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July 22, 2011

Expo Le Plateau, Paris : Nul si découvert - Commissaire d'exposition : Guillaume Désanges


Commissaire d'exposition : Guillaume Désanges 
Nul si découvert / Void if removed / Erudition Concrète 4 
Frac Ile-de-France / Le Plateau, Paris  
Jusqu'au 7 août 2011 

LE PLATEAU, l'espace d'exposition du Frac d'Ile-de-France, à Paris, dans le 19e arrondissement, présente jusqu'au 7 août l'exposition NUL SI DECOUVERT / VOID IF REMOVED. C'est le quatrième et dernier volet du programme ERUDITION CONCRETE proposé par GUILLAUME DESANGES invité à concevoir depuis 2009 un cycle d’expositions au Plateau. S’inscrivant dans la continuité des précédentes, poursuivant ainsi une réflexion renouvelée sur l'art et le savoir, l'art et la connaissance, cette exposition prend comme point de départ trois histoires pour aborder, par l’art, l'idée d’expériences à la fois concevables et impossibles. 

Collage GD DR - Work Method
Avec cette exposition, Le Plateau offre à voir quelques bijoux de l'art contemporain, entre surréalisme et, surtout, art conceptuel. Sont exposées des œuvres de Bas Jan Ader, Eric Baudelaire, Bernard Bazile, Alighiero Boetti, Chris Burden, Coop Himmelblau, Marcel Duchamp, Ceal Floyer, Ryan Gander, Dora García, Joseph Grigely, Ann Veronica Janssens, Jiří Kovanda, João Louro, Julien Loustau, Daniel Pommereulle, Stephen Prina, Anna Maria Maiolino, Man Ray, Lawrence Weiner, Ian Wilson, Carey Young, Rémy Zaugg. 

JOSEPH GRIGELY
Joseph Grigely (né en 1956 à Longmeadow, vit et travaille à New York)
Remembering is a difficult job but somebody has to do it, 2004 
Courtesy Air de Paris, Paris  

ANN VERONICA JANSSENS
Ann Veronica Janssens (née en 1956 à Folkestone, Royaume-Uni, 
vit et travaille à Bruxelles, Belgique) 
Absence d’infini, 1991 
Sculpture miroir 
Collection du Frac des Pays de la Loire, Carquefou 
© Frac des Pays de la Loire, Carquefou 


Voici le trois histoires servant de point de départ à l'exposition - le texte est de Guillaume Désanges :

- Le lac Vostok, en Antarctique est une poche d’eau capturée sous une épaisse couche de glace, qui renfermerait potentiellement des formes de vie millénaires. Tentés d'aller vérifier, les scientifiques se l'interdisent encore puisque pénétrer cet espace altérerait immédiatement son équilibre supposé. Le dilemme entre accroissement de la connaissance et souci de conservation semble ici sans issue. La profanation du lac déclencherait la même bombe à « désagrégation spontanée » que dans la fameuse scène de Roma de Fellini, où le percement du métropolitain expose les fresques somptueuses d’une villa romaine à une disparition immédiate.

JULIEN LOUSTAU
Julien Loustau (né en 1971 à Saliès-de-Béarn, vit et travaille à Paris) 
Sub, 2006 
Nouveaux médias, vidéo 
Collection 49 NORD 6 EST - Frac de Lorraine, Metz 
© Julien Loustau 


- L’expérience du « chat de Schrödinger », est une parabole de la mécanique quantique, portant sur la désintégration des atomes. Supposons un chat enfermé dans une caisse avec une fiole de gaz mortel qui peut se répandre selon une certaine probabilité. Comment savoir si le chat est mort ou vivant sans ouvrir le coffre ? Tant qu’aucune vérification n’est effectuée, le physicien Ernest Schrödinger affirme que le chat est vivant et mort à la fois, « mort-vivant ». Non pas l'un ou l'autre, mais bien l'un ET l'autre, du moins jusqu'à l'ouverture de la boîte. C’est donc le moment de la vérification qui infléchit l’état de l’objet d’étude, qui sauve ou tue le chat.

MAN RAY

Man Ray (Philadelphie, 1890-1976, Paris)
L’Enigme d’Isidore Ducasse, 1920 (remade 1972) 
Machine à coudre, laine, ficelle 
Courtesy Marion Meyer Contemporain, Paris 
© Marc Domage

- Le LHC européen, l'accélérateur de particules le plus puissant du monde, doit permettre aux physiciens d’étudier les composants fondamentaux de la matière, en recréant les conditions qui existaient juste après le Big Bang. Lors de sa mise en service en 2008, un certain nombre de scientifiques ont réclamé la suspension de l'expérience par crainte de création de trous noirs qui auraient englouti la terre. L’accomplissement d’une expérience inédite peut susciter un accroissement considérable (de savoir, d’être, d’espace, d’énergie, etc.) comme aboutir à des pertes irréversibles, voire catastrophiques. Mais comment vérifier le bien fondé de ces craintes sans le tester ?

RYAN GANDER
Ryan Gander (né en 1968 à Chester, vit et travaille à Londres)
Latent Lament, 2008
Tirage photographique protégé de la lumière dans un sac en polyuréthane
Courtesy gb agency, Paris

ANNA MARIA MAIOLINO 
Anna Maria Maiolino (née en 1942 à Scalea, Italie,
vit et travaille à Sao Paulo, Brésil)
É o que sobra (Que reste t-il ?)
de la série Fotopoemaçao (Photopoèmaction), 1974 
Photographie analogique, impression numérique 
Courtesy Anna Maria Maiolino 

ANNA MARIA MAIOLINO
Anna Maria Maiolino 
Entrevidas (Entre deux vies) 
de la série Fotopoemaçao (Photopoèmaction), 1981 
Photographie analogique, impression numérique 
Courtesy Anna Maria Maiolino 

Dans ces perspectives, l’exposition présente des situations où l'observation anéantit l'observation. Précisément, des œuvres – sculptures, photographies, vidéos ou performances – qui sont d’autant plus frustrantes et fragiles que les phénomènes qu’elles contiennent ou abordent menacent de s’évaporer à l’ouverture. L’hermétisme attise la curiosité, encourage la violation du secret, mais maintient le savoir dans une spéculation pacifique, à distance, comme un mirage proposant la « figuration d’un possible » (Marcel Duchamp), et susceptible de susciter un vertige fantastique. Ce type de mécanisme « nul si découvert » concerne autant des configurations scientifiques, poétiques, que philosophiques et politiques. Mais l’expérience d’une expérience impossible n’est pas seulement un casse-tête métaphysique : il peut s’agir de situations très concrètes, physiques et sensuelles. L'art, dans sa capacité inégalée à formaliser des idées en dehors de tout système déterminé et de tout fonctionnalisme, est peut-être le lieu privilégié de ces expériences de « l'inexpérimentable », ces expressions de l'ineffable, ces impossibilités de la possibilité.

Une manière de clore ce cycle Erudition Concrète sur la connaissance par deux perspectives divergentes sans être contradictoires : l’irréductible inaccessibilité du savoir et l’infini de ses possibilités. 


BAS JAN ADER
Bas Jan Ader (né en 1942 à Winschoten, Pays-Bas, disparu en mer en 1975)
I’m too sad to tell you, 1971 
Film, projection
Courtesy Musée du Boijmans, Rotterdam 

COOP HIMMELBAU
Coop Himmelb(l)au (agence d’architecture fondée en 1968 à Vienne 
par Wolf Dieter Prix, Helmut Swiczinsky et Michael Holzer 
Basel Contact, 1971 
Tirages photographiques présentant des extraits du film 
Courtesy de l’artiste 
© Peter Schnetz


JIRI KOVANDA
Jiri Kovanda (né en 1953 à Prague, vit et travaille à Prague)
Pure and Clear (On the opening I was putting sweets into pockets of bags of visitors secretly), 3 mai 2007. 
Trafo Galerie, Budapest 
Photographie N&B, texte sur papier 
Courtesy de l’artiste et de la galerie gb agency, Paris 


ALIGHIERIO BOETTI
Alighiero Boetti (Turin, 1940-1994, Rome) 
Per filo e per segno, 1990 
Stylo à bille sur papier marouflé sur toile 
Collection du Frac Languedoc Roussillon, Montpellier 
© Jean-Luc Fournier


L’exposition Nul si découvert a bénéficié du soutien du British Council, ainsi que de Procedes Hallier. 
En collaboration avec Work Method. Avec le soutien de parisART. 

GUILLAUME DESANGES : critique d’art et commissaire d’exposition

Guillaume Désanges co-dirige Work Method, structure indépendante de production. Il est membre du comité de rédaction de la revue Trouble et correspondant français pour les revues Exit Express et Exit Book (Madrid). 

Il a coordonné les activités artistiques des Laboratoires d'Aubervilliers (2001-2007), et organisé les expositions Pick-Up à Public> (Paris), Intouchable, l'Idéal Transparence à la Villa Arson (Nice) et au Musée Patio Herreriano (Valladolid),  Jiri Kovanda vs Reste du monde, galerie gb agency (Paris), De Appel (Amsterdam), La Passerelle (Brest), Centre d'Art Santa Monica (Barcelone), Child's Play, Biennale Periferic, (Iasi, Roumanie), Nam June Paik Center (Corée du Sud). Il a également développé plusieurs projets curatoriaux de type performatifs comme  "Une histoire de la performance en 20 minutes" (Centre Pompidou, Paris / De Appel, Amsterdam /  Artists Space, New York / MacVal, Paris / U-Turn, Copenhague, etc..), "Vox Artisti, la voix de ses maîtres" (Halles de Schaerbeek, Bruxelles / University of Chicago / Bétonsalon, Paris), "Signs and Wonders" (Tate Modern, Londres / Centre Pompidou, Paris). 

En 2007-2008, Guillaume Désanges est commissaire d'exposition invité, chargé de la programmation du centre d'art La Tôlerie, à Clermont-Ferrand. En 2009-2011, il est commissaire associé au Frac Ile-de-France / Le Plateau, Paris et membre du comité technique du Frac Lorraine. 

FRAC ILE-DE-FRANCE 
LE PLATEAU, PARIS 
www.fracidf-leplateau.com

Site de Guillaume Désanges : www.guillaumedesanges.com

Le Frac Île-de-France est une initiative du Conseil régional d’Ile-de-France. 
Il reçoit le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC d’Ile-de-France et, dans le cadre de son action au Plateau, de la Mairie de Paris. 

Exposition Mircea Cantor au Credac, Ivry-sur-Seine - More Cheeks Than Slaps


Exposition Mircea Cantor, More Cheeks Than Slaps 
le Crédac, Ivry-sur-Seine 
Commissaire d'exposition : Claire Le Restif
16 septembre - 18 décembre 2011

MIRCEA CANTOR
Mircea Cantor, Tracking Happiness, 2009,
Vidéo 11’, Son : Adrian Gagiu
© Mircea Cantor - Courtesy de l'artiste et de la galerie Yvon Lambert, Paris

Pour sa première exposition institutionnelle en Ile-de-France, l’artiste et citoyen du monde MIRCEA CANTOR investit les nouveaux espaces du Crédac avec une sélection d’œuvres dont trois productions inédites, qui traitent des croyances et idéologies, entre quête du bonheur et réalisme parfois désenchanté. 

La fin de la transparence en art joue à plein dans l’œuvre de Mircea Cantor. Œuvre mystérieuse, aux multiples ramifications, elle plaide comme le dit son auteur pour « la nécessité d’incertitude ». Une œuvre qui va à contre-courant du besoin impératif actuel de tout connaître et de tout prédire. More Cheeks Than Slaps, titre choisi par Mircea Cantor pour son exposition, qui évoque directement la sentence de l’Evangile « tu ne rendras pas le mal par le mal... mais tu tendras la joue gauche », est aussi celui d’une des œuvres de l’exposition (More Cheeks Than Slaps, 2011). Ces mots sont écrits à l’envers par l’artiste, traduits formellement en néon et lisibles grâce à leurs reflets dans un miroir.

Les éléments qui constituent cette installation forment un passage qui relie la salle où est installée Rainbow (2011), et celle où se poursuit l’exposition, par la projection de Tracking Happiness (2009). Cette vidéo, accompagnée d’une musique de Adrian Gagiu, met en scène de manière quasi mystique un groupe de sept femmes. Telles des anges vêtues de blanc, elles se promènent en file indienne puis forment un cercle, pieds nus sur du sable fin, un balai à la main. Chacune des traces qu’elles laissent est balayée par la personne qui suit. Véritable image de paix, la scène se répète, à l’infini, comme un mantra. 

Dans une autre salle, Mircea Cantor exprime une toute autre position à travers Fishing Fly (2011), sculpture de 400 x 350 x 146 cm reproduisant une sorte d’avion fabriqué à partir de barils de pétrole récupérés. Equipé d’un hameçon doré accroché sous la carlingue, il évoque à la fois un avion de chasse et un leurre de pêche. Symbole de vitesse, de puissance et de conflit, le véhicule semble ici échoué.

Parfaitement ancrée dans son époque, l’œuvre de Mircea Cantor contient un mélange subtil de quête du bonheur, de désir utopique d’une nouvelle époque et de réalisme parfois découragé. C’est le cas de I Decided not to Save the World (2011), une vidéo d’à peine une minute où un petit garçon dit de manière angélique, franche et rieuse qu’il a décidé de ne pas sauver le monde.

Dans le même esprit, la vidéo Vertical attempt (2009), présente un petit garçon assis sur le bord d’un évier, s’apprêtant à couper, à l’aide de ciseaux, le jet de l’eau qui coule. Pour Mircea Cantor, c’est l’image de « la parfaite tentative d’atteindre l’impossible », brisant l’idée du cycle et du mouvement perpétuel.

MIRCEA CANTOR - BIOGRAPHIE

Né en 1977 à Oradea en Roumanie, Mircea Cantor s'intéresse aux mythes et aux symboles (qu’ils soient universels ou liés à son pays natal) ainsi qu’à la transformation des traditions culturelles, à ce qu'elles véhiculent en termes d'idéologie et d'un rapport fondamental au monde. Voyageur et citoyen du monde, Mircea Cantor renverse les conventions, préoccupé par l'alchimie des idées dans la circulation infinie de la pensée. Mircea Cantor se place à la croisée des sociétés, permettant ainsi des rapprochements de mentalités, réunissant passé et futur pour un présent ouvrant des possibles.

Lauréat du prix Ricard 2004 et nommé pour le prix Marcel Duchamp 2011, Mircea Cantor expose depuis 1999 dans des institutions importantes (Kunsthaus Zürich; Camden Arts Centre, Londres; Kunsthalle, Budapest; Kunsthalle Nürnberg; Museum Abteiberg, Monchengladbach; Modern Art Oxford; FRAC Champagne Ardennes ; Hirshhorn Museum, Washington ; MoMA, Tel Aviv Museum of Art…).

Mircea Cantor est représenté par Yvon Lambert, Paris, Dvir Gallery, Tel Aviv et Magazzino, Rome

Claire Le Restif - Commissaire de l’exposition 

Cette exposition du Crédac bénéficie du soutien de la galerie Yvon Lambert, Paris et de la Fondation d'entreprise Ricard.

CENTRE D'ART CONTEMPORAIN D'IVRY - LE CREDAC 
La Manufacture des Œillets <=== Attention, nouvelle adresse :)
25-29, rue Raspail
94200 Ivry-sur-Seine

www.credac.fr

Philadelphia Museum of Art: Outsider Art Works acquired by the PMA - Exhibition is planned for 2013


The Philadelphia Museum of Art acquires major private collection of works by self-taught artists through a donation from Jill and Sheldon Bonovitz. The museum become one of the major holdings of Outsider Art in the USA. An exhibition is planned for 2013. 

Approximately 190 works by self-taught artists have become promised gifts to the Philadelphia Museum of Art from Jill and Sheldon Bonovitz, who have assembled over the past three decades one of the finest collections of outsider art in private hands in the United States. Their donation, which the Museum will celebrate with an exhibition and catalogue in spring of 2013, will increase the Museum’s holdings of outsider art by more than sixty percent. Sheldon Bonovitz is a member of the Museum’s Board of Trustees.

The Philadelphia Museum of Art began acquiring works by self-taught artists in 1993 and has organized a major traveling exhibition in this field, James Castle: A Retrospective (2008-2009). The Museum currently owns approximately 300 works by more than 50 self-taught artists. It is committed to showing their work in the context of mainstream production, as it often resonates in evocative ways with major movements represented in the collection, such as Dada and Surrealism, and with many aspects of contemporary practice. This was demonstrated in an exhibition mounted in 2000, entitled When Reason Dreams: Drawings Inspired by the Visionary, the Fantastic, and the Unreal. The new promised gifts will place the Museum among the major public holdings of outsider art in the USA, along with those of the American Folk Art Museum in New York, the Smithsonian American Art Museum in Washington, D.C., the High Museum of Art in Atlanta, and the Milwaukee Art Museum.
“Jill and I are delighted to make this commitment of the works in our collection which have been selected by the Museum’s curators,” said Sheldon Bonovitz.  “With our gift, we are helping the Museum build recognition across a wide audience for the remarkable contributions of self-taught artists. We thank the Museum for recognizing the importance of self-taught artists within the broader field of contemporary art and hope that it will encourage other donors to help us further this important mission.”
“Jill and Sheldon Bonovitz have been pathfinders in this field,” said Timothy Rub, the Museum’s George D. Widener Director and CEO. “Their dedication to the work of self-taught artists and the exceptional vision they have brought to the development of their collection will now benefit the public and enable others to understand and appreciate this important, but little known aspect of modern and contemporary art.”
The exhibition planned for 2013 will focus on American artists active between the 1930s and 1980s, many of whom are African American, and will feature works by such iconic figures as William Edmondson, Bill Traylor, and Martín Ramírez, as well as by somewhat lesser-known but widely respected artists such as James Castle, Howard Finster, William Hawkins, and Elijah Pierce.
“Self-taught artists use a wide range of inventive working methods and often employ unconventional materials, including house paint, wood scraps, roofing tin, and shirt cardboard,” said Ann Percy, Curator of Drawings. “The individuality that characterizes the work and the artists’ methods of conceiving images independently of familiar styles, trends, or movements will appeal to a diverse audience interested in exploring new terrain in the art of the 20th and 21st centuries.”
Among the highlights of the Bonovitz collection are six works by William Edmondson (1874-1951), including the stone sculpture Horse. A retired janitor from Nashville, Tennessee, William Edmondson took up carving tombstones and outdoor stone ornaments in his mid to late fifties, sometime in the early 1930s. Over the next decade and a half he filled his back yard with small figures of birds, animals, and people, which he sculpted from found chunks of limestone using an old railroad spike for a chisel. Masterful in their simplification of form, pared down to the barest essentials, minimally articulated as to surface and texture, and almost geometric in their near abstraction, these works are today considered among the finest achievements of self-taught art in the United States.

Mexican-born Martín Ramírez (1895-1963), who ranks among the most respected self-taught artists in North America, is represented by seven spectacular works in the Bonovitz collection.  Working with found materials from the confines of DeWitt State Hospital, Auburn, California – diagnosed with schizophrenia, Martin Ramírez spent the greater part of his adult life in mental institutions – he reportedly employed ad hoc substances like spit, bread, and perhaps even mashed potatoes to bind together bits and pieces of used paper into large drawing surfaces.  On these irregular sheets he laid down thick, expressive crayon and graphite lines to create remarkably conceived, semi-abstracted images of trains, tunnels, Madonnas, horsemen, animals, and landscapes, often adding collaged elements from popular books or magazines.  Combined with the works by Martin Ramírez already owned by the museum, the Bonovitz gift will place Philadelphia’s holdings of this important artist among the finest in public institutions in the USA.

Known for his vibrantly colored, dramatically stylized paintings, William Hawkins (1895-1990) turned to art seriously at around age 85, after a life spent working – mostly in Columbus, Ohio – at jobs such as farming, truck-driving, demolition, and steel casting. The Bonovitz collection includes six major works by this artist, who employed brightly colored semi-gloss enamel paints, often poured directly onto large pieces of plywood or Masonite and energetically mixed, swirled, and scumbled with a stubby old paintbrush. His images, dramatic in effect and whimsical in composition, were derived from newspapers, magazines, photographs, and advertisements, and he often incorporated found materials into his works. In Boffo, the animal’s head and shoulders are built up with a heavy application of a bituminous substance such as tar or asphalt.

Bill Traylor (c. 1853-1949) 's works consist of flattened, simplified, and silhouetted images that are drawn with great skill and ingenuity on often-irregular paper or cardboard surfaces, as seen in House with Two Men, Dog, and Bird, one of a dozen superb works by the artist in the collection.  People, birds, and animals are in constant action in Traylor’s work, running, climbing, shooting, fighting, yelling, drinking, poking, chasing, pointing, or sitting, often within or on top of strange, unidentifiable geometric structures. Born a slave, Bill Traylor spent most of his life as a farmhand; however, for a few years in the late 1930s and early 1940s, homeless and in his late eighties, he drew pictures in pencil, colored pencil, and poster paint on found pieces of cardboard, making his art on a sidewalk in downtown Montgomery, Alabama.

Philadelphia Museum of Art
www.philamuseum.org 

July 17, 2011

Willem de Rooij: Crazy Repelled Firelight - Exhibition at Friedrich Petzel Gallery, NYC

NYC Contemporary Art Exhibition: Willem de Rooij, Crazy Repelled Firelight  
Friedrich Petzel Gallery, Chelsea, NYC

Crazy Repelled Firelight is a solo exhibition by Dutch artist Willem de Rooij in New York City at Friedrich Petzel Gallery.

Since 2007, Willem de Rooij has been producing abstract weavings that aim to generate meaning through the material they are made of, not through external references. The first weavings of this kind, originally produced for the 2009 Athens Biennale and shown in this exhibition, titled Silver to Gold (2009/2011). This artwork was industrially produced at Van Maele linen manufactures outside of Brussels and consists of five stretched pieces. The material developed for this work is a mixture of unbleached Belgian Linen and silver and gold-colored polyester threads. Through a step-by-step transition the monochromatic silver panels gradually change to gold through adjustments in the mixture.

Joining Silver to Gold in his exhibition, Willem de Rooij has produced four new handwoven works. These works show a gradual transformation in color through the production of the material they are made from. The first handwoven artwork, Black to Black (2011) gradates from shiny black to matte black. Rather than a treated surface, like that of a painting, this fabric panel is woven on a loom by placing black cotton lengthwise (the warp) and weaving 10 different mixtures of polyester sewing thread as well as reflecting synthetic strips crosswise (known as the woof). 

The second woven panel, Black to Brown (2011) also has a black cotton warp as a base that is then shot through with 10 different mixtures of black and brown polyester sewing thread, producing a slow gradation from black to brown. 

A third artwork, Digot Lovers (2011) an anagram of the words “silver to gold,” combines unbleached linen with silver and gold-colored polyester threads, gradating color from the unbleached linen to a combination of silver and gold thread which approach from either side of the lozenge. 

The fourth handwoven work on display, Mechanize Her Jenny (2011), is a pink monochrome produced from unbleached linen and a woof plied of 10 different shades of pink polyester sewing thread, so that the resulting image fluctuates in color depending on the physical position of the viewer. 

These four artworks were produced by Ulla Schünemann on a 200-year old loom at Handweberei Geltow outside Potsdam, Germany.

Willem de Rooij’s work is determined by the selection and combination of images in diverse media, such as sculpture, film, photography and text. His work analyzes the conventions of presentation and representation and assesses the tension between socio-political and autonomous image production. Where early film installations already had a sculptural quality, de Rooij's most recent exhibitions became works of art in their own right, often incorporating found materials or appropriated works of art. 

Bantar Gebang (2000), a 10-minute single take 35mm film, shows an early morning scene in a slum area in Jakarta, Indonesia. While the sun rises, the colors of the landscape are in constant flux. 

Orange (2004), a slideshow comprised of eighty-one 35mm slides that are all a different shade of orange, was shown at Friedrich Petzel Gallery in 2006. A wall text that accompanies this work associates prisoners’ attire on Guantanamo Bay with national identity in general and that of the Netherlands in particular. 

Bouquet V (2010) is a flower arrangement that exists of 95 different flowers, each individual species or type being present only once. 

Bouquet VI (2010) juxtaposes 100 black tulips with 100 white tulips. These works all test the capacity of supposedly objective entities (color, form, material) to simultaneously evoke and question social and political structures: difference, individuality, majority, change, and polarization. 

The notion of referentiality, and more specifically the development of strategies to bypass external references became important parameters in Willem de Rooij’s work over the last 5 years. Intolerance, shown at the Neue Nationalgalerie in Berlin in the autumn of 2010 is the most recent in a series of temporary sculptural installations that investigate whether it is possible to produce new works out of existing objects and artworks, rather than to use them as references.

SHORT BIOGRAPHY: WILLEM DE ROOIJ (born in 1969 in Beverwijk, Holland) studied at the Gerrit Rietveld Akademie in Amsterdam from 1990-95 and at the Rijksakademie from 1997-98. He has been a tutor at De Ateliers in Amsterdam since 2002 and Professor of Fine Arts at the Städelschule in Frankfurt am Main since 2006. De Rooij lives and works in Berlin. De Rooij worked and exhibited together with Jeroen de Rijke untill 2006, followed by exhibitions at K 21, Düsseldorf (2007) and at the Museo d’Arte Moderna di Bologna (2008). He received a Robert Fulton Fellowship at Harvard University in 2004 and represented the Netherlands at the Venice Biennale in 2005. His works are in the collections of the Stedelijk Museum, Amsterdam, Hamburger Bahnhof, Berlin, MUMOK, Vienna, and the Museum of Modern Art in New York. De Rooij will participate in group exhibitions at the Kröller Möller Museum, Otterloo, the Centro Galego de Arte de Arte Contemporanea, Santiago de Compostella, and PS1, New York later this year. A new installation at Bentheim Castle, Gemany and a large solo exhibition at the Kunstverein Munich, Germany will open early October.

Friedrich Petzel Gallery is located at 535 & 537 West 22nd Street, in Chelsea between 10th and 11th Avenues, New York, NY 10011. 
Website: www.petzel.com



This is Design in London Design Museum upcoming exhibition


Design Exhibition in London : THIS IS DESIGN 
Design Museum, London 
24 August 2011 - 22 January 2012 

Résumé en Français : voir plus bas :)

MOULTON BIKE, circa 1960 
Photo Courtesy Design Museum, London

This is Design is a celebration of the London Design Museum’s Collection, which examines the impact of design on the modern world, whilst also exploring the consequences of design and how it shapes our lives and contemporary culture. 

The Collection has been in storage for over five years and during this period it has been catalogued, conserved and documented. The Collection contains pieces ranging from early items of mass manufacture through to cutting edge contemporary design and includes furniture, fashion, transport, products, ceramics and graphics

CANDLESTICK TELEPHONE, circa 1920 
Photo Courtesy Design Museum, London

Design can help us absorb and adapt to change and make positive use of a modern world which could otherwise be confusing. By using themes such as Identity, Manufacturing Innovations, the Digital Revolution and Lifecycle the exhibition will look at how design provides a visual language to help use the objects around us.

Prototypes, drawings, couture samples, models, first editions and finished industrial objects will be on display demonstrating the design process and subsequent influence of design on the contemporary culture. The exhibition will also explore ‘quiet’ design, demonstrating how design surrounds us and how whether accidental or subtle, design plays a role in shaping the way we live and enables us to understand the world around us.

ANGELPOISE LAMP TYPE 1927
DESIGNED IN 1934 
Photo courtesy Design Museum, London

Highlights from the collection including the Anglepoise lamp, the original Mini and the Moulton bicycle will be displayed alongside large scale architectural models to include Sir Norman Foster’s HSBC Bank headquarters in Hong Kong, couture garments and street furniture, UK road signs and traffic lights will also be on display. 

Supplemented by loans and gifts, and celebrating new acquisitions to the collection, the exhibition also looks at the changing role of collecting design and future developments of the Design Museum Collection as it prepares to move to a new home at the former Commonwealth Institute. The new museum will provide dedicated gallery space to display the collection and celebrate the importance of design through a permanent display.

Curator: Alex Newson 

MARGARET CALVERT & JOCK KINNEAR 
ROAD SIGNAGE, 1965 
Photo courtesy Design Museum, London

Résumé en français : This is Design au Musée du Design à Londres est une exposition à venir qui débutera à la fin de l'été, le 24 août 2011 et sera visible jusqu'au 22 janvier 2012. Cette exposition présente une importante sélection du design anglais, d'hier à aujourd'hui, avec un large panel des différents types de pièces conservées. Cela inclut des objets décoratifs, des dessins ou croquis de designers, des vêtements typiques de la mode anglaise, des objets plus simples de la vie quotidienne, issus de la production de masse, aussi bien pour la maison ou le bureau que des équipements urbains ou des maquettes d'architectures. Bref, un très large éventail et en même temps un condensé du style britannique au travers de son design ancien, vintage, au design le plus contemporain. L'exposition a lieu alors que le Musée du Design de Londres va déménager dans l'ancien Institut du Commonwealth. Les pièces de la collection exposées sont présentées autour d'une problématique logiquement assez large étant donné leur diversité. Une problématique qui grosso modo tourne autour de la question du lien, de l'interaction, entre design, culture et mode de vie. Est ainsi à la fois abordé d'une part  l'impact du design sur le style de vie et d'autre part, en quoi le design est sous influence des évolutions culturelles mais aussi de l'économie et de l'évolution des outils de production. Une présentation thématique aussi, avec, par exemple les thèmes de l'identité, la spécificité culturelle, l'innovation dans le processus de production, la révolution numérique, le cycle de vie d'un produit... Alex Newson est le commissaire de cette exposition.

DESIGN MUSEUM, SHAD THAMES, LONDON SE1 2YD
Website: www.designmuseum.org

Expo Design Israelien, Bruxelles, Pierre Bergé et Associés

Expo Design Israelien : Promise Design 2011 
Pierre Bergé & Associés Bruxelles 
8 - 16 & 19 - 23 septembre 2011 


Promise Design 2011. C’est sous ce titre que le design israélien s’expose enfin hors de ses frontières. La maison Pierre Bergé & Associés accueille ces talents émergents en septembre prochain. 

Après l’Italie, durant la semaine du design à Milan en avril dernier, après une halte à Paris, Passage de Retz, lors des Designer’s Day en juin, l’exposition Promise Design 2011 s’installe à Bruxelles, chez Pierre Bergé & Associés en septembre prochain, dans le cadre de Design September. 

Il aura fallu compter sur l’acharnement d’Ely Rozenberg et du Professeur Vanni Pasca, les deux commissaires de l’exposition, pour réunir 50 créateurs israéliens et leurs projets. Un panorama de talents prometteurs qui ont pour nom Yaakov Kaufman, Ami Drach, Dov Genshrow, Chanan De Lange, Shai Barkan, Ezri Tarazi, Tal Gur, Talila Abraham, Ayala Zarfati, Hadas Armon, Bakery Studio (Gil Sheffi, Ran Amitai, Gilli Kuchik), Gal Ben Arav, Mika Barr ou encore Ofir Zucker.

ELI JACOBSON
Eli Jacobson, Moon Table 
Photo Courtesy Pierre Bergé & Associés 

OMRI BARZEEV
Omri Barzeev, Zaza Chairs 
Photo Courtesy Pierre Bergé & Associés
NIMROD SAPIR
Nimrod Sapir, My WayQuick 
Photo Courtesy Pierre Bergé & Associés
BAKERY DESIGN STUDIO
Bakery Studio, Jerusalem / Gil Sheffi, Ran Amitai, Gilli Kuchik  
Photo Courtesy Pierre Bergé & Associés 

GAL BEN ARAV
Gal Ben Arav, Bamboo Bench 
Photo Courtesy Pierre Bergé & Associés

La spécificité de ce design venu du Proche-Orient tient, notamment, dans un dialogue parfois difficile entre les industries et les designers, l’artisanat dès lors n’est jamais loin, marié pourtant aux technologies de pointe. Entre design expérimental, autoproduction et production en petites séries. Avec une belle ingéniosité, quelques questionnements sociétaux et un sens certain de l’innovation. 

Il suffira de se pencher sur ce banc écologique, ces chaises profilées, cet hélicoptère urbain, ces lampes fascinantes ou ce scooter électrique pour se convaincre que le design israélien a de beaux jours devant lui. 

« Le design israélien est le secret le mieux gardé du monde » avait écrit Mel Byars, historien du design, dans The Design Encyclopedia. L’exposition Promise Design prouve avec énergie que cette phrase peut désormais se conjuguer à l’imparfait. 

Cette exposition bénéficie de l'aide de l'ambassade d'Israël en Belgique

Promise Design 
Du 8 au 16 Septembre et du 19 au 23 Septembre 2011
De 10 à 18 heures dans le cadre de Design September à Bruxelles
www.designseptember.be

Pierre Bergé & Associés Bruxelles 
www.pba-auctions.com

July 16, 2011

L'art miroir de l'âme : expo et vente aux enchères organisée par Pierre Bergé et Associés contre le cancer et les troubles psychiatriques

Exposition / Vente aux enchères art contemporain 
I am hurt 
organisée par Pierre Bergé & Associés Belgique 
Entrepot Fictief, Galerie Jan Colle, Gand
Vente le 9 septembre 2011
Exposition : 4 - 9 septembre 2011


Pierre Bergé & associés Bruxelles organise une vente aux enchères d'art contemporain contre le cancer et les troubles psychiatriques au profit de l’hôpital Maria Middelaeres à Gand et du centre psychiatrique Saint Norbert à Duffel. 

JULIE SCHEURWEGHS
Julie Scheurweghs, ButterflyBone 
Photo courtesy Pierre Bergé & Associés

Cette vente particulière a vu le jour grâce à la rencontre entre Caroline Gentsch, Consultante au sein de Pierre Bergé & Associés (PBA) et Astrid David, jeune curatrice et initiatrice d’un projet qui porte le même nom, I am hurt. Ce projet entend parler d’art, de blessures et de vulnérabilité via des lectures, des échanges entre patients et artistes et des expositions d’art contemporain. 

RONNY DELRUE
Ronny Delrue, Hohenössig 
Photo courtesy Pierre Bergé & Associés

ROHAN GRAEFFLY
Rohan Graeffly, Paper Flesh 9 
Photo courtesy Pierre Bergé & Associés


KLAUS VERSCHEURE
Klaus Verscheure, War Kid 
Photo courtesy Pierre Bergé & Associés

Klaus Verscheure, artiste belge né en 1968, a réalisé en 2009-2010 une série de peintures émouvantes et assez déstabilisantes sur les enfants, dont des bébés, victimes de la guerre. La peinture à la gouache sur papier ci-dessus, présentée à la vente, est une des oeuvres de la série War Kids de Klaus Verscheure dont le but est ici de nous interpeller en nous plaçant face à une cruelle réalité : la mort de ces enfants. 

Les oeuvres proposées à la vente sont signées par les artistes : Franco Angeloni (IT), Ruangsak Anuwatwimon (TH), Guillaume Bijl (BE), Marie Julia Bollansée (BE), Charlotte Bouckaert (BE), Dirk Braeckman (BE), Fia Cielen (BE), Peter Depelchin (BE), Ronny Delrue (BE), Tom De Visscher (BE), Frederik De Wilde (BE), Honoré d’O (BE), Nick Ervinck (BE), Paya Germonprez (BE), Rohan Graeffly (BE), Melanie Lou Gritzka-del Villar (TH), Guilmot Coussement (BE), Adi Matei (RO), Michaël Matthys (BE), Robert Quint (DE), Steve Schepens (BE), Julie Scheurweghs (BE), Merlin Spie (BE), Noraset Vaisayakul (TH), Klaus Verscheure (BE), Vadim Vosters (BE).

Après la vente est organisée une soirée de performances : Lize Accoe (BE), Elke Andreas Boon (BE), Galerie Eyckerman-De Buysere (BE), Damian Marhulets (D), MARSYAS-Collectif (BE), Steve Schepens (DE), De Wolven van la mancha (BE), Soplarte. 

Depuis 2006, année d’ouverture de la salle de vente à Bruxelles, PBA développe les ventes d’artistes et de créateurs contemporains et valorise la création contemporaine avec des expositions monographiques, des éditions limitées et des remises de prix à des jeunes designers. A l'image de Pierre Bergé dont on sait l'engagement contre le sida et le soutien à la recherche médicale, PBA, au travers de ventes comme I am hurt joue un rôle de mécène dans le domaine médical.

Exposition pour la vente du 4 au 9 septembre 2011
Vente le 9 septembre 2011 à 20 heures

Galerie Entrepot Fictief / Jan Colle 
16, rue Jakob van Caeneghem - 9000 GAND
où l'exposition I AM HURT, art as a mirror of the soul débute le 14 août 2011
www.david-vzw.be

Site web de Pierre Bergé & Associés : www.pba-auctions.com

Street Scenes paintings by Daria Deshuk in NYC at New World Stages


NYC Art Exhibition: Flashback: Street Scenes by Daria Deshuk - The Larry Rivers Years 
New World Stages, NYC 
July 11 - September, 2011 


DARIA DESHUK


Flashback: Street Scenes by Daria Deshuk The Larry Rivers Years is an exhibition of 24 original oil paintings by Daria Deshuk. The show is on view at Gallery at New World Stages in New York City through September 5th, 2011, with an Opening Reception on Thursday August 4th, from 5 to 7:30 p.m.
“This series is about creating snapshots of life, my chosen imagery takes that reality and depth of the viewer to a level of universal and subjective intimacy. With paint and brush I strive to capture the essence and atmosphere of the ordinary and mindless vignettes of daily life,” said Daria Deshuk. “The work explores Intensity, Interaction, Passion and Mediation, the individual references the collective and art is created. The artist as voyeur steals selectively from the public environment of streets, parks, images that define a New York City American experience. Far beyond the standardized interpretation of reality provided by photography, painting allows me to capture the essence of human experience condensed into the stolen moment, my choices as an artist extend reality by leading the eye in the re-orchestration of light space and the pure beauty of paint itself,” concluded Deshuk. 
DARIA DESHUK studied art at Parson's School of Design she received her BFA in Painting in 1978. Daria found herself part of the exciting art scene in the early ‘80s living in the East Village, receiving a MFA in Painting from Hunter College. She was a member of PS 122 Artist Space, working and exhibiting for 10 years. Daria met the artist Larry Rivers and at the age of 22, began a companionship of 15 years. Their son Sam Deshuk Rivers was born in 1985.  Daria now resides in Bridgehampton, NY full-time, with her partner David Kushnir.

Gallery at New World Stages 
343 West 49th Street
NYC - USA

www.newworldstages.com

July 13, 2011

Street Art Expo-Pochoirs Zona Yarost au Point Bar à Paris


Street Art : Expo-Pochoirs 
ZONA YAROST 
Point Bar, Paris 
20-30 juillet 2011


ZONA YAROST


Yarost présente une exposition de pochoirs au Point Bar dans le 18ème arrondissement à Paris. Les amateurs de Street Art ne manqueront pas d'apprécier. Le vernissage a lieu le 20 juillet à partir de 20h sur fond de bande-son punk, rock alternatif... L'ambiance promet d'être très conviviale au 99 rue de Championnet.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas le Point Bar et ne veulent pas manquer cet événement, c'est au métro Porte de Clignancourt. 

Retrouvez Yarost sur son blog ZONA YAROST. La rubrique Street art présente quelques-uns de ses pochoirs et des vidéos. 

July 12, 2011

Passage de Retz in Paris : Not for Sale... L'exposition


PASSAGE DE RETZ 
NOT FOR SALE 

Le Passage de Retz n'est pas conçu par Jacqueline Frydman, fondatrice et directrice de cet espace dédié à l'art, comme une galerie d'art à proprement parler. Quoi qu'il en soit de la définition d'une galerie d'art, le fait est qu'elle aime y organiser des évènements artistiques originaux. C'est le cas de l'exposition qui débute ce 13 juillet. Jaqueline Frydman a invité des galeries parisiennes à lui prêter l'oeuvre dont elles ne voudraient jamais se séparer. "Cela dépend du prix" diront certains qui auront certainement raison, sinon pourquoi être marchand d'art ? Mais, étant donné le produit vendu, l'exposition NOT FOR SALE souligne le paradoxe ou le dilemme qui peut se poser au galeriste, au moins jusqu'à un certain prix, voire au delà. Chez le galeriste, en effet, sommeil souvent un collectionneur et, plus souvent encore, un amateur ou amoureux d'art. Et je suis certain que, finalement, cela arrive bien plus souvent qu'on ne le pense : non pas que le marchand d'art préfère garder une oeuvre à tout prix plutôt que de s'en séparer, mais, et cela répond à la même logique, soit navré de voir une oeuvre partir à un prix inférieur à la valeur qu'il lui accorde. En tout cas, ce serait une bonne idée d'aller voir cette exposition, histoire de découvrir l'oeuvre que chaque galeriste a choisi... de ne pas vendre ?



Exposition du 13 Juillet au 18 Septembre 2011.

PASSAGE DE RETZ
9 Rue Charlot
75003 PARIS

July 11, 2011

Galerie Forsblom, Helsinki: Summer Group Exhibition

Kesä - Sommar - Summer 2011 Group Exhibition
Galerie Forsblom, Helsinki
Through the end of Summer 2011 –)


Galerie Forsblom, Helsinki, celebrates the sunniest time of year with the group exhibition SUMMER 2011 that presents most of the gallery’s Finnish and international artists. The colourful and rich exhibition is like fireworks of contemporary art. The main gallery, corner gallery and studio show Finnish contemporary artists. Along with the Finnish contemporary artists Galerie Forsblom is showing also its international artists.

ARTISTS: SUMMER 2011 shows Johanna Aalto, Afrika, Martti Aiha, Tatiana Akhmetgalieva, Donald Baechler, Stephan Balkenhol, HC Berg, Ross Bleckner, Kari Cavén, Chen Jiagang, Johanna Ehrnrooth, Cris af Enehielm, Carolus Enckell, Mark Francis, Eric Freeman, Günther Förg, Susanne Gottberg, Keith Haring, Jacob Hashimoto, Secundino Hernández, Jenni Hiltunen, Veikko Hirvimäki, Jacqueline Humphries, Kaarina Kaikkonen, Ismo Kajander, Ola Kolehmainen, Markus Konttinen, Kukka, Lauri Laine, Sami Lukkarinen, Niko Luoma, Leena Luostarinen, Ryan McGinness, Jarmo Mäkilä, David Nash, Reima Nevalainen, Leena Nio, Jussi Niva, Pink Twins, Nina Roos, Teemu Saukkonen, Donald Sultan, Raili Tang, Marjatta Tapiola, Fanny Tavastila, Tommi Toija, Katja Tukiainen, Karina Wisniewska, Marianna Uutinen and Ea Vasko.

GALERIE FORSBLOM, HELSINKI
www.galerieforsblom.com

La collection contemporaine du MAHJ : un parcours - Eté 2011


Exposition d'art contemporain : La collection contemporaine du MAHJ : un parcours 
Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, Paris 
Jusqu'au 11 septembre 2011 

MUSEE D'ART ET D'HISTOIRE DU JUDAISME, PARIS,  ETE 2011

Artistes présentés : Kader Attia, Judith Bartolani, Pierrette Bloch, Christian Boltanski, Philippe Boutibonnes, Sophie Calle, Gérard Garouste, Moshe Gershuni, Antoine Grumbach, Anne-Valérie Hash, Mikhail Karasik, Moshe Kupferman, Serge Lask, Mikael Levin, Arik Levy, Deimantas Narkevicius, Michel Nedjar, Iris Sara Schiller, Micha Ullman, Max Wechsler, Boris Zaborov. 

Au cours de l'été, le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (Paris) propose un parcours original au travers d'une partie de son importante collection. 

Convier des artistes, des designers ou des architectes à intervenir dans le contexte de collections ou de monuments historiques est désormais une pratique répandue ; l’exercice est périlleux, mais stimulant. Constituer une collection contemporaine à partir de ces « rencontres », c’est-à-dire travailler dans le temps long, avec des artistes juifs ou non juifs, mais toujours dans une exigence d’ouverture, de résonance avec les thématiques développées dans le parcours permanent ou avec les objets qui y sont présentés, a été l'objectif du MAHJ dès 1998.

Christian Boltanski inaugura ce programme, en concevant Les Habitants de l’hôtel de Saint-Aignan en 1939, monument fragile qui traverse l’aile XXe siècle du musée. Jean-Pierre Bertrand, Arik Levy, Michel Nedjar furent invités à travailler sur les fêtes du calendrier juif, dont les thèmes nourrissaient, de manière souvent surprenante, leur création.

Le rapport au livre, au texte, à la langue est la trame sur laquelle s’inscrivent presque naturellement nombre des commandes et des acquisitions du MAHJ : Micha Ullman a créé, pour la collection du musée, cinq livres de sable ; Serge Lask et Judith Bartolani ont réalisé des œuvres qui associent mémoire et pratique compulsive de l’écriture.

Le prix Maratier, décerné tous les deux ans par la Fondation Pro-MAHJ, permet d’intégrer dans les collections des œuvres aussi différentes que celles de Max Wechsler, Pierrette Bloch, Iris Sara Schiller et Mikael Levin, au terme de débats passionnants avec des jurys attentifs à la complexité et la spécificité de la tâche du MAHJ.

La Nuit blanche est l’occasion, chaque année, d’une commande à un artiste pour l’espace de la cour d’honneur du musée. Parmi beaucoup d’autres, Kader Attia ou Antoine Grumbach s’y sont mesurés, travaillant l’un sur les symboles religieux du judaïsme et de l’islam, l’autre sur la construction de la cabane rituelle de la fête de Soukkot et l’espace juif.

La collection s’est ainsi enrichie, au fil des projets, d’œuvres emblématiques qui ont été complétées par des dons d’artistes exposés, de collectionneurs, d’associations et des dépôts, notamment du Fonds national d’art contemporain. Seule une partie en est présentée lors de l'exposition ; l’accrochage est conçu en écho à la collection ou par thématiques, la principale étant celle de l’écrit.

L’art contemporain investit donc, cet été, le parcours permanent ; et, en scandant certaines séquences, il appelle à le revisiter.

Commissaire de l'exposition : NATHALIE HAZAN-BRUNET
avec JULIETTE BRAILLON et SEGIRE GIRARD

MAHJ - Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, Paris 3e 

July 4, 2011

Expo + Livre J-B Coffinet Troyes : Une exposition "Précieux Moyen Age" au Musée Saint-Loup et un beau livre

Exposition + Livre : Jean-Baptiste Coffinet
Précieux Moyen Age. La collection Coffinet 
Musée Saint-Loup, Troyes
Jusqu'au 18 septembre 2011

Affiche de l'exposition - Musée Saint-Loup - Troyes

Au lendemain de la Révolution française, la préservation du patrimoine devient un véritable enjeu national et coïncide en 1837, avec la création des Monuments Historiques par l'Etat. 

Historiens locaux, amateurs d'art et archéologues participent, sur tout le territoire, à ce vaste mouvement qui montre un engouement particulier pour le Moyen Age. C'est le temps des voyages archéologiques à travers toutes les régions françaises et des ouvrages qui les accompagnent, dont le plus célèbre est celui initié par le Baron Taylor,  Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France.

A l'échelle du département de l'Aube, l'équivalent  de Taylor aura pour nom Arnaud, Gaussen, Fichot et bien d’autres, dont Jean-Baptiste Coffinet.

Secrétaire de l'évêché où il servira 20 ans, trois évêques successifs de Troyes qu'il accompagne à travers le diocèse, Jean-Baptiste Coffinet se découvre une passion pour l'histoire locale et le patrimoine. Il l'étudie et recueille de multiples témoignages souvent précieux (émaux, ivoires, manuscrits...) où domine le Moyen Age. Il  s'attache ainsi à des monuments (cathédrale, collégiale Saint-Etienne…) et des personnalités parmi les plus emblématiques de la période (Henri le Libéral, comte de Champagne…).

Collectionneur, il se fera aussi mécène de la cathédrale et des diverses institutions patrimoniales locales (la bibliothèque, les archives et notamment le musée, dont il devient le conservateur de l'archéologie en 1863).

A sa mort en 1882, la mise en vente de sa collection, permet l'acquisition, par la Société Académique, de nombreux objets qui s'ajoutent aux pièces léguées au musée, constituant un ensemble remarquable d'objets d'art du Moyen Age. 

La Dormition de la Vierge
14e siècle
Plaque en ivoire
Inv. 882.37
Photo J.-M. Protte, Musées de Troyes


Ce sont ces pièces rares et précieuses des collection du musée, mais également des archives, de la bibliothèque et de la cathédrale qui sont présentés dans cette superbe exposition qui emène le visiteur dans un voyage à travers le temps qui le mène au Moyen Age. L'exposition s'accompagne d'une très belle publication.

LE LIVRE : JEAN-BAPTISTE COFFINET

Jean-Baptiste Coffinet
Un livre de Nicole Hany-Longuespé
Tirage à 800 exemplaires
En vente à la Maison du Boulanger 
et au musée Saint-Loup - 18 €


C'est la parution du livre de Nicole Hany-Longuespé, édité par la Maison du Boulanger, qui a été le prétexte de l'exposition. Le titre du livre : Jean-Baptiste Coffinet. Historien local, archéologue, collectionneur, mécène.

L'auteur, Nicole Hany-Longuespé, est docteur en Histoire de l'art et Histoire, conservatrice honoraire des Antiquités et Objets d'Art de l'Aube, elle s'est particulièrement attachée au trésor de la Cathédrale, riche de 295 pièces.

L'éditeur, la Maison du Boulanger a pour mission de réaliser une programmation d'animations culturelles dans les domaines du spectacle vivant, de la musique, des arts plastiques, de l'édition et du livre. Elle édite des ouvrages dans lesquels la ville, les hommes et le patrimoine troyen sont au cœur de la préoccupation littéraire. Cet éditeur local inaugure avec ce livre consacré à Jean-Baptiste Coffinet une collection dédiée aux figures auboises.

Eléments biographiques sur Jean-Baptiste Coffinet

Mais qui fut donc ce Jean-Baptiste Coffinet, ce chanoine qui œuvra toute sa vie dans la bonne ville de Troyes ?

Curieusement, à ce jour, aucune rue, place ou impasse de Troyes ne porte son nom…  Il est connu de certains historiens locaux, voire historiens étrangers, tels ces chercheurs de l'Université de Liège qui s'intéressent aux émaux mosans qu'il légua au musée Saint-Loup et au trésor de la cathédrale de Troyes, mais pratiquement pas de nos concitoyens. Pourtant, le premier objet cité dans le catalogue de vente de son cabinet d'art, après son décès en 1882,  une  grande plaque  de châsse  byzantine,  figure dans les riches collections du musée de Cleveland.

Quel fut son parcours ? Brillant séminariste, il devint, très jeune, secrétaire de l'évêché où, durant vingt ans, il servit trois évêques. En accompagnant ces prélats dans leurs visites épiscopales, il prit connaissance des richesses patrimoniales du diocèse. Dans le sillage de Guizot et des Monuments historiques, il conseilla les curés pour qu'ils veillent au bon entretien de leurs églises et du mobilier religieux qu'elles renferment.

Dans sa vie privée, il devint très vite un collectionneur passionné et avisé. Ses acquisitions furent soit des objets archéologiques, tels ce vase étrusque du Ve siècle avant notre ère ou ce bracelet en or d'époque celtique (IIIe siècle avant notre ère), soit des objets à connotation religieuse, le plus souvent d'époque médiévale : émaux mosans, manuscrits comme le précieux évangéliaire de l'abbaye Saint-Loup (XIIe sièclee), sceaux, orfèvrerie religieuse, ivoires, statuettes, monnaies, tableaux dont le symbolique portrait (début XVIe siècle) du comte Henri Ier le Libéral dont il admira tant les « largesses ».

Il collectionnait pour son plaisir mais aussi pour  enrichir nos collections patrimoniales et, peut-être à l'image du comte de Champagne, se fit-il mécène du trésor de la cathédrale, de  la bibliothèque, du musée où il fut conservateur de l'archéologie. Trois lieux où il œuvra durant de longues années.

Conservateur du patrimoine avant l'heure, il sauvegarda ces œuvres d'une dispersion certaine et nous pouvons toujours les admirer, aujourd'hui.

Ces objets, avec lesquels il vécut, l'incitèrent à en retracer l'histoire et firent de lui un historien local à part entière. Ses nombreuses publications, tant dans différentes revues nationales que dans les Mémoires de  la Société académique de  l'Aube,  font autorité et sont toujours consultées avec intérêt.

MUSEE SAINT-LOUP, TROYES

Selma Alacam, Nicolo Degiorgis. Exhibition curated by Luigi Fassi at ar/ge kunst Galerie Museum, Bolzano, Italy

Photos & Videos exhibition: Selma Alaçam - Nicolò Degiorgis
ar / ge kunst Galerie Museum, Bolzano, Italy 
Curated by Luigi Fassi
Through 30 july 2011

NICOLO DEGIORGIS
Nicolò Degiorgis
Hidden Islam - Islamic makeshift places of worship in north - east Italy, photographs and slide show (2009-11)
Courtesy of the artist

The artists Selma Alaçam (born 1980, lives and works in Karlsruhe, Germany) and Nicolò Degiorgis (born 1985, lives and works in Bolzano, Italy) analyse within their work the crucial subject matter of the relationship between Islamic culture and contemporary Western culture as it exists in Europe. How informed is mainstream public opinion in Europe about Islamic immigration to the European continent, and about the perspectives on integration of the people who actually come from Muslim countries? Moving from the particular matters of their own cultural perspective, Alaçam and Degiorgis develop individual strategies for their artistic research, with both following the common goal of emphasizing a wide range of elements which are suppressed within the public debate in Europe. In this way, both artists contribute to an increasingly complex and articulated reflection on the subject matter which they deal with.

NICOLO DEGIORGIS
Nicolò Degiorgis
Hidden Islam - Islamic makeshift places of worship in north - east Italy, photographs and slide show (2009-11)
Courtesy of the artist


Hidden Islam (2009-2011) is a photographic project by NICOLO DEGIORGIS, an investigation of Muslim prayer rooms spread all over Northern Italy. Degiorgis' work began as participation within a research project on the instruments and methods of multicultural integration conducted by the University of Trieste. Degiorgis took photographs of the improvised prayer rooms in which the Muslims in contemporary Italy exercise their faith, i.e. spaces found at the outskirts of big cities, abandoned and precarious locations such as former garages and industrial buildings. The photographic selection chosen by the artist connects specific private and cultual details of Islamic religiosity with images that document the diasporic nature of Italian Islam during recent years. Here, precariousness and decline become characteristics of survival, as the iconic signs of an anonymous and hostile metropolitan area. Thus, Degiorgis shows photographic images that are configured much like complex texts, in which the nullification of the architectural and urbanist context of the periphery of Italian cities appears to be subjected to the possible sense of relief determined by the rise of a different and migratory culture – such as the Islamic culture – which nowadays is present across the entire national territory. These images are consistently framed by liturgical scenes of prayers conducted within the places photographed. Breaks of light and improvised details of the image narrate the physical presence of the prayer, the moment of unification and consistency of the collective history of the Muslim communities in Italy. In this way, Hidden Islam traces another complex and problematic picture of contemporary Italy, and reveals the difficulties of this country to conceive itself as a contemporary society that has completely developed a sense of civil progress. 

SELMA ALACAM
Selma Alaçam
Istiklal Marsi / Turkish National Anthem (2010)
DVD loop; 4:28 min
source: YouTube
Courtesy of the artist

The work of SELMA ALACAM is focused on the question of identity. Within her work, the artist analyses in many ways her relationship to her own history as a dual citizen of Germany and Turkey who has grown up in Germany according to the educational models of Islam. Using family documents, ready-mades and self portraits, the artist employs a range of conceptual instruments that deal with a sort of reflection, not far removed from feminism, on the role of identity and social history.

Isolated and Protected (2009) is a video installation consisting of seven monitors on which the artist shows domestic scenes of Turkish Muslim families in Germany. Nonetheless, the visibility of the screen is obstructed by patterns on a curtain which veils the screen. The decorative patterns follow the Arabic tradition of applying them on the outside of windows of private homes in order to protect the residents from being visible to onlookers outdoors. The spectator therefore has only limited and partial access to what is happening, an interrupted visibility that “isolates and protects” the image from the gaze of strangers. In this way it is also a symbol of the complex system of communication and cultural exchange between Western and the Islamic societies in contemporary Europe. 

The video work Haare (2009) also intervenes with a similar aspect, with the artist here showing herself as she combs her hair. At the end she puts a wig on her head which is identical to her own hair. The scene shows a strategy used by many young Turkish women in order to remain loyal to Islamic interdict (which forbids women to show their own hair) while at the same time refusing to abandon the ambition to dress up. The gesture of the artist alludes in this way – quite ambiguously and without direct comment – to a possible modernisation inside Islam as it exists in Europe, and to a young generation of Muslims that are challenged to re-conceive the rules of their own religion in order to participate in Western life.

SELMA ALACAM
Selma Alaçam
Istiklal Marsi / Turkish National Anthem (2010)
DVD loop; 4:28 min.
source: YouTube
Courtesy of the artist

The video work Turkish National Anthem (2010) shows the political sensibility of the artist. It consists of video fragments the artist downloaded from YouTube which display some Turkish children in various private and public contexts while they sing with great emphasis and emotion the national anthem of their country. Left with no comments or alterations, the work provokes a restless sense of discomfort and unease in the spectator, because the national anthem appears as an aggressive instrument, a model of division between those who can identify themselves with it and those who are excluded.

Free entrance

Support: Provincia Autonoma di Bolzano, Alto Adige, Deutsche Kultur
Fondazione Cassa di Risparmio, Alto Adige
Città di Bolzano, Ufficio Cultura

AR / GE KUNST
GALERIE MUSEUM
Via Museo 29
39100 Bolzano
ITALY

www.argekunst.it