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October 29, 2003

Camescope numérique JVC GR-D200

Camescope numérique JVC GR-D200

JVC GR-D200
(c) JVC

Quand on découvre le nouveau caméscope numérique à large bande JVC GR-D200, on se dit qu'il est vraiment mignon avec sa petite taille et son design tout en rondeur. Puis, quand on le met en marche, on est tout aussi surpris par ses belles performances… 

Equipé d'un CCD 1,33 mégapixels, il enregistre des images d'une qualité exceptionnelle, aidé par son processeur large bande qui pousse au maximum les possibilités du format DV, avec une résolution horizontale de 540 lignes. Non content d'enregistrer de magnifiques images animées, il peut aussi se transformer en appareil photo numérique et capturer des images fixes en quatre dimensions au choix, avec une qualité tout aussi exceptionnelle (il multiplie par 1,5 la résolution verticale par rapport aux images fixes classiques). Pourvu des dernières innovations en matière de multimédia, le JVC GR-D200 possède une interface Haute vitesse USB, qui décuple encore ses possibilités. Via un ordinateur, il propose ainsi de créer ses propres CD vidéo au format MPEG1, de réaliser ses clips vidéo au format MPEG4 pour les envoyer ensuite par e-mail, ou encore de l'utiliser comme une webcam… Convivial et performant,il est également simple d'utilisation. Son fonctionnement "Power-Link" lui permet de s'allumer automatiquement, que ce soit en tirant le viseur ou en ouvrant l'écran. Et pour filmer de nuit, son flash automatique est secondé par la technologie "Digital NightScope" qui pousse la sensibilité lumineuse pour obtenir une image claire et en couleur même si la lumière ambiante est insuffisante.

JVC France : jvc.fr

October 11, 2003

Exposition Botticelli au Musée du Luxembourg, Paris

 

Botticelli, de Laurent le Magnifique à Savonarole

Musée du Luxembourg, Paris

1er octobre 2003 - 22 février 2004

Palais Strozzi, Florence, 10 mars - 11 juillet 2004

 

Dans le cadre des grandes manifestations qu'il consacre à la Renaissance italienne, le Sénat présente au Musée du Luxembourg après Raphaël, Grâce et Beauté, une importante exposition consacrée à Sandro Botticelli. Fruit d'un accord international entre le Musée du Luxembourg et la Surintendance spéciale des Musées florentins, cette exposition situe l'art de Botticelli dans le contexte politique de Florence à la fin du Quattrocento.

L'exposition réunit plus d'une vingtaine de peintures de Botticelli. Provenant de différents musées et collections privées, elles sont pour la première fois rassemblées et certaines sont montrées pour la première fois au public. Sont aussi exposés des dessins importants. Il s'agit pour l'essentiel de chef d'œuvres à destination privée, réalisés pour des familles et des personnages importants de la cour des Médicis et dont l'exposition montre qu'ils développent un propos en relation avec les événements de l'époque. L'exposition comprend également, à titre de comparaison, un petit ensemble de peintures et de dessins exécutés par d'autres protagonistes de la scène artistique florentine contemporaine : Léonard de Vinci, Piero di Cosimo et Filippino Lippi.

Le parcours de l'exposition se fonde sur les résultats des travaux historiques les plus récents pour proposer une relecture approfondie de l'œuvre et de la personnalité de Botticelli. Fruit d'une recherche formelle systématique et inspiré par des « stratégies figuratives » qui attribuent à l'image une fonction polyvalente, à la fois esthétique et symbolique, son langage artistique n'ignore jamais la destination des œuvres. Dans l'atmosphère particulière de Florence au cours des trente dernières années du siècle, alimentée d'abord par l'humanisme intellectuel médicéen avant d'être agitée par les inquiétudes suscitées par les prédications de Savonarole, Botticelli atteint des sommets de raffinement linéaire et chromatique, aussi bien dans les thèmes mythologiques et littéraires que dans la méditation douloureuse sur le thème chrétien.

Outre diverses versions de la Vierge à l'Enfant, sont présentées quelques Annonciations dont la tension dramatique et spirituelle est exemplaire de l'artiste. Sont également présentes des peintures narratives inspirées par la littérature romanesque ou hagiographique, quelques-unes des mythologies et des allégories les plus célèbres, comme la Calomnie, des oeuvres religieuses de la dernière période, les cercles de l'enfer de la Divine Comédie de Dante, ainsi qu'une tapisserie et une broderie exécutées sur des dessins de Botticelli et des panneaux décoratifs de coffres de mariage.

Né à Florence en 1445, Alessandro Filipepi aurait, selon la tradition, reçu sa première formation artistique chez un orfèvre appelé « Botticello », auquel il aurait dû son surnom. L'hypothèse n'est plus acceptée par la critique, mais on peut la rapporter à son frère Giovanni, dont un document de 1458 note qu'il pratiquait la profession d'orfèvre. Il est probable que Sandro ait fait un bref apprentissage dans l'atelier de son frère, dont il a hérité le surnom. Comme dans le cas de Pollaiolo et de Verrocchio, cette expérience d'orfèvre, même limitée, laissera une marque reconnaissable dans la linéarité rapide et nerveuse des premières oeuvres. Mais c'est à l'école du frère dominicain, et peintre affirmé, Filippo Lippi que Botticelli a reçu sa véritable formation artistique.

Sa première commande publique lui est confiée par le Tribunal de l'Arte della Mercanzia (Guilde des Marchands) en 1470 – date à laquelle le nom de Botticelli figure parmi ceux des maîtres d'atelier. Il s'agit d'un panneau (La Force, conservée aux Offices) qui devait compléter une série de représentations des sept Vertus théologales et cardinales (Foi, Espérance, Charité, Force, Justice, Prudence et Tempérance).

Entre 1481 et 1482, l'artiste séjourne à Rome, et, avec d'autres peintres florentins comme Cosimo Rosselli et Domenico Ghirlandaio, il travaille à la décoration des murs de la Chapelle Sixtine, construite entre 1475 et 1477 par le pape Sixte IV à l'image du Temple de Salomon. Tout de suite après cette expérience romaine, il réalise d'affilée quelques-unes de ses plus belles peintures de thèmes mythologiques et poétiques, toutes liées d'une manière ou d'une autre au mécénat médicéen : les quatre panneaux peints à la détrempe représentant la nouvelle de Boccace, Nastagio degli Onesti, le célèbre Printemps, Pallas et le Centaure et La Naissance de Vénus.

Un climat d'insécurité générale pèse sur Florence après le départ des Médicis, chassés de la ville en 1494, tandis que leurs adversaires accèdent au pouvoir et que les prédications de Savonarole minent les valeurs morales et la conception même de la vie auxquelles on avait cru. Dans cette phase tardive, à partir des années 1490, les peintures de Botticelli sont animées par des figures emportées par une tension spirituelle croissante, qui traduisent l'inquiétude de cette fin de siècle à Florence. Mais cette transformation est perçue comme une opposition à la modernité et aux développements formels apportés par Léonard de Vinci et Michel-Ange. Ce dernier le critique en particulier pour sa conception des utilisations de la perspective. Les diverses versions de la Pietà et de la Nativité reflètent cette ultime phase de tourment spirituel.

Botticelli meurt à Florence en 1510.

Commissaires de l'exposition :
Daniel Arasse, Directeur d'Etudes à l'EHESS, Paris.
Pierluigi De Vecchi, Professeur d'iconografie d'iconologie à la Facoltà di Lettere dell'Università degli Studi di Milano.

Un catalogue de 250 pages sera édité par Skira avec des reproductions en couleur de toutes les oeuvres de l'exposition.

 

Musée du Luxembourg
19, rue de Vaugirard
75006 Paris

Horaires de l'exposition
Vendredi, samedi, dimanche, lundi 11h - 22h30 (nocturnes)
Mardi, mercredi, jeudi 11 h - 19 h