust Tail is a mosaic collage of images of diverse comets’ blazing dust tails printed on silk chiffon. The semi-transparent print hangs, suspended in layers, forming a half ellipse that describes the orbital trajectory that the comet follows.

Impact Structures comprises found archival documentation and data on small fallen celestial bodies found on site in a large photographic series. These are presented alongside a diagram mapping the occurrence of these landfalls around the world. In an accompanying suite of drawings Elena Damiani describes the craters from colliding objects on the surface of the earth where impact records have not been obscured by geological processes or human alteration of the landscape.

The video work, Brighter Than the Moon, is composed of found footage of near-earth objects from a variety of sources such as ESA and NASA cross-spliced with microphotographs of meteorite samples. The asteroids, meteorites, and comets are shown partially, never in full. The multiplicity of images of disparate asteroid events interspersed with thin asteroid samples found on Earth creates a hybrid imagery in which macro and micro become one.

By re-assembling and reconstituting diverse scientific data and documentation Elena Damiani asserts the material’s latent ambiguity. Scientific source material, considered rational and immutable is presented as a cultural construct, subject to interpretation and infused with alternative value systems, redirecting for more poetic and suggestive readings. Damiani's construction of fictions both emulates and disrupts our methodology of constructing meaning and knowledge via empirical observations. Her work seeks to contextualise the human endeavour to gain understanding about the Earth within the magnitude of geological scales of time.

ELENA DAMIANI (born in 1979 in Lima, Peru) studied Architecture at the Universidad Peruana de Ciencias Aplicadas and subsequently transferred to the Escuela Superior de Bellas Artes Corriente Alterna where she graduated in Fine Arts in 2005. In 2010 she received her Masters in Fine Arts at Goldsmiths College, University of London. Her work has been exhibited at 13th Cuenca Biennial (upcoming), 11th Gwangju Biennale (upcoming),  the Museo Amparo, Puebla (2016),  IV Poly/Graphic Triennial San Juan, Vienna Biennale, 56th Venice Biennale,  MUAC Museo Universitario Arte Contemporaneo, Mexico City, Garage Museum of Contemporary Art, Moscow, MOCAD Museum of Contemporary Art Detroit (2015), Americas Society, New York, BIM Bienal de la Imagen y Movimiento, Buenos Aires (2014), Mercosul Biennial, Porto Alegre, Museo Tamayo, Mexico City, MAC Museo de Arte Contemporaneo, Lima (2013), Government Art Collection, London (2012), Museo de Bellas Artes de Valencia (2009), MAMBA Museo de Arte Moderno de Buenos Aires, IVAM Instituto Valenciano de Arte Moderno, Valencia (2007), Kunstmuseum, Bonn (2006). She was awarded the Commission for a permanent site-specific installation at the Americas Society’s David Rockefeller Atrium in New York (2014). She currently lives and works in Copenhagen and Lima.

Galerie Nordenhake Stockholm AB
Hudiksvallsgatan 8, SE-113 30 Stockholm

Galerie Nordenhake, Berlin & Stockholm
www.nordenhake.com