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July 30, 2013

Le Retable d'Issenheim déplacé dans l'église des Dominicains de Colmar durant les travaux d'extension du musée Unterlinden

Le ministère de la Culture et de la Communication, la mairie de Colmar et la société Schongauer annoncent que le Retable d'Issenheim sera déplacé dans l'église des Dominicains de Colmar durant les travaux d'extension du musée Unterlinden

Dans le cadre de l’agrandissement du musée Unterlinden réalisé par le cabinet d’architectes Herzog & de Meuron, et en liaison avec les services du ministère de la Culture et de la Communication, des travaux sont programmés dans la chapelle où est notamment conservé le Retable d'Issenheim (1512 -1516), chef d’œuvre de Grünewald pour les panneaux peints, et de Nicolas de Haguenau pour la partie sculptée.

Les travaux de charpente et de couverture prévus au-dessus de la chapelle du musée Unterlinden, ainsi que les mises aux normes muséographiques nécessitent des mesures de protection des œuvres conservées dans la chapelle, tout particulièrement du Retable d'Issenheim, chef-d’œuvre de l’art occidental. Dix-huit mois de réflexions et d’études ont permis d'identifier, évaluer et trouver les moyens de limiter les risques pour cette œuvre exceptionnelle pendant la phase de chantier. Les paramètres d'analyse ont porté sur l'architecture et le climat comparés de la chapelle du musée Unterlinden et de l'église des Dominicains située à quelques dizaines de mètres, sur les conditions de sécurité offertes par l'église des Dominicains et sur la faisabilité et le coût de différents scénarios. Ceux-ci proposaient soit la protection mécanique du retable in situ pendant les travaux de couverture, soit son transfert dans l’église des Dominicains.

Le scénario du déplacement a été retenu à la suite d’une concertation entre les services de l’État, la ville de Colmar et la société Schongauer qui ont estimé d’un commun accord que cette solution présentait un niveau de conservation et de sécurité comparable avec les conditions actuelles de présentation de l’œuvre. Les conditions climatiques de la chapelle et de l'église sont sensiblement identiques, ainsi que les relevés l'ont démontré. Le Retable d'Issenheim, installé dans le chœur de la chapelle, va donc être déplacé cet automne vers l'église du couvent des Dominicains sous la responsabilité de la société Schongauer avec l'accord de la ville de Colmar et de l'État, propriétaire de l'œuvre.

Les phases de démontage et de remontage seront assurées par un restaurateur et une équipe technique spécialisés. Les opérations de déménagement seront réalisées par un professionnel des transports et des mouvements d'œuvres d’art. Toutes ces manœuvres se feront en concertation avec les pompiers du Service départemental d'incendie et de secours de Colmar et les services de la Préfecture. Le Centre de recherche et de restauration des musées de France, service à compétence nationale du ministère de la Culture et de la Communication, assurera un suivi de l'ensemble de l'opération, jusqu'au retour du retable dans la chapelle du musée. Une convention entre la société Schongauer et le Conseil de fabrique de la collégiale Saint-Martin, gestionnaire de l’église des Dominicains, sera signée afin de valoriser la présentation du Retable d'Issenheim. Ce dernier sera visible pendant toute la durée des travaux, excepté lors des phases de montage et de démontage de l’œuvre à l’automne 2013 et fin 2014.

Ce transfert offre une occasion inédite dans l’histoire des collections du musée d’exposer autour du retable, l’ensemble de l’œuvre peinte du maître colmarien Martin Schongauer conservée à Colmar : le Retable d’Orlier (1470-1475), le Retable des Dominicains (vers 1480), conservés au musée Unterlinden et la Vierge au buisson de roses (1473) conservée dans l'église des Dominicains. 

Les œuvres d’artistes contemporains de Grünewald seront également présentées comme le Retable de Sainte Catherine et de Saint Laurent (vers 1510) et le Retable de Bergheim de Veit Wagner (1515-1517).

Au final cette décision a pu être prise suite à la réunion de concertation tenue à Paris le 5 juillet dernier et présidée par Vincent Berjot, directeur général des Patrimoines au ministère de la Culture et de la Communication, en présence du maire de Colmar, du président de la société Schongauer et du directeur régional des Affaires culturelles. Cette réunion a été suivie d’une deuxième, tenue à Colmar le 17 juillet, avec Marie‑Christine Labourdette, directrice des Musées de France, le maire de Colmar, le président de la société Schongauer et le directeur régional des Affaires culturelles. La décision prise est donc la conclusion commune des parties sur la base des travaux des deux réunions évoquées.

July 29, 2013

Paul Cocksedge: Capture, Friedman Benda, New York

Paul Cocksedge: Capture
Friedman Benda, New York
September 12 - October 12, 2013

Friedman Benda, NYC, will present PAUL COCKSEDGE: CAPTURE the British designer’s inaugural solo exhibition. Capture will introduce new works developed by Paul Cocksedge over the last four and half years that push the mediums of light and structure, including a large-scale light installation, a collection of dramatic, seemingly impossible, hand-wrought dome lamps, and Poised, a series of unyielding steel tables inspired by the delicacy of paper. Known for exploring the limits of technology, materials, and manufacturing capabilities, Paul Cocksedge Studio has produced both commercial and experimental work, as well as a series of high-profile public installations around the world. Capture finds Paul Cocksedge presenting a new series of concepts informed by his studio’s commitment to technological ingenuity, expanding the boundaries of physics, and the creation of works that are both thought provoking and unexpected. 

The works include Capture, a 5 ¼ ft (1.6 meter) hand-spun aluminum dome that appears to “hold” the peaceful glow of a warm white light. The piece is informed by a process of reduction—a recurring theme in Paul Cocksedge’s work—as it subtracts the typical infrastructure around light, instead creating a hemisphere that seems to stop light from escaping. For White Light, Paul Cocksedge will create a room within the gallery in which everything and nothing changes. For this work, the designer will create an illuminated mosaic of precisely calibrated and positioned colored panels on the ceiling of the gallery. The ceiling will slowly fade from a spectrum of colors to a warm white light, while the room itself will remain unchanged, demonstrating the ways in which we do and do not perceive the interplay of color and light.

The inspiration for Poised comes from the elegance and amenability of paper. Half a ton in weight, the steel table appears improbable upon investigation. Created following an intensive series of calculations regarding gravity, mass, and equilibrium, the table looks as though it is about to fall, but is perfectly weighted and stable. 

In addition to these new works, Paul Cocksedge will present three architectural models that take conceptual threads from Capture and White Light and reapply them to architectural settings outside of the gallery space. Central to Paul Cocksedge’s work is an appreciation for the ways in which people respond to and interact with his designs. As a result, potential real world applications of these new works will be explored in a series of architectural models.

FRIEDMAN BENDA
515 W 26th Street, New York, NY 10001
Gallery's website: www.friedmanbenda.com

July 25, 2013

La Nuit industrielle, Canal de Caronte, Martigues - Port-de-Bouc

La Nuit industrielle
Canal de Caronte, 
Martigues - Port-de-Bouc
31 août 2013

Tours en lumière, peinture sur film argentique, commémoration des trente ans de la ville des Ulis (91), Février 2007 © Kolektif Alambik

La Nuit Industrielle est l’un des projets majeurs de Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture. L’événement grand public propose le temps d’une soirée et d’une nuit le samedi 31 août 2013, un regard neuf sur le patrimoine et l’environnement industriel de Port-de-Bouc, Martigues et sur le territoire de la Communauté d’Agglomération du Pays de Martigues.

La Nuit Industrielle invite à redécouvrir et questionner son environnement, transformer le temps d’une nuit des lieux insolites en galeries d’art, en lieux de concerts, de rencontres, de découvertes et d’échanges. C’est bien la nuit que cette transformation est la mieux restituée, lorsque l’illumination des structures laisse percevoir de formidables exemples d’architecture industrielle. « Un autre regard pour découvrir toute la force d’un territoire industriel vivant ». Les photos qui illustrent ce post vous donne une idée de la perspective originale qu'offre l'illumination artistique. Oeuvre du collectif  Alambik, ces images proviennent de manifestations passées organisées aux Ulis et à Chalon-sur-Saône.

Nicéphore days, ancienne sucrerie de Chalon sur Saône (71), Décembre 2006 © Kolektif Alambik

La nuit Industrielle se décline en deux axes artistiques et esthétiques :
- un axe rétro / bleu de travail, hommage décalé et insolite au monde ouvrier 
- un axe futuriste / bleu électrique, miroir de l’industrie de demain

Des axes qui se fondent dans une nuance de bleu et sont reliés par des itinéraires pédestres et maritimes, avec des déambulations à pied, en bus, en bateau, des installations lumineuses, des visites déguidées, des concerts, des performances ...

Tours en lumière, commémoration des trente ans de la ville des Ulis (91), Février 2007 © Kolektif Alambik

L’événement se déroulera entre Port-de-Bouc et Martigues, le long du canal de Caronte, dans l’espace public traversant le paysage industriel nocturne et dans différents lieux : Théâtre des Salins, Théâtre Le Sémaphore...

Production : Marseille-Provence 2013. Coproduction : Théâtre des Salins (Martigues), Communauté d’Agglomération du Pays de Martigues, Villes de Martigues et Port-de-Bouc. Partenaire de l’événement : Ponticelli 

Expo Photos Antoine d' Agata, MuCEM, Marseille

Antoine D’Agata, Odyssées
MuCEM, Fort Saint Jean, Marseille
9 août - 23 septembre 2013

ANTOINE D'AGATA
Bloc Cherbourg persos 

© Antoine D'Agata

Antoine d'Agata, membre de Magnum photos, a suivi des migrants, en redonnant à chacun de leurs parcours, la dimension d’une odyssée personnelle. Aux frontières de l’Europe, à l’assaut de la citadelle, ils tentent tous avec des moyens différents d’en forcer l’entrée. Par la photographie et la vidéo, l’artiste propose d’accéder à la réalité de ces itinéraires, de partager le quotidien de ces anonymes, fait de routes, de foyers, de centres de rétention, de zones portuaires... Autant de road-movies à travers des paysages urbains, non identifiables, tous identiques, d’individus conscients de leurs conditions de vie de clandestins.

ANTOINE D'AGATA
Migrants 
© Antoine d’Agatha

ANTOINE D'AGATA
Migrants, Tripoli, 2011 
© Antoine d'Agata

ANTOINE D’AGATA - BIOGRAPHIE

Né en 1961 à Marseille, Antoine d’Agata quitte la France en 1983 pour une dizaine d’années. Alors qu’il séjourne à New York en 1990, son intérêt pour la photographie le conduit à s’inscrire à l’International Center of Photography où il suit notamment les cours de Larry Clark et de Nan Goldin. C’est en 1998 qu’il s’impose avec ses images prises à la frontière mexicaine. “Mala Noche” impose un auteur. Le monde de la nuit, son cortège de personnages troubles s’installe avec les séries “Vortex” et “Insomnia”.

Depuis quelques années, Antoine D’Agata s’est éloigné d’une certaine tradition photographique, et nous propose au travers d’un geste autobiographique une alternative à la fin du photojournalisme.

La photographie d’Antoine d’Agata est plus suggestion qu’identification, plus évocation que représentation. Fruits d’errances nocturnes associées à une part d’inconscience, conséquence de psychotropes, les images d’Antoine d’Agata versent dans le flou, la fuite jusqu’à un lyrisme noir, profond et rarement atteint.

Depuis dix ans, l’artiste, de nuit de préférence, parcourt le monde profitant de ses déambulations pour nous dépeindre un univers sombre et torturé. Dorénavant il nous fait pénétrer dans l’univers décalé de son propre vécu, faisant de nous des spectateurs mal à l’aise. 

En co-production Košice 2013, Bibliothèque et Archives Départementales des Bouches-du-Rhône, Atelier de Visu, Marseille-Provence 2013

Exposition réalisée dans le cadre du programme des Ateliers de l’EuroMéditerranée de Marseille-Provence 2013. Parallèlement à ses voyages, Antoine D’Agata a effectué une résidence au sein de la bibliothèque et des archives. 

MuCEM - Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Marseille
Site internet du musée : www.mucem.org

Expo Bad Girls, Metz, Frac Lorraine : Une collection en action

Exposition Bad Girls. Une collection en action
49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, Metz 
Jusqu'au 20 octobre 2013

Bousculer les idées reçues, déboulonner les préjugés, renverser les ordres établis,... En ces temps moroses pour les tenants du patriarcat, les Bad Girls revêtent leurs habits de combat et affirment haut et fort leur liberté. Face aux visions binaires qui mènent tous les jours un peu plus dans l’impasse sociétale, leur mot d’ordre est l’insoumission ! Uppercut vivifiant contre l’attentisme ambiant, cette exposition déconstruit les opinions qui prennent trop souvent l’allure de savoirs et s’attaque à ceux qui refusent d’imaginer un avenir meilleur parce que différent. Quand les Bad Girls dégainent leurs armes, c'est avec humour et insolence ! 

Sois belle et tais-toi !    

Années 1970, « le personnel est politique ». La Bad Girl enlève le haut et même le bas. La nudité est l’arme de la revendication : mon corps m’appartient ! A bas les canons de beauté conjugués au masculin, vive le sexe libre.

Dans sa série Hommage à... (photos ci-dessous), LILI DUJOURIE (1941, Gand, Belgique) reprend les poses des nus féminins qui abondent dans la peinture, la sculpture et la photographie : sous prétexte mythologique c'est l'occasion de renvoyer le spectateur à sa condition de voyeur. Entre fascination pour l’instant suspendu et voyeurisme désabusé, le corps se découvre dans une impudeur indifférente qui flirte avec l’ennui.

LILI DUJOURIE, Spiegel, 1976 
Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, Metz 
© Lili Dujourie

LILI DUJOURIE, Sanguine, 1975 
Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, Metz 
© Lili Dujourie

Pour Change. My problem is a problem of a woman, ce sont des rides, des varices et des cheveux blancs qu’ EWA PARTUM (1945, Grodzisk Mazowiecki, Pologne) se fait peindre sur la moitié du corps, l'autre servant de témoin à sa métamorphose. Sa nudité demeure froide et impassible : elle campe la « vérité nue », dégagée des stéréotypes contradictoires du mythe virginal et du fantasme sexuel.

Ce sont justement des fantasmes, envies et pulsions secrètes qu' ANNETTE MESSAGER griffonne sur des feuilles de carnets qu'elle livre en vrac. Autobiographie, fiction... l'artiste mêle délicieusement les genres dans ses albums-collections: composé de 76 dessins érotiques, Mes dessins secrets dresse en filigrane le portrait d'une femme comme les autres.

Sois (re)belle et bats-toi !    

Depuis toujours et sur tous les fronts, la Bad Girl se bat pour la cause commune : celle de l’humanité et de la justice. Jusqu'à faire de son corps une arme...

Dans le "doux foyer" où la gent masculine aime à la cantonner, elle fourbit les armes... Avec Semiotics of the kitchen (photo ci-dessous), MARTHA ROSLER (1943, New York, US) fait subir aux ustensiles de la bonne ménagère un sort contre-nature qui rend manifeste la frustration des femmes trop longtemps enfermées.

MARTHA ROSLER
Semiotics of the kitchen, 1975
Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, Metz
© Electronic Arts Intermix

Quand MARINA ABRAMOVIC (1946, Belgrade) s'empare d'un couteau dans Rhythm 10, c'est pour s'approprier un jeu viril et morbide, emblématique d’une humanité simultanément bourreau et victime d’elle-même. La tension est exacerbée par l’obsédante ponctuation sonore de la lame frappant le bois, qui brise le silence de la concentration et du suspens partagés.

Créée sous la dictature brésilienne, l'installation Entrevidas (photo ci-dessous) propose l’expérience intense d’un entre-deux de vie pour exorciser et subvertir la répression. ANNA MARIA MAIOLINO (1942, Scalea, Italie) y réinterprète avec de simples oeufs le dilemme du choix entre la vie et la mort. 

ANNA MARIA MAIOLINO
Entrevidas, 1981 
Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, Metz 
© Anna Maria Maiolino

Mettant en abîme par l’absurde le slogan sioniste « une terre sans peuple pour un peuple sans terre", RAEDA SA'ADEH (1977, Um El- Fahem, Palestine) se représente dans Vacuum (photo ci-dessous) dans le cliché de la ménagère qui « prêche dans le désert ». Sous son action le paysage et la sphère domestique ne font plus qu'un pour la femme palestinienne en état permanent de colonisation sous le joug conjugué du patriarcat local, de la tradition, du colonisateur et de l’imagerie occidentale. A travers elle, ce sont aussi les efforts incessants du peuple palestinien pour survivre au quotidien qui transparaissent. 

RAEDA SA'ADEH
Vacuum, 2007 
Vidéo, 17 min.
Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, Metz
Photo & © Raeda Sa’adeh 

Artiste activiste de l'espace public, LOTTY ROSENFELD (1943, Santiago, Chili) est une des fondatrices du collectif CADA formé en 1979 au Chili en réaction à la dictature du général Pinochet (1973-1990). Affichés sauvagement dans la ville dans le cadre d'actions éclair, leurs "No +" (No mas..., Assez...) sont des incitations à la révolution repris en masse par la population lors du référendum de 1988. Symbole d'opposition et signe de transgression, la croix est aussi le motif réaffirmé dans les performances A thousand crosses on the road (photo ci-dessous) pour exiger, encore et encore, la fin de toutes les dictatures. 

LOTTY ROSENFELD 
A thousand crosses on the road. Santiago, Chile, 1979 
Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, Metz
Photo : Rony Goldschmith © Lotty Rosenfeld

LOTTY ROSENFELD 
State Prision. Santiago, Chile. 1985
Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, Metz
Photo : Fedora Torreblanca © Lotty Rosenfeld

C'est la figure magnétique d’Andrea Wolf, martyre de la résistance kurde à l’état turc, qui est au coeur du film November. Sur un rythme haletant mêlant fiction et documentaire, HITO STEYERL (1966, Munich) reconstruit la lutte du peuple kurde à l'aune de sa personne. Une démonstration brillante de la manière dont la diffusion de l’information et la conservation d’une mémoire peuvent aussi entraîner des déviances et manipulations idéologiques et communautaires.

Notre corps est une arme - grévistes de la faim ne montre pas le mouvement entamé par des prisonniers politiques fin 2000 pour protester contre l'iniquité de l'état turc, ni les morts, ni l'assaut mené par les forces policières pour y mettre fin. Mais tout est là, en latence, dans le face-à-face avec deux femmes, deux survivantes dont la gravité des regards et les tics corporels révèlent les dysfonctionnements et handicaps, mémoire ancrée au corps de la force de leur engagement. CLARISSE HAHN (1973, Paris) filme au plus juste ce combat inégal, cet acte de résistance des dépossédées qui refusent le seul droit qui leur reste, celui d'exister, pour faire de leur corps une arme. 

Ainsi soit-elle !    

Sans héritage ni testament la Bad Girl s’invente un avenir radieux, libre de toute assignation sociale, sexuelle et raciale. Son histoire reste à écrire et surtout à vivre...

Prenant pour point de départ les extraordinaires autoportraits photographiques d'une domestique anglaise de l'ère Victorienne, le duo PAULINE BOUDRY, RENATE LORENZ fait rejouer dans Normal Work (2007) certaines de ses poses et travestissements, s'affranchissant ainsi des hiérarchies sociales de genre, de classe et de race. 

PAULINE BOUDRY, RENATE LORENZ 
Normal Work, 2007 
Collection 49 Nord 6 est - Frac Lorraine, Metz 
© Pauline Boudry, Renate Lorenz

Pour N.O. Body (2008), c'est la figure d'Annie Jones, célèbre femme à barbe américaine découverte par le cirque Barnum, qui est réactivée. Quand l’objet étudié se met dans la peau du scientifique, c'est le rire qui lui permet de redérouler l’histoire depuis un point de vue inversé... Dans ces allers-retours permanents entre passé et présent, le performeur WERNER HIRSCH/ ANTONIA BAEHR s'arrête sur des moments queer effacés ou illisibles et les revisite dans une perspective éminemment contemporaine.

Clémentine Delait (1865-1939)
Célèbre femme à barbe lorraine

FONDS REGIONAL D’ART CONTEMPORAIN DE LORRAINE, Metz
Site web : www.fraclorraine.org

July 22, 2013

Thomas Bayrle: Chrysler Tapete, CAM, St Louis, MO

Thomas Bayrle: Chrysler Tapete (1970)
Contemporary Art Museum St. Louis - CAM, Saint-Louis, MO
September 6 - October 27, 2013

THOMAS BAYRLE
Chrysler Tapete, 1970. 
Silkscreen print on paper, 15 3/8 x 33 7/8 inches. 
Courtesy the artist and Gavin Brown's enterprise. 
© Thomas Bayrle

This fall the Contemporary Art Museum St. Louis (CAM) presents Chrysler Tapete (1970) by the renowned German artist THOMAS BAYRLE as part of its ongoing Front Room projects series. 

A key figure in European Pop Art—often referred to as Grey Pop—Thomas Bayrle has worked in painting, sculpture, fashion, and graphic design since the mid-1960s. Chrysler Tapete is one of a number of wallpaper works Thomas Bayrle has created since the late ’60s. In it, single elements are repeated until their individuality collapses into a massive whole, suggesting tensions between a positive, collective experience and a feeling of stifling uniformity. 

Thomas Bayrle’s work explores how physical space, scale, and pattern can affect the viewer and provides an emphatic reminder of how our culture of mass production and consumption impacts our understanding of the world. With its dense visual presence, Chrysler Tapete contrasts with the spare forms on view in the concurrent Place is the Space exhibition. Both exhibitions coincide with the tenth anniversary of CAM’s building this fall and provide new ways to consider the space itself. 

THOMAS BAYRLE (b. 1937, Berlin) lives and works in Frankfurt am Main, Germany. His work has been presented in solo exhibitions at the Wiels Centre d’Art Contemporain, Brussels, Belgium (2013), the Museu d’Art Contemporani de Barcelona, Barcelona, Spain (2009), and the Museum Ludwig, Cologne, Germany (2008.) Thomas Bayrle has participated in such significant group exhibitions as documenta 13, Kassel, Germany (2012), Making Worlds, La Biennale di Venezia, 53rd International Art Exhibition, Arsenale, Venice, (2009), and the Fourth Berlin Biennial for Contemporary Art: Von Mäusen und Menschen / Of Mice and Men, KW Institute for Contemporary Art, Berlin, Germany (2006).

Thomas Bayrle: Chrysler Tapete is organized for the Contemporary Art Museum St. Louis by Dominic Molon, Chief Curator.

Contemporary Art Museum St. Louis - CAM
Museum's website: www.camstl.org

Artist Yu Fan, Amy Li Gallery, Beijing

Yu Fan: Floating Wall, Moving Sound 
Amy Li Gallery, Beijing
Curator: Liu Libin
Through September 3, 2013


Amy Li Gallery, Beijing, presents YU FAN Floating Wall, Moving Sound. As Yu Fan's first solo exhibition in Amy Li Gallery, it showcases five sculpture works including two very recent works Black Cats and Sitting Girls, which represent Yu Fan's new exploration of sculpture language. The exhibition is curated by Liu Libin - PHD of China Central Academy of Fine Art, well known art critic. 

The main difference of “Sculpture” as an art form from other artistic expressions is that: the sculptor reflects and creates on the basis of “physical form”, and the public sees it and perceives it on that same basis. The reality and fiction are two extremities of the “physical form”, and behind that lies the fascination of Yu Fan for extremities. If we consider “volume” as a straight line, reality and void are each at one end of that line. Take one point on that line, apply a rotation, and the two extremities are bound in a circle. Several “straight lines” then make a round surface, and that is three dimensional Yu Fan. These many lines could be internal questions about the art of sculpture, They could also be clues to Yu Fan's life, like career, ideals, etc. Each of these lines has two ends, the combination of which forms the borderline of the round surface. Yu Fan has a special predilection for this, and he touches it lightly, carefully. This “light and careful touch” is related to the atmosphere of vigor or pounding, sensitivity or morbidity that transcends his works.

Relief sculptures represent a large proportion of Yu Fan's works, and in this exhibition four works have been selected: Arthur in uniform, Leifeng Pagoda and Lily, Black Cats and Sitting girls. One can say that the first two still exudes the familiar characteristic of Yu Fan – namely freshness and purity, Black Cats and Sitting girls materialize Yu Fan's perspective, Black Cats shows a cat on a pedestal, and fixes seven positions of the cat falling to the ground. Chinese people believe that black cats can chase away evil spirits and sent them down South, making generations safe. But the fall of Yu Fan's black cat, its fear of falling, makes it seem closer to the Western interpretation. Sitting girls is composed by 16 girls’ relief sculptures. These girls are fashionably dressed, and are all in a reserved but desiring position, seemingly eager for something, to a certain extent, however keeping it in unspoken modesty. This again reminds me of Yu Fan “light and careful touch” towards the circumference. There are another two sculptures in this exhibition: Crane No.1 and Crane No.2. One is looking down, the other up, which corresponds precisely to what I was mentioning above, the reality and the void.

Place Yu Fan's works in an exhibition hall, and not only the relief sculptures will float, so will the walls; not only will you hear the sounds of nature, very clearly, these sounds will begin to move.

YU FAN is one of the most important artists leading the trend of chinese sulpture art. He was born in 1966 in Qingdao (Shandong province of China),graduated from the Sculpture Department of CAFA, currently works and lives in Beijing as vice director and professor of CAFA's Sculpture Department. His works have participated in numerous important exhibitions and art fairs in China and other countries, many of them have been collected by important art institutions.

AMY LI GALLERY - 摘自
54 Caochangdi (old airport road, Caochangdi Art District), Chaoyang District
BEIJING 100015, CHINA
Gallery's website: www.amyligallery.com

July 21, 2013

Paysages d’eau. Oeuvres impressionnistes de la première heure, Musée de Louviers, Eure

Paysages d’eau. Oeuvres impressionnistes de la première heure
Musée de Louviers, Eure
Commissaires de l’exposition : Philippe Piguet et Michel Natier
Jusqu'au 30 septembre 2013

Claude MONET
Blanche Hoschedé (Monet) peignant avec sa soeur Suzanne au bord de l’eau, 1887
Huile sur toile, 39 x 50 cm
Collection particulière

Inaugurée le mercredi 16 avril 1874 dans l’ancien local du photographe Nadar, au 35 boulevard des Capucines, à Paris, à deux pas de l’Opéra, l’exposition que l’histoire allait retenir sous le nom de « première exposition des impressionnistes » rassemble une vingtaine d’artistes.

Paysages d’eau, oeuvres impressionnistes de la première heure est l’occasion de faire découvrir un ensemble d’oeuvres d’une partie des artistes qui ont participé à une ou à plusieurs des expositions fondatrices de l’impressionnisme entre 1874 et 1886, en s’appliquant à mettre en exergue le thème de l’eau retenu par le festival Normandie impressionniste 2013. L’idée qui gouverne ce projet est de témoigner de la préoccupation de ces artistes novateurs dans le traitement du paysage marqué par la présence de l’eau, qu’il s’agisse de bords de rivières, de mer, de mares ou de simples événements climatiques où la lumière joue un rôle fondamental.

Edouard BELIARD 
Pontoise vue de l’écluse, 1872
Huile sur toile, 38 x 65 cm
Musée Camille Pissarro, Pontoise

L’exposition du musée de Louviers rassemble plus d’une quarantaine de peintures, dessins, gravures et céramiques de ces maîtres de l’impressionnisme, parmi lesquels figurent Edouard, Edmond-Joseph Béliard, Eugène Boudin, Félix Bracquemond, Pierre-Isidore Bureau, Adolphe-Félix Cals, Gustave Colin, Edgard Degas, Armand Guillaumin, Albert Lebourg, Stanislas Lépine, Claude Monet, Berthe Morisot, Joseph de Nittis, Camille Pissarro, Auguste Renoir, Henri Rouart, Alfred Sisley et Henry Somm.

Edouard BELIARD 
Le quai du Pothuis à Pontoise, effet de neige, 1875
Huile sur toile, 37 x 55 cm
Musée de l’Etampois

Issues pour l’essentiel de collections publiques ainsi que de deux collections privées, l’ensemble de ces oeuvres composent un tout atypique qui s’applique à faire valoir, par-delà le thème de l’eau, la grande diversité de la création artistique impressionniste. Si l’on rassemblait les quelques 1764 oeuvres des 56 artistes présentées au cours des huit expositions dites « impressionnistes », on prendrait vite la mesure de différences stylistiques notables. Phénomène d’époque à l’écho d’un monde en pleine transfor-mation, l’impressionnisme ne procède d’aucune doxa. C’est un mouvement - mieux une mouvance – qui s’est déterminée en toute liberté, comme il en était d’un moment de l’histoire de notre pays qui a gagné la sien-ne en se défaisant des oripeaux autoritaires de l’Ancien Régime et en instituant la République. 

On ne dira jamais assez l’étroite concordance qui existe entre ce qui désigne « la chose publique » et l’iconographie nouvelle qu’instruit l’impression-nisme dans le champ de l’art. Bien plus que n’importe quelle allégorie, scè-ne mythologique ou référence littéraire, ces « paysages d’eau » sont à la portée de tous. Ils invitent le regardeur tant à s’y retrouver dans la familiarité d’un site repéré que de s’y projeter sur le mode imaginaire, dans tous les cas de les appréhender dans un rapport mental au monde de la nature et à sa propre inscription à l’ordre de celui-ci. L’impressionnisme n’est pas qu’une simple esthétique, il est un mode d’emploi philosophique, une ma-nière de voir et d’être au monde.

Eugène BOUDIN
Sur la plage de Trouville, 1877
Huile sur toile
Musée des Beaux-arts de Reims

En parallèle à cet ensemble particulièrement singulier, est présentée une sélection de peintures des collections du musée de Louviers marquées par l’influence de l’impressionnisme, notamment de peintres de l’Ecole de Rouen : Frechon, Lemaître, Delattre et Pinchon, les unes datées autour de 1880, les autres dans la veine post-impressionniste.

Commissaires de l’exposition : Philippe Piguet, historien et critique d’art, et Michel Natier, directeur du musée de Louviers


Catalogue de l'exposition Paysages d’eau. Oeuvres impressionnistes de la première heure, par Philippe Piguet & Michel Natier, Coédition Musée de Louviers et éditions Point de vues, juin 2013, 22 x 22 cm, 120 p. Un très éclairant ouvrage que ne manqueront pas de se procurer ceux qui ont vu l'exposition et souhaitent s'y replonger chez eux, mais plus largement à conseiller à toutes celles et ceux qui s'intéressent aux peintres et à la peinture impressionnistes.

Exposition organisée par le musée de Louviers en partenariat avec l’Office de tourisme Seine-Eure.

Musée de Louviers 
Place Ernest Thorel, 27400 Louviers, Eure
www.ville-louviers.fr

July 19, 2013

Expo Antoine Corbineau, Galerie LJ, Paris

Exposition Antoine Corbineau, The Springboard 
Galerie LJ, Paris
Jusqu'au 31 juillet 2013

ANTOINE CORBINEAU
Exposition The Springboard
Courtesy Galerie LJ, Paris

La Galerie LJ présente The Springboard (Le Plongeoir), la première exposition personnelle d'ANTOINE CORBINEAU à Paris. 

Né en 1982 et diplômé du Camberwell College of Arts de Londres (BA 2006) et de l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg (MA 2007), Antoine Corbineau est un illustrateur reconnu qui développe également un travail de peinture. Très jeune, il est attiré par l’art « outsider », le folk art, l’art brut, avant même de découvrir et apprécier la peinture plus institutionnalisée. Ses références deviendront par la suite David Hockey, Raymond Pettibon, Edward Ruscha, ou encore les flamands Jérôme Bosch et Pieter Brueghel.

Les peintures d’Antoine Corbineau proposent une version imagée du concept littéraire de la dystopie (ou contre-utopie), sous la forme d’une pictographie mystique, presque opaque, qui pour autant délivre certaines clefs ouvrant à un panel d’interprétation large, des clefs parfois trompeuses ou des clefs qui n’apparaissent que dans la juxtaposition des travaux entre eux, comme plusieurs carreaux d’une même fenêtre, plusieurs hublots d’un même train, qui offrent un panorama continu souvent ponctué de phrases qui sont autant d’éléments à associer au reste de l’image, telles des clefs supplémentaires de lecture qui l’orientent et la brouillent à la fois. Par le biais de ces phrases Antoine Corbineau s’interesse au décalage entre l’image et sa perception, entre l’image et les mots que l’on pose dessus. 

ANTOINE CORBINEAU
Exposition The Springboard
Courtesy Galerie LJ, Paris

Antoine Corbineau : The Springboard
Le point de départ de cette exposition est l’extrait d’un texte d’Henry Miller (The Cosmological Eye, 1939) : « Au moment où je m’étais élancé du plongeoir, j’avais eu l’impression de quitter la terre pour toujours. Je me fichais royalement de me noyer (...) Quel sentiment merveilleux que de s’envoler en laissant derrière soi cet immonde fatras qu’on glorifie du nom de civilisation. A l’instant où j’avais refait surface, il m’avait semblé voir le monde avec un regard neuf. Plus rien n’était pareil. Les gens paraissaient étrangement lointains et détachés; ils étaient posés çà et là, comme des phoques se séchant au soleil. Ce que je voudrais faire comprendre, c’est qu’ils me semblaient totalement dépourvus de signification. Ils faisaient simplement partie du paysage, comme les rochers, les arbres et les vaches dans les prés ». 

Ainsi, les peintures présentées dans cette exposition (sur papier et sur toile), tout comme l’ensemble du travail d’Antoine Corbineau, proposent une vision de la nature comme elle est réellement, cosmique, c’est à dire une nature où l’homme n’est qu’un de ses composants. Les personnages représentés, comme dans la vision d’Henry Miller dans les eaux grecques, semblent s’extraire de leur place sur terre. C’est à la fois accepter de plonger, perdre ses repères, de fondre dans la matière et n’en devenir qu’un morceau indéfini.

Pour en savoir plus : www.antoinecorbineau.com

Galerie LJ [Lemarie Jeudy]
12, rue Commines, 75003 PARIS
Site web : www.galerielj.com

Expo Maria Tomé, Addict Galerie, Paris

Exposition Maria Tomé, La main de Dieu - Hand of God
Addict Galerie, Paris
Jusqu'au 27 juillet 2013

MARIA TOME
Switch Houses 2 #11, 2013
Tirage argentique sur papier Fujiflex, 100 x 71 cm
Courtesy Addict Galerie, Paris

Artiste de l’image, MARIA TOME improvise des histoires pour en extraire la mise en scène. Moins attentive à la narration qu’à l’acte de guider l’œil, son travail met en lumière l’inconscient de l’objet. Plutôt que de créer, elle choisie de "révéler", nous entraînant ainsi dans sa vision parallèle du quotidien. Laissant toujours une place au hasard, à l’accident, son travail aime se soumettre au fortuit et tente sa mise en relief afin de mieux l’apprivoiser.

Née au sud du Portugal au début de l’Afrique, ses racines auprès d’une mère couturière et d’un père tailleur lui apprennent le découpage. A 20 ans, attirée par la couleur et la lumière, Maria Tomé travaille la photo et devient assistante de James Lignier, photographe de nature morte, qui lui offre son premier argentique : un Nikon F3. Ce nouvel outil en main, pendant cinq ans, elle fait le tour du monde, suit l’apprentissage de l’école Louis lumière puis repart.

Le hasard, les rencontres, les différents métiers qu'elle occupe dans le cinéma, la mode sont autant d'expériences qui misent bout à bout racontent un peu de l'histoire qu'elle met en scène aujourd'hui. Mais, au-delà du regard, c'est par l'ouïe qu'elle se laisse guider, jamais très loin des concerts, où elle prend des photos, la musique baigne son univers, les musiciens deviennent les premiers acteurs de son approche artistique.

Lorsqu'en 1991, elle atterrie à l'hôpital FMR, ses rencontres avec Jean Luc Blanc, Jean Luc Verna, Aurèle et les FFF déclenchent de nouvelles envies. "Mon école d'art" c'est ainsi qu'elle baptise ces lieux.

En 1995, une autre rencontre marque le début d'une collaboration, toujours d'actualité, avec l'un des pères du Funk : George Clinton pour qui elle crée des costumes de scène entre autres pour les Grammy Awards en 1998. De même avec les FFF, qu'elle habille lors de leurs concerts. Réalisés à partir d'images brodées, de collages et d'impressions sur tissus, ses vêtements restent avant tout le support de son imaginaire. L'habit de scène devient l'espace de sa propre mise en scène. 

MARIA TOME
Switch Houses 2 #8, 2013
Tirage argentique sur papier Fujiflex, 100 x 71 cm
Courtesy Addict Galerie, Paris

Maria Tomé travaille aujourd'hui le découpage/collage et la photographie dans son atelier de L'île Saint Denis. Elle continue de poser son regard étrange et familier sur notre monde en appliquant dans des livres, magazines et catalogues d'Art certaines règles de vie de l'homme qu'elle met en scène : "Rien ne se perd", "Trocs", "Transferts de prisonniers" et "Switch Houses".

Dans la série Switch Houses, Maria Tomé travaille sur le choc des contrastes et différences de notre monde et ce par le choix des ouvrages qu’elle a choisis. La règle, est l'échange des éléments d'un livre avec les éléments d'un autre livre, en suivant l'ordre des pages. Ce protocole provoque des rencontres imprévisibles dont certaines images seront présentées en tirage photographique. 

C’est le Tome 2 de Switch Houses qui comprend trois livres, qu’ADDICT Galerie présente à l’occasion de cette première exposition personnelle de Maria Tomé à Paris. 

ADDICT GALERIE
14-16 rue de Thorigny, 75003 PARIS
Site web : www.addictgalerie.com

July 18, 2013

AJAP 2013 : Appel à candidatures, Concours architectes & paysagistes

AJAP 2013 - Lancement de la 21e édition des Albums des jeunes architectes et paysagistes : Appel à candidatures

Depuis hier, l’ensemble des architectes et paysagistes diplômés de moins de trente-cinq ans ont la possibilité de s’inscrire en ligne pour participer à la 21e édition du concours européen qui leur est destiné.

Les Albums des jeunes architectes et paysagistes sont un dispositif de promotion, destiné à favoriser l'accès de ces jeunes professionnels à la commande, notamment publique.

Les lauréats, qui seront sélectionnés à l'issue du concours européen par un jury prestigieux, bénéficieront pendant deux ans d'une campagne de promotion : exposition itinérante en France et à l'étranger, en partenariat avec la Cité de l'architecture et du patrimoine, catalogue et site internet dédiés, cercle de parrainage, etc.

En contribuant à affirmer le rôle central de l’architecture et du paysage au quotidien, les Albums des jeunes architectes et paysagistes constituent un maillon important dans la chaîne de promotion et de reconnaissance des professionnels du cadre de vie bâti par le ministère de la Culture et de la Communication.

Clôture des pré-inscriptions le 30 septembre 2013
Date limite de dépôt des dossiers le 31 octobre 2013
Pour en savoir plus sur le règlement du concours et s’inscrire en ligne :

www.ajap.culture.gouv.fr

Hommage à Gilles de Bure

Hommage à Gilles de Bure à la suite de son décès

Le ministère chargé de la Culture a rendu un hommage à Gilles de Bure décédé le 13 juillet, à Paris. Il avait 72 ans.

Journaliste, critique d’art, enseignant, commissaire d’exposition, Gilles de Bure nous laisse une quarantaine d’ouvrages consacrés au design, à l’image et à l’architecture, notamment de très belles monographies sur Christian de Portzamparc, Dominique Perrault, Bernard Tschumi ou encore Claude Vasconi.

Responsable de la Galerie d’actualité du Centre Pompidou à la fin des années 70 et premier directeur de la Grande Halle de la Villette dans les années 80, ce conteur né qui savait si bien défendre l’œuvre des autres avait été aussi un acteur pleinement engagé dans la politique culturelle de notre pays.

Gilles de Bure avait longtemps enseigné à l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs. Il savait admirablement faire partager ses passions, faire comprendre ce qu’il avait lui-même vu et compris avant beaucoup d’autres. C’était un véritable découvreur de talents et l’un de ces médiateurs indispensables qui suscitent les plus belles vocations, souligne le communiqué de presse, daté d'hier, du ministère chargé de la Culture.

Incendie hotel Lambert, Ile Saint Louis, Paris

Incendie de l'hôtel Lambert, Ile Saint-Louis, Paris

Dans la nuit du 9 au 10 juillet 2013, un incendie s'est déclaré dans l'hôtel Lambert classé en totalité au titre des monuments historiques. L'hotel particulier est situé sur l'Ile Saint-Louis, à Paris 4e. Dans un communiqué de presse paru aujourd'hui, le ministère en charge de la Culture précise que grâce à l'intervention des pompiers, sous la conduite de spécialistes du patrimoine, de nombreux décors remarquables ont cependant été sauvés, et plus particulièrement : les décors de la galerie d'Hercule de Le Brun, les décors de grisaille d'Eustache Le Sueur et de son école (murs et plafonds situés au 1er et 2ème étage de l'aile sur jardin), les éléments anciens des décors de la chambre des Muses et du cabinet de l'Amour et plus particulièrement le plafond de Simon Vouet et les voussures de François Perrier. La préservation de ces décors s'explique notamment par la qualité des restaurations menées sur l'édifice ces deux dernières années, en particulier le renforcement de tous les planchers.

Le principal dommage causé par l'incendie concerne le cabinet des bains, chef-d’œuvre d'Eustache Le Sueur, détruit en presque totalité. L'étendue exacte des dommages subis par une partie de l'aile droite est, suivant les autorisations de sécurité accordées, en cours d'étude. Rien ne subsiste de la couverture et de la charpente du bâtiment.

Le ministère de la Culture et de la Communication a mis en place les premières mesures d'urgence telles que le travail de séchage des œuvres et, par sécurité, la mise sous étais de l'ensemble des décors.

July 13, 2013

Exhibition 1,2,3, b4: A precursor of the Thessaloniki Biennale 2013 program

Exhibition 1,2,3, b4
A precursor of  the Thessaloniki Biennale 2013 program
Contemporary Art Center of Thessaloniki - SMCA, Greece
Through September 4, 2013


CHRYSE TSIOTA
Locus Suspectus, video installation and photographs, 2007
(c) Chryse Tsiota ; Courtesy SMCA / CACT, Thessaloniki

THEO PRODROMIDIS
The magnificent capital, video, 2007
(c) Theo Prodromidis ; Courtesy SMCA / CACT, Thessaloniki

On the occasion of the upcoming 4th Thessaloniki Biennale of Contemporary Art, the exhibition “1,2,3, b4” comes as a precursor of  the 4th Thessaloniki Biennale program. The title of the exhibition refers to the Biennales that took place in the city of Thessaloniki in 2007, 2009 and 2011, while the pun b4 (= before) refers to the upcoming 4th Biennale of Contemporary Art, which will be hosted in the city by September 18th, 2013 at various venues with numerous exhibitions and events.

AZAT SARGSYAN
Public Constructivism, photographic series, 2008
(c) Azat Sargsyan ; Courtesy SMCA / CACT, Thessaloniki

YANG YONGLIANG
Untitled, photographic series, 2009
(c) Yang Yongliang ; Courtesy SMCA / CACT, Thessaloniki

The artworks presented in the exhibition are productions of the previous Central and Parallel Programs (namely the three International Young Artists’ Workshops, as well as the last Performance Festival and the Public Screen Project) of the previous Thessaloniki Biennale of Contemporary Art in 2007, 2009, 2011. The works are donations from the artists to the collection of the State Museum of Contemporary Art and to the city of Thessaloniki. The artworks selected and included in the exhibition now get into a completely new context and they are connected in a different exhibition scenography. Artists from different countries and backgrounds coexist in a project preparing the ground for this  year's fourth edition of the Thessaloniki Biennale of Contemporary Art.

All works/projects reflect the ideological content of the previous Biennials, apart from reflecting individual and sociopolitical, international and local ideas and concepts. Abandoned places - “heterotopias”, social and labor inequalities, images of modern Greece and the Mediterranean region, symbols of oppression, ecological disasters, gender and identity issues are few of the ideas that coexist and interact. The exhibition, apart from summing up all the previous events, is in addition the documentation of an important project that is closely linked to Thessaloniki, continuing to contribute to the city’s life and cultural wealth, as well as important international coverage.

ELINA IONNOU
Composition with fence and plastic bags, installation, 2011
(c) Elina Ioannou ; Courtesy SMCA / CACT, Thessaloniki

NADIA AYARI
Without Walls: The new paintings of Thessaloniki, 2011
portable murals pasted on wood and photographs
(c) Nadia Ayari ; Courtesy SMCA / CACT, Thessaloniki

The artists and projects included:
Dimitris Ameladiotis, Untitled, installation, 2011
Elina Ioannou, Composition with fence and plastic bags, installation, 2011
Helen Mouzakiti, Untitled, photographic series, 2005-7
Theo Prodromidis, The magnificent capital, video, 2007
Chryse Tsiota, Locus Suspectus, video installation and photographs, 2007
Vahram Aghasyan, Ghost Town, photographic series, 2005
Tursun Ali, Life in Aral, photograph, 2006
Victor An, Requiem, photograph, 1989
Nadia Ayari, Without Walls: The new paintings of Thessaloniki, portable murals pasted on wood and photographs, 2011
Andrei Filippov, Saw, photomontage, 2006
Omid Salehi, Cane Land, photographic series, 2003
Azat Sargsyan, Public Constructivism, photographic series, 2008
Guram Tsibakhasvili, Interiors, photographic series, 2000
Yang Yongliang, Untitled, photographic series, 2009
The project Public Screen, 2007
Selected documented performances form the Thessaloniki Performance Festival, 2011: Nezaket Ekici,
Luigi Presicce, Kira O’ Reilly

Curators: Areti Leopoulou, Thodoris Markoglou, Art Historians & Curators SMCA / CACT
Museographer: Gianna Stavroulaki, Architect

On view at the SMCA through January 31, 2014: The Costakis collection and the Russian avant-garde. 100 years since the collector’s birth

CONTEMPORARY ART CENTRE OF THESSALONIKI (CACT) - STATE MUSEUM OF CONTEMPORARY ART (SMCA) 
Warehouse B1, Thessaloniki port area
CACT's website: www.cact.gr

July 11, 2013

Exposition Georges Braque,Grand Palais, Paris : Une exposition rétrospective majeure

Exposition rétrospective Georges Braque
Grand Palais, Paris
18 septembre 2013 - 6 janvier 2014

GEORGES BRAQUE
Grand Nu, 1907 à 1908
Huile sur toile, 140 x 100 cm. 
Dation Alex Maguy-Glass, 2002, Musée national d’art moderne 
© Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. Rmn / Georges Meguerditchian

GEORGES BRAQUE (1882-1963) est l’un des artistes majeurs du 20e siècle. Peintre, graveur et sculpteur, il fut d’abord en tant qu’initiateur du cubisme et inventeur des papiers collés, une des figures de l’avant-garde du début du siècle avant de recentrer définitivement  son  œuvre  sur  l’exploration méthodique et sérielle de la nature morte et du paysage qui font de lui le peintre français par excellence, héritier de Corot et de Chardin et dépositaire de la tradition classique mais aussi le précurseur de l’abstraction d’après-guerre.

Le Grand Palais accueille une rétrospective ambitieuse de son œuvre. Toutes les périodes de sa création y sont présentées, depuis le Fauvisme jusqu’à l’œuvre ultime qui culmine dans les séries éblouissantes des grands ateliers et des oiseaux. Le parcours chronologique insiste sur les temps forts de son travail, comme  le  cubisme,  les  Canéphores  des  années  vingt  ou  les  derniers  paysages  qu’aimait  Nicolas de Staël. Grâce à l’appui des collections du Musée national d’art moderne, Il rassemble les œuvres clés de l’artiste ainsi que les séries de variations thématiques  - paysages, guéridons, canéphores et ateliers – qui amplifient  et  résument  ses  recherches.  

D’autres  perspectives  sont  développées  dans  l’exposition : sa collaboration avec Pablo Picasso durant le cubisme ; l’étroite connivence de son art avec la musique, et sa proximité avec Erik Satie ; enfin sa complicité avec les poètes comme Pierre Reverdy, Francis Ponge et  René Char et les figures intellectuelles déterminantes de son temps comme Carl Einstein ou Jean Paulhan. 

Une section de l’exposition est quant à elle consacrée à l’œuvre de Georges Braque vue par les photographes Man Ray, Robert Doisneau ou Henri Cartier-Bresson.

Depuis la grande rétrospective organisée par l’Orangerie des Tuileries (1973-1974), aucune rétrospective complète de l’œuvre de Georges Braque n’a été présentée à Paris.

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux - Grand  Palais,  le  Centre Pompidou. Elle sera ensuite présentée au Museum of Fine Arts, Houston, 16 février - 11 mai 2014.

Commissaire de l'exposition : Brigitte Léal, conservateur au MNAM – Centre Pompidou
Scénographie : Didier Blin

PUBLICATIONS aux éditions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2013 :
- Catalogue de l'exposition : relié, 384  p., 340  ill.
- Braque avec Picasso : album de l’exposition par Pierre Daix, broché, 48 p., 40 ill.
- Le petit dictionnaire Braque du cubisme en 35 objets : par Dominique Dupuis-Labbé, broché, 136 p., 50 ill.
- Braque, l’expo : broché,  368  p., 214 ill. 
- DVD Le Mystère Braque par Michael Gaumnitz, 52 min.

HORAIRES OUVERTURE
du mercredi au samedi de 10h à 22h, le lundi  et  le  dimanche de 10h à  20h. 
Fermeture le mardi et le 25 décembre. Fermeture  anticipée  à  18h  les 1er et  2 décembre 2013.
Vacances  de  la  Toussaint  du  19 octobre au 2 novembre : tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 22h. 
Vacances de Noël du 21 décembre au 4 janvier : tous les jours (sauf le mardi) de 9h à 22h

GRAND-PALAIS, PARIS
Entrée Champs-Élysées

Un air de Renaissance. La musique au 16e siècle, Musée national de la Renaissance, Château d’Ecouen

Un air de Renaissance. La musique au 16e siècle
Musée national de la Renaissance, Château d’Ecouen
11 septembre 2013 - 6 janvier 2014

ZACCHIA PAOLO
Portrait d’un joueur de viole (détail)
Huile sur bois
Musée du Louvre, département des Peintures
© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Franck Raux

Entre la musique médiévale qui court à elle seule sur près de huit siècles et la musique baroque désormais bien connue des mélomanes, la musique de la Renaissance n’a encore fait l’objet d’aucune grande exposition. Celle-ci entend ainsi réparer cette injustice.

Destinée à tous types de publics, initiés ou non, cette exposition décloisonne les disciplines pour redonner à la musique la place de premier plan qu'elle occupait à la Renaissance, alors au cœur de la civilisation. Sacrée ou profane, elle rythme les existences de toutes les couches de la société. Les enfants jouent un rôle primordial pendant l’office religieux catholique où ils chantent les voix aiguës aux côtés des hommes assurant les voix graves. Les femmes, exclues des chœurs d’églises n’en pratiquent pas moins l’art musical. Elles se produisent entre autre lors des fêtes de cour. Instruments très prisés dans les milieux aristocratiques et bourgeois, épinette, viole ou luth sont joués dans l'intimité du foyer. 

Dès la fin du 15e siècle, cet art connaît des évolutions majeures : essor de la pratique instrumentale, évolution formelle et technique des instruments, professionnalisation des musiciens qui sillonnent l'Europe de cour en cour et diffusion accrue des œuvres grâce aux partitions désormais imprimées. La pensée réformée suscite un nouveau rapport à la musique, la transforme en profondeur et favoris la pratique amateur. 

Le 16e siècle  voit  aussi  émerger  de  grandes  figures  de  compositeurs  tels  Josquin des Près, Vittoria, Lassus, Claude Goudimel, Claudin Cermisy, Albert de Rippes, Jacques Arcadelt ou encore Tallis. Leurs réflexions mèneront à la naissance de l’opéra, l’Orfeo de Monteverdi pouvant être considéré comme aboutissement de la Renaissance et premier chef-d’œuvre du Baroque. 

Au-delà du divertissement, la musique, élément essentiel à toute bonne éducation comme le précise Baldassare Castiglione dans Le Livre du Courtisan (1528), accompagne la vie des princes jusque dans leur manière de gouverner.

Le visiteur pourra découvrir les instruments et les répertoires de cette musique,  les conditions matérielles de sa pratique ainsi que son rôle social, symbolique et politique, grâce à une centaine  d’œuvres réunies parmi lesquels instruments de musique, partitions et traités ainsi que des tableaux, gravures et dessins ou encore des objets d’art. Le parcours thématique abordera quatre thèmes essentiels pour permettre l'immersion dans la musique de la Renaissance : la musique sacrée, traditions et mutations ; la musique profane et l'essor de la pratique instrumentale ; le retour à l’Antique ; les fastes de cour : danses, fêtes, entrées royales.

Commissaires de l'exposition : Thierry Crépin-Leblond, conservateur général, directeur du musée national de la Renaissance, Benoît Damant, musicien, musicologue, commissaire scientifique, Muriel Barbier, conservateur du patrimoine au musée national de la Renaissance.

Publication aux éditions de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, Paris 2013 : Catalogue de l’exposition, 192 pages, broché

Cette exposition est organisée par le musée national de la Renaissance, château d’Ecouen, et la Réunion des musées nationaux - Grand Palais. 

Ouverture / Horaires : tous les jours sauf le mardi de 9h30 à 12h45 et de 14h à 17h45 (17h15 à partir du 1er octobre 2013)

Musée national de la Renaissance, château d’Écouen

July 7, 2013

Costakis collection & Russian avant-garde, SMCA, Thessaloniki

The Costakis collection and the Russian avant-garde. 100 years since the collector’s birth
State Museum of Contemporary Art, SMCA, Thessaloniki, Greece
Through January 31, 2014


© National Museum of Contemporary Art, Thessaloniki

2013 is an anniversary year for the State Museum of Contemporary Art -SMCA- in Thessaloniki, Greece, since it has been 100 years since the collector George Costakis was born in Moscow. On this occasion the SMCA holds a big exhibition, with over 250 artworks from the famous Russian avant-garde collection, dedicated to the collector himself, a large part of whose collection belongs to the Museum. The other part was donated by the collector himself in 1977 to the State Tretyakov Gallery in Moscow. 

GEORGE COSTAKIS in his apartment in Moscow.
Photo Igor Palmin, 1974
© National Museum of Contemporary Art - Collection Costaki

The collector GEORGE COSTAKIS
© National Museum of Contemporary Art - Collection Costaki

The Costakis collection is the largest collection of Russian avant-garde art (1900-1930) and has a great mobility in exhibitions all over Europe and the USA. It is a big presentation of the Costakis collection and the archive which follows and shows the collector’s gaze and method, through monographic artists’ presentations, enriched by guided tours, educational programs, talks, book presentations and lessons on the Russian avant-garde period. 

Among many others, on view are artworks by artists Kazimir Malevich (1879-1935), Solomon Nikritin (1898-1965), Ilya Chashnik (1902-1929), Lioubov Popova (1889-1924), Alexei Morgunof (1884-1935)

KAZIMIR MALEVICH
Portraiture, 1910
Gouache on paper
© National Museum of Contemporary Art - Collection Costaki

SOLOMON NIKRITIN
Man and Cloud, circa 1930
Oil on paper mounted on plywood
© National Museum of Contemporary Art - Collection Costaki


ILYA CHASHNIK
Σουπρεματιστικός Σταυρός [Souprematistikos (?) Cross], 1920-1921
Oil on canvas
© National Museum of Contemporary Art - Collection Costaki


LIOUBOV POPOVA
Κυβοφουτουριστικό Πορτρέτο [Cubist Futurism Portrait], 1914-1915
Oil on cardboard
© National Museum of Contemporary Art - Collection Costaki

LIOUBOV POPOVA
Architectural painting, 1918
Oil on canvas
© National Museum of Contemporary Art - Collection Costaki

ALEXEI MORGUNOF
Aviator, 1912-1913
Oil on canvas
© National Museum of Contemporary Art - Collection Costaki

This exhibition is part of the 4th Thessaloniki biennale of Contemporary Art 2013 (September 18, 2013- January 31, 2014)



Curators:  Maria Tsantsanoglou, SMCA Director,  Angeliki Charistou, SMCA Art Historian

STATE MUSEUM OF CONTEMPORARY ART
Moni Lazariston building (Northeast wing)
21 kolokotroni Str., Stavroupoli, Thessaloniki, Greece
Museum's website: www.greekstatemuseum.com