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April 12, 2004

Giuseppe Penone. Exposition rétrospective 1968-2004, Centre Pompidou, Paris

Giuseppe Penone. Exposition rétrospective 1968-2004
Centre Pompidou, Paris
21 avril - 23 août 2004


Le Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, présente pour la première fois, une exposition rétrospective de plus de 90 oeuvres de Giuseppe Penone, une des figures de la scène artistique internationale.

Il est associé au mouvement de l'Arte Povera, mouvement fondé par le critique d'art Germano Celant à la fin des années 1960, qui prône le retour de l'art à l'essentiel en engageant notamment une réflexion sur la relation entre nature et culture.

Menant une trajectoire singulière au sain de ce mouvemet, Giuseppe Penone a développé une oeuvre sculpturale extrêmement personnelle qui se caractérise à la fois par l'émergence d'une interrogation sur l'homme et la nature, et par la beauté de ses formes et de ses matériaux.

L'exposition s'articule autour d'un ensemble de grandes installations, ponctuées par des salles thématiques qui permettent une confrontation vivante des oeuvres. A l'occasion de cette retrospective, une oeuvre monumentale intitulée Cèdre de Versailles (Cedro di Versailles) prend place dans le Forum.

Par cette rétrospective, le Centre Pompidou réaffirme son engagement envers l'oeuvre de Giuseppe Penone dont il possède un large fonds, enrichi en 2001 de deux oeuvres majeures : Respirer l'ombre et Peau de feuilles.

L'exposition sera ensuite présentée à la CaixaForum à Barcelone du 30 septembre 2004 au 16 janvier 2005.

Galerie Sud, Niveau 1

CATALOGUE : Giuseppe Penone
Catalogue sous la direction de Catherine Grenier, Editions du Centre Pompidou, avril 2004
380 pages, 30 ill. bichromie, 120 couleur, 115 noir et blanc, format 22 x 28 cm

L'exposition est accompagnée d'un ouvrage monographique de référence sur l'ensemble du travail de Giuseppe Penone. Il comprend un essai de Catherine Garnier, une longue interview de l'artiste et un très riche corpus documentaire illustré.

Commissariat de l'exposition :
Catherine  Grenier, Conservateur au Musée national d'art moderne, responsable du Service des Collections Contemporaines
assistée de
Claire Blanchon : coordination et réalisation
Annalisa Rimmaudo : chargée des recherches documentaires
Jasmin Oezcebi : scénographie

Centre Pompidou
www.centrepompidou.fr

Catherine Poncin, Christophe Galatry, C’est quoi ton travail ? au Musée des Pays de Seine-et-Marne et à l’Ecomusée de Fresnes

Exposition réalisée par l'écomusée de Fresnes et le musée des Pays de Seine-et-Marne, sur une idée d'Antoine Laville, ergonome, avec la collaboration scientifique du CREAPT (centre de recherches et d’études sur l’âge et les Populations au Travail)

Catherine Poncin - Christophe Galatry
C'est quoi ton travail ?

Musée des Pays de Seine-et-Marne, 2 mai - 19 septembre 2004 Ecomusée de Fresnes, 6 octobre 2004 - 6 février 2005

Commissariat de l'exposition : Evelyne Baron, conservateur du musée des Pays de Seine-et-Marne ; Alexandre Delarge, conservateur de l’écomusée de Fresnes.

catherine-poncin

Fragment de la pièce "Expression de travaux 1" - CATHERINE PONCIN - Galerie Les Filles du Calvaire - Paris/Bruxelles - Courtesy de Catherine Poncin et de la Galerie Les Filles du Calvaire

L’exposition : C'est quoi ton travail ?

Certains métiers comme serveur de cafétéria, caissier d'hypermarché, poseurs de voies à la RATP ou ripeurs pour la collecte des déchets… sont souvent considérés comme de simples emplois salariés sans véritable savoir-faire ni compétences. Ce que l'on voit du travail résulte d'ailleurs très souvent d'activités cachées dont les personnes elles-mêmes n'ont pas forcément conscience. L'ergonomie, science pluridisciplinaire qui fait appel à la biologie, la médecine, la psychologie, la sociologie…, permet de mettre en lumière ces aspects invisibles. A partir de l'analyse d'une activité, les ergonomes cherchent à établir des conditions de travail sûres et confortables pour l'ensemble des travailleurs et efficaces pour la production.

Ainsi, née d'une rencontre, en 2001, avec l'ergonome Antoine Laville, alors directeur des études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, l'exposition C'est quoi ton travail ? souhaite, à travers ce choix thématique, faire évoluer les représentations habituelles sur le monde du travail, tout en revalorisant certains métiers, en allant au-delà du visible.

Le parcours de l'exposition s'organise autour d'œuvres photographiques et vidéographiques de Catherine Poncin, plasticienne photographe, et de Christophe Galatry, artiste vidéaste qui, à travers leurs regards artistiques inspirés de la démarche ergonomique, présentent 15 situations de travail, issues de métiers de l'industrie, de l'artisanat, des administrations ou d'entreprises de services. Des films, des textes explicatifs, un parcours ludique ponctué de jeux accessibles à partir de 6 ans permettent à tous de mieux comprendre et de partager cette réflexion autour du travail.

Les métiers présentés : Agent d'accueil en mairie - Agent de la DDE - Agent de ménage - Assistante maternelle en crèche - Caissière de supermarché - Chauffeur/livreur - Conducteur de rotative dans une imprimerie - Conseillère agricole - Gardien d'immeuble - Guichetier de la poste - Opérateur en costuming - Poseur de voies - Préparateur de commande en boulangerie industrielle - Ripeur pour la collecte des déchets - Serveuse de cafétéria

Les oeuvres

Christophe Galatry et Catherine Poncin expriment artistiquement un propos scientifique. Par l’usage de la vidéographie, Christophe Galatry crée un vivier d’images dans lequel Catherine Poncin capte des instantanés, des expressions de travail. L’assemblage de ces images attire l’attention sur ce qu’on ne voit pas du travail : postures, gestes, regards, organisation qui  mettent en jeu un savoir-faire.

15 oeuvres photographiques de Catherine Poncin

Expression de Travaux 1 à 15 : Pièces photographiques représentant différents métiers en action. Chaque pièce est composée de plusieurs photographies (voir la photo ci-dessus)

5 Films-vidéo réalisés par Christophe Galatry

Cinq films-vidéo de Christophe Galatry font écho au travail de la photographe :

Disney ou le bouton de manchette (6 mn)

C’est dans les coulisses de l’Hôtel Disney de Disneyland Paris que le personnel se costume.  Il se rend devant l’immense comptoir du "costuming" pour prendre sa tenue. Ce service gère près de 300.000 pièces de vêtements. Les costumes sont envoyés au nettoyage après chaque journée. Quand ils reviennent de la blanchisserie, ils sont déchargés par un système de rails dans un immense entrepôt où ils sont vérifiés et rangés par taille, avant d’être fournis au personnel costumé au début de leur journée de travail.

Réalisation : Christophe Galatry avec le concours de Catherine Poncin

Cent  mille … exemplaires !  (7 mn)

Les techniciens de l’imprimerie font face à une multitude de tâches, parfois délicates, à réaliser sous la contrainte du rendement, ce qui conditionne largement leur rythme de travail. Les machines ne s'arrêtant pas ou le moins possible, ils sont confrontés au temps depuis le chargement du rouleau de papier dans la rotative jusqu’à la vérification de l'imprimé à sa sortie.

Réalisation : Christophe Galatry avec le concours de Catherine Poncin

De la ficelle aux ficelles (6 mn)

Dans cette boulangerie semi-industrielle qui produit plusieurs milliers de pains en 24h, le  travail d’équipe requiert une bonne entente, les étapes de la fabrication étant dépendantes les unes des autres. La pression sur les mitrons est liée à la livraison à une heure donnée du pain dans les différentes boulangeries du secteur. La répartition des commandes constitue une étape très importante de cette chaîne de production.

Réalisation : Christophe Galatry avec le concours de Catherine Poncin

Voix des poseurs de nuit (6 mn)

Activité de nuit, sur les ballasts du métro, la pose des voies demande une force physique qui n’exclut pas une grande attention. La transmission du geste « bien fait » y est primordiale. Dans ce travail, on manipule beaucoup de graisse et de chiffons.

Réalisation : Christophe Galatry avec le concours de Catherine Poncin

Bas comme trois pommes (5 mn)

Veiller sur une quinzaine d’enfants requiert une attention sans relâche de la part des femmes de la crèche familiale. Leur travail est très physique ; il  sollicite notamment le dos  pour se mettre constamment à hauteur des petits.

Réalisation : Christophe Galatry avec le concours de Catherine Poncin

Pourquoi cette exposition ? Par Evelyne Baron et Alexandre Delarge

" Cette exposition vise à faire changer la façon dont nous voyons le monde du travail, en proposant aux visiteurs d’aller au-delà des apparences et du visible. L’ergonomie française et les musées organisateurs de cette exposition ont en commun une même démarche : l’observation sur le terrain et la collecte de données ou de témoignages humains, qui leur donnent matière à analyse et à restitution.

Les quinze métiers présentés ici, ont été choisis parce que les exigences qu’ils comportent, et les compétences qu’ils réclament, sont parfois méconnues. Ils représentent aussi des activités existant sur le territoire de référence des deux musées. Ces deux territoires se complètent ; l’un est en banlieue parisienne et l’autre dans un département d’Ile-de-France encore très rural.

A partir d’études ergonomiques et avec les conseils de chercheurs, nous avons précisé les savoir-faire propres à ces métiers, invisibles aux yeux de la plupart d’entre nous, car nous ne savons généralement ni décrypter, ni analyser le travail. Une fois ces données extraites, nous les avons confiées aux artistes afin qu’ils aillent capter, dans des entreprises les aspects cachés du travail. Ils nous ont ensuite proposé leur vision artistique de ces métiers sous forme de montages photographiques et de vidéos.

A notre tour, nous avons pris œuvres et textes et les avons mis en exposition avec l’aide d’un scénographe, afin de vous les offrir. " -- Evelyne Baron, conservateur du musée des Pays de Seine-et-Marne, Alexandre Delarge, conservateur de l’écomusée de Fresnes

Conseillers scientifiques - Membres du Créapt : Serge Volkoff, Annie Weill-Fassina, Anne-Françoise Molinié, Corinne Gaudart, Valérie Pueyo.

Photographies et vidéographies : Catherine Poncin, plasticienne photographe et Christophe Galatry vidéaste, avec l’assistance de Djamila Mérabet, vidéaste au musée des Pays de Seine-et-Marne.

Scénographie et réalisation : Ateliers Olivier Schimmenti, Gilles Puech

Musée départemental des Pays de Seine-et-Marne
77750 Saint-Cyr-sur-Morin

Ecomusée de Fresnes
Ferme de Cottinville
94260 Fresnes

April 3, 2004

Worldscapes: The Art of Erró, Grey Art Gallery, New York University, NYC

Worldscapes: The Art of Erró
Grey Art Gallery, New York University, NYC

April 13 - July 17, 2004

The first major American survey of work by Iceland’s most acclaimed contemporary painter will be on view at New York University’s Grey Art Gallery from April 13 to July 17, 2004. Worldscapes: The Art of Erró features approximately 80 paintings and collages, as well as props from the artist’s avant-garde films. Concurrently, 10 large paintings from Erró’s series titled Femmes Fatales, 1987–95, will be shown uptown at Goethe-Institut New York while a recent suite of lithographs, Mao’s Last Visit to Venice, will be on view at NYU’s Lillian Vernon Center for International Affairs. Erró, who encountered American Pop art during several extended visits to New York in the 1960s, is best known for his colorful, jam-packed postmodern history paintings that mix and juxtapose styles. Not content simply to blur the boundaries between high and low, Erró deploys a kaleidoscope of cartoon characters, art historical icons, and government leaders to comment on urgent social and political issues.

A firm believer that more is better, Erró moved Pop into—as art critic and philosopher Arthur Danto has noted—its Baroque phase. “We’re pleased to work with the Reykjavik Museum of Art to introduce American audiences to the work of this significant Icelandic artist,” notes Lynn Gumpert, the Grey’s director. “What distinguishes his works from those of his American Pop counterparts is his commitment to create contemporary history paintings.” Erró observes: “By dealing with daily events, I try to interpret the present, a short period of time in the life of the society, before it enters total oblivion.”

Erró, who adopted this alias, was born Gudmundur Gudmundsson in Olafsvik, Iceland, in 1932. An inveterate traveler from early on, Erró studied in Reykjavik, Oslo, and Florence before settling in Paris in 1958. His early tempera-and-ink paintings on paper depict ghoulish grimacing figures entwined in seemingly never-ending struggles, and firmly situate him in the postwar European figurative art scene. An astute observer of art history, Erró incorporated references to works of art in his paintings long before appropriation became synonymous with postmodernism.

From the very beginning, the technique of collage proved essential to Erró’s art. He has amassed an ever-expanding archive of images–comprised of news and magazine clippings, posters, leaflets, postcards, reproductions, and comics–which provide source materials for his collages. Dating from 1956 is the Radioactivity series, in which primordial stick-figures interact with tabloid headlines such as “Flu Covers the World.” In 1958, he created a series of bold, colorful collages derived, in part, from fashion magazines. In them, women’s faces metamorphose into strange, mechanical hybrids, which inspired subsequent paintings in the Meca-Make-up series, such as Madame IBM, 1959–60, a startling portrait where an eye and a rouged mouth emerge out of a geometrical conglomeration surmounted by curls.

Paris in the early 1960s was hotbed of international artistic activity and political protest. Of his Meca-Make-up series, Erró observes: “It consisted of shock images, like insults. Everything at that time was violent. There was the war in Algeria, then the war in Vietnam. Even rock music was violent.” Erró, along with artist and friend Jean-Jacques Lebel, participated in numerous happenings and performances, using his body and those of his collaborators as living grounds for political engagement.  In one 1962 performance, two naked women wearing Kruschev and Kennedy masks wrestled in red paint, dramatizing a Cold War fight-to-the-death.

His first trip to New York in 1962 provided additional fodder and an important discovery, Pop art, which coincided with his interest in popular culture. But while James Rosenquist would juxtapose a woman’s profile, cars, and pasta, Erró’s works from the sixties would combine a political figure with vignettes from a Thomas Hart Benton mural and a Soviet Socialist Realist painting. American Pop thrived on the transformation of everyday reality into art, but Erró adopted this new language to display the contradictions inherent in a world of never-ending consumption. In Pop’s History, a landmark painting from 1967, Erró acknowledges his American colleagues and mocks the notion that Pop could have first surfaced anywhere but the U.S. In this key work, cartoonish, bearded Muscovites in fur hats frolic in the snow while excerpts from Pop classics—a Warhol Marilyn, a Wesselman reclining nude, an Oldenburg hamburger, for example—float above in balloons. In the 1960s, Erró also produced two experimental films, Grimaces and Concerto Mécanique, which will be screened in the exhibition at the Grey alongside the Surrealist-inspired assemblages and props he created for them.

Erró continued to develop his history paintings in the 1970s, including a series on American astronauts and works such as CIA KGB, 1974–75. In Chinese paintings, from 1974–79, another series, he inserts Mao Zedong or figures from Socialist Realist posters into stylized urban backgrounds, for example, New York or Chicago. It is a contemporary reprise of this series produced as lithographs—Mao visiting Venice—that are on view at NYU’s Lillian Vernon Center for International Affairs.

Later, in the 1980s and ’90s, Erró filled every inch of his canvases with brightly colored cartoon and comic-book figures, all vying for our attention. Exemplifying this abundant, horror vacui approach to painting is the Femmes Fatales series. In each painting in this series, female figures abound—nuns, women warriors, television superstars, historical characters, and, most prominently, comic-book super heroines, such as Wonder Woman, Red Sonja, and Tank Girl. Here Erró simultaneously employs and undermines clichés, creating scenarios where women always reign supreme.

Erró has always worked in series, first creating collages that he then projects onto canvases and paints. He observes, “Assembling the collage is the most enjoyable part of the work. It offers the most freedom. It is almost like automatic writing. Here you discover formal solutions to filling the surface. The collage is simultaneously an original and a model. Then it’s just a matter of locking yourself up in the studio, sometimes for 15 hours at a stretch.”

Erró has shown prominently in Europe, including a 1999 solo exhibition at the Galerie Nationale du Jeu de Paume in Paris.  His work has been included in many exhibitions centering on postwar art in Europe, for example, “Made in France” in 1997 and “Les Années Pop” (The Pop Years), both at the Centre Georges Pompidou, Paris. In 1989, Erró donated over 3,000 works to the city of Reykjavik, and in 2001, a selection from the Erró Collection was featured at the Harbour House, a recently opened branch of the Reykjavik Art Museum. “Erró’s gift to the Reykjavik Art Museum is one of the largest ever given to an Icelandic museum,” notes Eirikur Thorlaksson, director of the museum and co-organizer of the exhibition at the Grey Art Gallery. “It is part of our mission to help shed more light on Icelandic culture, and the Erró Collection is providing one means to do so.”

Worldscapes: The Art of Erró will be on view at the Grey Art Gallery, 100 Washington Square East, April 13 thru July 17, 2004; gallery hours: T, Th, F: 11am – 6pm, W: 11am – 8 pm, Sat: 11am – 5pm; tel: 212-998-6780; website: www.nyu.edu/greyart. Femmes Fatales will be on view at Goethe-Institut New York, 1014 Fifth Avenue, April 14 thru July 16, 2004; gallery hours: M thru F: 10am – 5pm; tel: 212-439-8700; website: www.goethe.de/newyork. Mao’s Last Visit to Venice will be on view at NYU’s Lillian Vernon Center for International Affairs; 58 West 10th Street, April 19 thru May 28, 2004; gallery hours: M thru F: 10am – 5pm; tel: 212-992-9091; website: www.nyu.edu/vernon-center.

Worldscapes: The Art of Erró is co-organized by the Grey Art Gallery and the Reykjavik Art Museum, Iceland.  The Grey Art Gallery presentation is made possible in part by the Abby Weed Grey Trust, the Consulate General of Iceland, and Iceland Naturally.  Educational programs are supported in part by the Grey Art Gallery’s Inter/National Council.

GREY ART GALLERY, NYU
greyartgallery.nyu.edu

April 1, 2004

Do-Ho Suh at Freer & Sackler Galleries, Washington DC

Perspectives: Do-Ho Suh
Freer Gallery of Art and the Arthur M. Sackler Gallery, Washington DC
April 17 - September 26, 2004

Recent statistics show that about 11 percent of people living in the United States are foreign-born. Many have experienced the emotional tensions of displacement; of belonging while being alien, of being home while longing for "home." Few however, have expressed those feelings as powerfully as Korean-born artist Do-Ho Suh, whose exploration of these issues through monumental, three-dimensional works is widely known.

Do-Ho Suh says that his work "starts from a reflection on space, especially personal space...not only a physical one, but an intangible, metaphorical and psychological one." His site-specific "Staircase-IV," created from gossamer red nylon fabric for the Smithsonian's Arthur M. Sackler Gallery Pavilion, is the second in the Perspectives series of exhibitions focusing on the work of leading contemporary artists from Asia and the Asian Diaspora. "Staircase-IV" will be on view through September 26, 2004.

The son of a prominent Korean artist, Do-Ho Suh was born in Seoul, Korea, in 1962 and earned bachelor's and master's degrees in Oriental Painting from Seoul National University before moving to the United States in 1993 and continuing his studies at the Rhode Island School of Design and Yale University. His work includes both huge, fabric, tent-like scale reproductions of domestic interiors as well as sculptural works that explore the tension between the individual and the collective. They have been exhibited world-wide and were included in the 49th Venice Biennale in 2001 and the 2003 Instanbul Biennale. In the last three years alone, Do-Ho Suh has held solo exhibitions in Seoul, London, New York, Kansas City and Seattle. Based in New York, Do-Ho Suh leads a semi-nomadic life, traveling the world to install his art. He returns frequently to Korea to visit family and supervise the seamstresses who construct his fabric works, which evoke his childhood home and the interior and staircase of his apartment in the Chelsea district of Manhattan in meticulous, carefully scaled detail.

Do-Ho Suh conceived of his first fabric-based architectural work while living as a student in a noisy New York apartment building across from a firehouse. Recalling the peace and comfort of his childhood home with its translucent rice paper walls, he searched for a light, portable fabric with which to replicate it. Eventually in 1999 as the result of a commission from the Korean Cultural Center in Los Angeles, the diaphanous structure was fabricated on a scale of one foot to an inch that in principle could be packed in a suitcase and carried wherever he went. Reconstructed at successive locations, this "Seoul Home" has since added the name of each city to its title, tracing its passage and modifying the concept of site-specificity.

"Staircase-IV," on view at the Sackler, is the fourth in Do-Ho Suh's more recent series of monumental staircases. Meticulously stitched out of a translucent red nylon fabric, "Staircase-IV" replicates the staircase in Suh's New York apartment in 1:1 scale, complete with architectural detail, creating an uncanny sense of the real while transforming density into lightness and the concrete into the remembered. Hovering just above the Pavilion floor, the flight of stairs rises high above the ground before reaching a large and expansive plateau representing the apartment floor above. "Staircase-IV" invokes movement, impermanence and the promise of transcendence along the anonymous passage from one level to another.

The installation coincides with the museum's September and October Korean film festival.

This exhibition has been generously supported by the Korea Foundation, USA and the Korea Times-Hankook Ilbo.

Freer Gallery of Art and the Arthur M. Sackler Gallery
www.asia.si.edu